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dimanche 5 juillet 2020

Déjà dead, tome 1 de Kathy Reichs



Déjà dead
Tome 1
de Kathy Reichs

Éditions Pocket

Sortie le 18 janvier 2012
Format poche / 552 pages / Prix 7,95 €



Présentation de l'éditeur :

A Montréal, sur la table de dissection du laboratoire de médecine légale de la police provinciale, arrive un cadavre découvert dans l'ancien par du Grand Séminaire. Le docteur Temperance Brennan est chargé d'autopsier ce qu'il reste d'une femme découpée en morceaux. Son expