samedi 6 février 2021

Le jour où les lions mangeront de la salade verte de Raphaëlle Giordano

  


Le jour où les lions mangeront de la salade verte 
de Raphaëlle Giordano

Éditions Pocket 

Sortie le 6 juin 2019 
Format poche / 384 pages / 7,60 €


Présentation de l'éditeur : 

Maximilien Vogue, homme d'affaires puissant et charismatique, ne manque pas d'assurance.
Il est même l'archétype du lion rugissant au caractère bien trempé, prompt à vouloir tout diriger et contrôler. C'est typiquement pour ce profil d'hommes et de femmes que Romane Gardener, piquante trentenaire, a créé son programme de relooking intégral de mentalité. Réveiller la sensibilité, l'écoute et la bienveillance chez ses clients, amener un peu de douceur et d'humanité dans ce monde de brutes, voilà ce qui l'anime ! Lui, si fier, elle, si passionnée... La rencontre entre Maximilien et Romane ne va pas être de tout repos. Une chose est sûre : elle va avoir du fil à retordre... pour son plus grand bonheur !


Mon avis : 

Dans ce roman à deux voix, on suit Romane et Maximilien. Romane gère une entreprise qui permet aux personnes de se libérer de leurs travers “burnés”, c'est-à-dire : l’agressivité, l’excès de contrôle, les préjugés, la jalousie, la suffisance, etc. Tous les sentiments négatifs qui peuvent mettre à mal notre vie et celles des personnes qui nous entourent. Maximilien, lui, va suivre ce programme et cela va chambouler sa vie. 

Je suis assez mitigée sur ce roman. Je sens bien ce qu’a voulu faire l’auteur : sous le couvert d’une romance mignonne, passer des messages et conseiller les personnes sur du développement personnel. Cependant, j’ai trouvé que c’était mal fait, un peu branlant. La mayonnaise ne monte pas. La romance est sympa. Le développement personnel est intéressant. Mais les deux ensemble dans ce roman, ça ne colle pas. L’idée pourtant était plutôt bonne. 

Les personnages, eux, sont peu attachants. Maximilien paraît finalement trop parfait, Romane nous fatigue par son manque de confiance en elle répété. 
Malgré cela, le roman se lit vite, chacun peut y trouver ce qu’il veut, des conseils pour le développement personnel, de la distraction avec la romance. Je suis contente d’avoir testé un roman de l’auteur, mais je doute d’en relire un jour. 



Mariage (en douce) à l'italienne de Meg Cabot

  


Mariage (en douce) à l'italienne 
de Meg Cabot 

Éditions Marabout 

Sortie le 14 février 2007 
Format broché / 312 pages


Présentation de l'éditeur : 

Jane accompagne un couple d'amis, Holly et Mark, qui ont décidé de partir se marier en douce en Italie car leurs parents respectifs sont hostiles à leur union. Elle décide de tenir un carnet de voyage? Le garçon d'honneur Cal, qui fait aussi partie de l'équipée, fait de même. C'est au travers de leurs écrits, et d'échanges de mails avec leurs proches restés aux Etats-Unis, que nous allons suivre les péripéties du voyage de ces deux couples américains en Europe. Une comédie rondement menée.


Mon avis : 

C’est le troisième tome de la saga des garçons de Meg Cabot. On suit Jane Harris, illustratrice pour le New York journal. Ce tome est un peu différent des précédents puisqu’il ne se passe pas à New York, mais en Italie, dans la région des Marches. Jane accompagne sa meilleure amie Holly pour être sa témoin  à son mariage secret. Le voyage compte 4 personnes : Jane la témoin, Holly la future mariée, Mark le futur marié et Cal le témoin du marié. 

Fidèle à la saga, le roman est toujours épistolaire, mais du fait que le cadre est différent, l’auteur a varié les supports. Ici, les emails côtoient les journaux intimes, les annonces et les menus. Encore une fois, Meg Cabot nous offre quelques clins d'œil aux personnages des tomes précédents pour nous donner de façon indirecte de leurs nouvelles. 
La romance est mignonne même si ce n’est pas ma préférée. On se déplace en Italie avec les décors et la nourriture. Cela offre au lecteur un peu de voyage et de détente. 
Dynamique, amusant, prenant, ce roman se lit encore tout seul. Un petit bonheur pour se détendre.

Embrouilles à Manhattan de Meg Cabot

 



Embrouilles à Manhattan
de Meg Cabot

Éditions Marabout

Sortie le 30 janvier 2008
Format broché / 384 pages / Prix 2,98 €



Présentation de l'éditeur :

Chargée des ressources humaines dans un grand journal, Kate doit renvoyer la responsable de la cafétéria. L'affaire atterrit dans les mains d'un bel avocat, Mitchell Hertzog, dont Kate va tomber amoureuse. Des liens qui ne simplifieront guère la romance !

Mon avis :

Second tome de la saga des garçons de Meg Cabot. Kathleen travaille au service des ressources humaines du New York journal. Après une formation en psychologie, elle travaille depuis peu à ce poste. Suite à un conflit entre l’avocat, Stuart Hertzog, représentant le journal, et la cuisinière du journal, Mme Lopez,  Kate se retrouve à devoir la licencier. En plus de créer un grand tollé (Mme Lopez remplissait les ventres du journal avec des gourmandises sucrées à se damner), Kate se retrouve en ligne de mire d’une accusation pour licenciement abusif. Stuart Herzgog ne pouvant prendre l’affaire, étant directement impliqué, il demande à son frère de s’en occuper. 

Encore une comédie romantique réussie pour Meg Cabot. En plus des emails, ce roman ajoute des échanges de messagerie en ligne, des petites annonces et messages sur répondeur. L’auteur a encore fait un travail du tonnerre en jouant sur le texte, mais aussi le cadre avec les pseudos, les objets, les adresses emails, c’est un vrai régal. 

L’intrigue est prenante et mignonne. Le roman se lit tout seul et on passe un excellent moment avec les employés du New York Journal. On a quelques clins d'œil aux personnages du premier tome et on apprécie de voir ce qu’ils deviennent. Encore une fois, le lecteur en arrive à vouloir aller travailler là-bas, avec ces personnages attachants, marrants et humains. 
Encore un succès pour Meg Cabot qui nous offre un roman parfait pour la détente et le rire. 

Melissa et son voisin de Meg Cabot

  


Melissa et son voisin 
de Meg Cabot 

Éditions Le Livre de Poche 

Sortie le 21 février 2007 
Format poche / 384 pages 


Présentation de l'éditeur : 

Célibataire, Melissa tient la rubrique des potins d’un quotidien new-yorkais. Lorsque sa voisine de palier est agressée et se retrouve à l’hôpital, Melissa lui propose de veiller sur son trois-pièces et sur son danois. Vite débordée par l’animal, elle appelle à la rescousse le neveu de sa voisine qui promet d’occuper l’appartement. Mais celui-ci se fait remplacer par un ami, un jeune homme qui tient la rubrique « people » du quotidien concurrent. Entre Melissa et son voisin, la guerre est déclarée...


Mon avis :

Premier tome de sa saga des garçons, on suit à travers des échanges d’emails les tribulations des employés du New York Journal. Ici, Mélissa, employée dans la rubrique people du journal, va se retrouver à devoir s’occuper des animaux de sa voisine âgée hospitalisée. Malheureusement, jonglant entre les animaux et son travail, Mélissa se retrouve vite débordée et en vient à joindre le neveu de sa voisine pour qu’il l’aide. Ce dernier, sur le point de partir en vacances avec un mannequin, arrive à convaincre un ancien ami de fac de se faire passer pour lui et s’occuper des affaires de sa tante. 

C’est une comédie romantique par excellence. Le ton reste léger et amusant tout le long du récit. Des quiproquos et autres scènes amusantes agrémentent le récit. Le fait que ce ne sont que des emails rend la lecture très dynamique et prenante. L’auteur joue sur tout : les adresses emails, les objets, les messages. Elle maîtrise les codes et s’amuse avec. On aimerait travailler dans ce journal et pouvoir être mis dans les chaînes d’emails ou avoir le dernier ragots aux toilettes. 

C’est une lecture géniale pour se détendre, rire, passer un bon moment, rêver d’avoir les mêmes collègues et pouvoir échanger plein de messages toute la journée. À dévorer sans modération !

mardi 26 janvier 2021

Les vrais amis ne s'embrassent pas sous la neige de Juliette Bonte

  


Les vrais amis ne s'embrassent pas sous la neige
de Juliette Bonte 

Editions Harlequin 

Sortie le 31er octobre 2018 
Format poche / 368 pages / Prix 6,90 €

 

Présentation de l'éditeur : 

Dès leur première rencontre, une complicité naturelle les relie.
Dès leur premier fou rire, leur amitié devient une évidence.
Mais, lorsque le désir s’immisce entre eux, tout se complique…
 
Depuis qu’elle a menacé Luke avec une fourchette lors de leur première rencontre – épique –, Allison le considère très naturellement comme son meilleur ami. Il aime se moquer de son obsession pour les cookies maison et de sa façon de manger les hot-dogs  ; elle adore l’écouter parler d’architecture et le remettre à sa place. Mais plus ils passent du temps ensemble, et plus Allison prend conscience que Luke est bien plus qu’un ami… À ses côtés, elle découvre de nouveaux sentiments, plus intenses, plus troublants. Des sentiments qu’elle ne devrait pas éprouver. Car Luke est le seul homme qu’elle n’a pas le droit d’aimer.

Mon avis :  

Allison vit et travaille dans un coffee shop à New-York. En couple depuis un an, son petit ami Carl lui propose de venir vivre avec lui. Le soir de son emménagement, Allison rencontre, de manière peu orthodoxe, Luke, le meilleur ami et associé de Carl. C’est alors qu’une amitié (et peut-être plus) va naître entre eux. 

Le couple principal est l’image parfaite d’une comédie romantique. La jeune fille mignonne (mais qui n’en a pas vraiment conscience), gentille et qui a une bonne descente (l’alcool, c’est la vie). Le mec canon, coureur de jupon, charmant mais qui ne veut pas tomber amoureux. Pour contrebalancer ce duo, on retrouve leur couple d’amis loufoques, bruyants et vulgaires qui apporte un peu d’originalité à l’ensemble. 
C’est une lecture légère et agréable, petite comédie romantique charmante où on apprécie de voir les échanges entre les deux protagonistes. Humour et dialogues savoureux, le roman se lit tout seul. Cependant, j’ai moyennement apprécié le drame final qui n’ajoute rien au roman et qui semble n’être là que pour faire du sensationnel. 

C’est donc une lecture sympa et distrayante, parfaite pour se changer les idées





mercredi 20 janvier 2021

L'incivilité des fantômes de Rivers Solomon

  


L'incivilité des fantômes 
de Rivers Solomon 

Éditions J'ai lu 

Sortie le 26 août 2020 
Format poche / 480 pages / 8,90 €


Présentation de l'éditeur : 

La Terre est devenue si inhabitable que les humains ont dû la quitter à bord d'un vaisseau-monde en quête d'un nouveau foyer, qu'ils n'atteindront qu'au terme d'un voyage millénaire. Plusieurs générations se sont écoulées depuis le départ, et le passé est devenu mythologie, le futur, une fable. Parce qu'Aster est noire, elle est reléguée dans les cales du vaisseau et se voit confier, comme à ses congénères, les tâches les plus ingrates. L'hostilité et la violence des riches Blancs lui pèsent chaque jour un peu plus. Lorsque l'un d'eux se met à la persécuter, elle sait que son destin est scellé. Car elle ne baissera plus jamais les yeux.

Mon avis :

Cela fait plus de 300 ans que les humains ont quitté une Terre en ruine et inhabitable, ils vivent désormais sur un vaisseau spatial en quête d’une nouvelle planète pouvant les accueillir.
Sur ce vaisseau la discrimination fait rage, et les castes sociales se mesurent en fonction du pont sur lequel vous vivez et de votre couleur de peau. Nous suivons Aster, jeune femme à la peau noire, vivant sur les bas-ponts. Héroïne incroyable de par son intelligence et sa différence, elle nous entraîne dans un monde régressif, qui fait froid dans le dos. 

L’histoire est passionnante et le lecteur est entraîné dans cet univers futuriste dramatique. Action, drame, politique, flashback, on ne s'ennuie pas une seconde au cours de la lecture. Mais la vraie force de ce récit est Aster. Aster est la voix principale de ce roman. C’est un personnage attachant, passionnant, brillant. Sa voix, sa façon de penser et d’aborder les choses de manière très littérale donnent un ton apaisant au récit. Un ton inébranlable, un ton qui défie le monde. C’est une héroïne comme on en voit rarement, mais assurément, elle restera dans les mémoires par son exceptionnalité. 

Le roman se lit tout seul, et l’auteur, à travers ses écrits, parle de racisme, de politique, d’autisme, de transgenre, d’écologie, de famille, d’amour... Jamais elle ne met des mots dessus et pourtant on ne peut pas les rater. C’est très bien écrit et très bien abordé. Et cela prend encore un sens plus profond quand on sait que l’auteur, River Solomon, se définit comme transgenre et non binaire. 

Ce livre bouleverse et transporte le lecteur dans un univers qui fait écho à notre passé et notre présent mais, espérons-le, pas à notre futur.

dimanche 13 décembre 2020

A Hidden Legacy, tome 4 Sapphire Flames de Ilona Andrews (Saga Dynastie)

 


A Hidden Legacy
Tome 4 Sapphire Flames
de Ilona Andrews 
(Saga Dynastie)



Éditions Avon Impulse 

Sortie le 27 août 2019
Format poche / 400 pages / Prix 8.49 €


Présentation de l'éditeur : 

In a world where magic is the key to power and wealth, Catalina Baylor is a Prime, the highest rank of magic user, and the Head of her House. Catalina has always been afraid to use her unique powers, but when her friend’s mother and sister are murdered, Catalina risks her reputation and safety to unravel the mystery.

But behind the scenes powerful forces are at work, and one of them is Alessandro Sagredo, the Italian Prime who was once Catalina’s teenage crush. Dangerous and unpredictable, Alessandro’s true motives are unclear, but he’s drawn to Catalina like a moth to a flame.

To help her friend, Catalina must test the limits of her extraordinary powers, but doing so may cost her both her House–and her heart.


Mon avis : 

On se retrouve 3 ans après les précédents tomes. Beaucoup de choses se sont produites et on redécouvre la famille à l’aube de la fin de sa période de protection en tant que maison émergente. 
Catalina a beaucoup évolué. Sous l’aile de la mère de Connor, elle est devenue une femme qui sait ce qu’elle fait, efficace et dévouée à son statut et emploi. 
Elle se retrouve impliquée dans une enquête dont personne ne veut afin d’aider quelqu’un qu’elle pourrait considérer comme une amie, Runa, que l’on a découverte dans la nouvelle du mariage de Nevada et Connor.  
Cette enquête va mettre sur son chemin Alessandro Sagredo, le fameux antistasi qui fait totalement fondre Catalina depuis des années et qui lui a fait passer les épreuves pour être déclaré Majeur lors de la création de leur maison. 

Bien que l’on ne croise ni Nevada ni Connor, ce tome est passionnant et il est très intéressant de découvrir cette nouvelle Catalina, plus sûre d’elle, plus directe et moins froussarde. Très différente de sa sœur, elle n’en demeure pas moins très captivante et on passe de bons moments en sa compagnie. 

L’intrigue est intéressante et, à travers elle, on va en apprendre beaucoup sur ces trois dernières années mais aussi sur le bel italien Alessandro. 

L’écriture est toujours aussi fluide, aussi passionnante. Les auteurs nous entraînent dans une nouvelle aventure de la famille Baylor, on s’attache encore plus aux personnages. On redécouvre Léon et Arabella, on adore grand-mère Frida, on guette les informations sur Nevada et Connor, le livre se dévore tout seul. 


A Hidden Legacy Novella, tome 3.5 Diamond Fire de Ilona Andrews (Saga Dynastie)

  



A Hidden Legacy Novella
Tome 3.5 Diamond Fire 
de Ilona Andrews


Éditions Avon Impulse 

Sortie le 6 novembre 2018 
Format poche / 160 pages / Prix 8.26 €



Présentation de l'éditeur : 

Nevada Frida Baylor and Connor Ander Rogan cordially invite you to join their Wedding Celebration

Summoning, weather manipulation, and other magical activities strictly forbidden.

Catalina Baylor is looking forward to wearing her maid of honor dress and watching her older sister walk down the aisle. Then the wedding planner gets escorted off the premises, the bride’s priceless tiara disappears, and Rogan’s extensive family overruns his mother’s home. Someone is cheating, someone is lying, and someone is plotting murder.

To make this wedding happen, Catalina will have to do the thing she fears most: use her magic. But she’s a Baylor and there’s nothing she wouldn’t do for her sister’s happiness. Nevada will have her fairy tale wedding, even if Catalina has to tear the mansion apart brick by brick to get it done.


Mon avis :

C'est une petite nouvelle qui se déroule peu de temps après le tome 3. Si on démarre le prologue avec Nevada, la suite de la narration est faite par Catalina. Cette dernière doit organiser le mariage de sa sœur et plusieurs choses ne se passent pas comme prévues. 

Dans cette nouvelle, on découvre Catalina, encore jeune, un peu paumée à cause de la situation et vraiment pas à l’aise en société. Cependant, terriblement intelligente et vive, elle est pleine de ressources et découvre peu à peu les subtilités et les nuances de son pouvoir. 

C’est une petite nouvelle agréable à lire, avec un soupçon d’enquête, on découvre de nouveaux personnages et on a plaisir à apprendre à connaître la deuxième sœur de la famille Baylor. 



jeudi 12 novembre 2020

La trilogie de la poussière, tome 2 : La communauté des Esprits de Philip Pullman

  



 

La trilogie de la poussière
Tome 2 : La communauté des Esprits
de Philip Pullman 

Éditions Gallimard Jeunesse 

Sortie le 1er octobre 2020 
Format poche / 656 pages / Prix 22,00 €



Présentation de l'éditeur : 

Lyra a vingt ans. Déterminée et tourmentée, elle étudie à Sainte-Sophia quand son chemin croise celui d'un éminent professeur nommé Malcolm. Au coeur d'un monde hostile, ils s'engagent malgré eux dans un périlleux voyage : le mystère de la Poussière les mènera bien au-delà d'Oxford et des fontières de l'Europe, jusqu'à un désert hanté d'Asie centrale.

Mon avis :

Après un premier tome où nous retrouvions Lyra bébé et découvrions comment elle a rejoint Jordan Collège, nous voici à présent 7 ans après la première trilogie, Lyra a 20 ans et étudie à Oxford. Suite à une série d’événements, la vie de Lyra va être bouleversée et elle va devoir faire des choix. 

Lyra a beaucoup changé et évolué en sept ans. Certains pourraient être surpris de ce changement de caractère, toutefois quand on y réfléchit bien, il est normal que tout ce qu’elle a pu vivre lorsqu’elle avait 13 ans a pu avoir un impact sur elle. Aujourd’hui, plus posée et réfléchie, elle se réfugie dans la logique pour fuir ses propres démons. De ce fait, des tensions et des disputes ont envenimé son lien avec son daemon Pantalaimon. Leur relation est particulièrement houleuse et en tant que lecteur nous souffrons de les voir se déchirer ainsi. 

Ce tome 2 est très différent du premier. Ce dernier tranchait avec la première trilogie par son côté onirique et ses lectures à plusieurs niveaux. Ici, l’auteur renoue avec son style et on a l’impression de se replonger dans la première trilogie. 

J’ai beaucoup apprécié de retrouver les personnages de La belle sauvage : Malcolm, Alice, Hannah… Quel plaisir de retrouver Lyra, adulte, et de la voir évoluer dans son univers. Pour une lecture bien complète, il est conseillé de lire la nouvelle : Lyra et les oiseaux avant, car les événements de cet épisode sont mentionnés plusieurs fois dans La communauté des Esprits. 

Enfin, je suis assez surprise que l’éditeur français ait changé le titre du livre surtout après la lecture de la note de l’auteur à la fin du livre indiquant que le titre originel a été choisi par celui-ci pour rendre hommage à un ouvrage. De même, quelle déception que la couverture d’origine ait été changée. Elle était tellement belle… 

Malgré des choix éditoriaux douteux, le contenu et l’histoire sont au rendez-vous. C’est un grand plaisir de se replonger dans l’univers si fascinant et passionnant de Philip Pullman. Notre patience va être mise à rude épreuve dans l’attente du prochain tome. 


Un amour vintage de Isabel Wolff

  


Un amour vintage 
de Isabel Wolff 

Éditions Pocket 

Sortie le 3 juin 2010 
Format poche / 480 pages / Prix 7,95 €



Présentation de l'éditeur : 

Phoebe s'est enfin lancée ! La voilà heureuse propriétaire d'une boutique de vêtements vintage. Des sacs dont les poches renferment des secrets, des accessoires de stars, des robes acidulées qui feraient sourire n'importe qui ! Phoebe en a bien besoin : elle vient de perdre sa meilleure amie et de rompre ses fiançailles. Entre la joie d'avoir réussi son projet et ses déboires personnels, son cœur balance.
Jusqu'à sa rencontre avec Thérèse, une Française qui lui confie l'histoire de son mystérieux manteau bleu. Entre les deux femmes, se tisse peu à peu une amitié faite de connivences et de ressemblances troublantes...

Mon avis :

Malgré une couverture et un titre qui promettaient une lecture légère, quelle ne fut pas ma surprise de voir que le ton de l’ouvrage était plutôt dramatique et sérieux. Il parle du deuil, des regrets, de la Seconde Guerre Mondiale, des camps de concentration, le tout enrobé dans un peu de légèreté, et heureusement !
On suit Phoebe qui, suite à un drame personnel, a arrêté son métier de commissaire priseur pour ouvrir une boutique de vêtements vintage. Cette nouvelle carrière va l’aider à remettre de l’ordre dans sa vie. 

C’est un roman pour les amoureux des vêtements, l’auteure est précise quand elle parle des tenues, des tissus, des marques, des créateurs. Pour quelqu’un (comme moi) qui n’y connaît strictement rien du tout, il est possible que plusieurs passages soient un peu obscurs.
Pour elle, une tenue peut apporter du bonheur et peut même changer la vie de quelqu’un. C’est ainsi que l’héroïne va faire la connaissance de plusieurs personnes qui vont lui apporter beaucoup. 

Entre quelques touches de légèreté, il y a aussi des événements plus sombres et plus difficiles. Phoebe va rencontrer de nombreuses personnes et elles vont partager avec elle leur vie, elle va apprendre des histoires parfois dramatiques, mais le ton du livre reste positif et optimiste. Le livre se lit rapidement et se termine bien. 

C’est donc une petite lecture qui oscille entre légèreté et drame, et qui reste agréable à lire. 


mercredi 11 novembre 2020

Les Héritiers de Chicago, tome 2 : Vivre et laisser mordre de Chloe Neill

  


 Les Héritiers de Chicago

Tome 2 : Vivre et laisser mordre

de Chloe Neill 

Éditions Milady 

Sortie le 21er octobre 2020 
Format poche / 432 pages / Prix 7,90 €



Présentation de l'éditeur : 

Elisa Sullivan est la seule enfant née vampire et non créée. Après avoir tenté de fuir son passé, les circonstances l'ont ramenée à Chicago. Avec l'aide de son ami Connor Keen, fils de l'Alpha de la Meute des Grandes Plaines, elle a mis fin au danger qui menaçait la ville. À présent, à sa grande surprise, Connor l'invite à une réunion d'habitude réservée aux membres de la meute, et elle y est accueillie chaleureusement. Pourtant, le calme ne dure pas. Un monstre rôde dans les bois alentour, et Elisa et Connor se trouvent pris au milieu d'une lutte pour le pouvoir, au cours de laquelle Elisa devra affronter la bête qui sommeille dans son âme...

Mon avis :

On retrouve dans ce second tome les héritiers de Chicago dans une aventure qui va les amener loin de leur ville. À l’occasion d’une cérémonie de métamorphes, Connor invite Elisa à se joindre à lui afin qu’ils puissent passer du temps ensemble. Cependant leur séjour ne sera pas de tout repos, des événements étranges se produisent obligeant le couple à enquêter et découvrir ce qu’il se passe réellement. 

C’est un tome assez inégal, autant sur le rythme de l’histoire que sur l’écriture. En effet, plusieurs fois l’auteure fait monter la sauce pour qu’au final il ne se passe rien. Et la fin est bâclée, il manquerait facile une trentaine de pages. Heureusement, il n’est pas très gros et se lit rapidement. 
Côté écriture, on retrouve moins cette alchimie et les échanges amusants et croustillants entre Connor et Elisa que l’on a pu avoir dans le premier tome. Peut-être aussi parce que leur relation évolue et qu’ils ne savent pas trop comment agir.

Il est appréciable de se plonger dans l’univers des métamorphes plutôt que des vampires et de se balader en dehors de la ville emblématique de Chicago, toutefois on est en manque des personnages secondaires qui enrichissent beaucoup l’histoire et qui sont peu ou pas présents dans ce roman. 

C’est donc un tome très moyen, qui a quand même quelques bons côtés mais clairement, il ne restera pas dans les mémoires. On verra dans la suite si l’auteure arrive à davantage donner la part belle à ce couple qui pour l’instant reste dans l’ombre de leurs parents. 

jeudi 16 juillet 2020

La supplication : Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse de Svetlana Alexievitch



La supplication
Tchernobyl, chronique du monde après l'apocalypse
de Svetlana Alexievitch

Editions J'ai Lu

Sortie le 5 octobre 2016
Format poche / 249 pages / Prix 7,60 €



Présentation de l'éditeur :

«Des bribes de conversations me reviennent en mémoire... Quelqu'un m'exhorte : - Vous ne devez pas oublier que ce n'est plus votre mari, l'homme aimé qui se trouve devant vous, mais un objet radioactif avec un fort coefficient de contamination. Vous n'êtes pas suicidaire. Prenez-vous en main!» Tchernobyl. Ce mot évoque dorénavant une catastrophe écologique majeure. Mais que savons-nous du drame humain, quotidien, qui a suivi l'explosion de la centrale? Svetlana Alexievitch nous laisse entrevoir un monde bouleversant : celui des survivants, à qui elle cède la parole. L'événement prend alors une tout autre dimension. Pour la première fois, écoutons les voix suppliciées de Tchernobyl.

Mon avis :

Dans ce livre, Svetlana Alexievitch a réuni les témoignages des personnes ayant vécu de près ou de loin la catastrophe nucléaire de Tchernobyl. De tous âges, sexes, catégories sociales, ces personnes partagent leurs souvenirs, leurs vies. En quelques paragraphes ou pages, l'auteure nous transmet de manière neutre leurs récits. Ces témoignages datent d'avant 1996, soit 10 ans après le drame.

C'est une lecture difficile, troublante. On ne peut pas imaginer ce qu'ils ont vécu et vivent encore aujourd'hui. Les stigmates sont encore forts et perdurent avec le temps : maladies, traumatismes, la résilience de ces personnes est extraordinaire. Ces récits font réfléchir à la vie, à la mort, à ce que l'homme accomplit. Certains témoignages sont plus durs que d'autres, particulièrement celles des femmes de liquidateurs ou celles d'enfants malades ou condamnés... Ce n'est pas une lecture facile, elle prend aux tripes et ne vous lâche pas même lorsque vous avez reposé le livre.

Au-delà des ressentis, on apprend aussi comment le gouvernement a géré la crise, comment la population a réagit. Les actions entreprises pour combattre la radiation et ce qui n'a pas été fait. Les rôles assignés aux liquidateurs.
J'ai lu ce roman après avoir vu l’excellente série Chernobyl de HBO. Ce livre un très bon complément à la série télévisée.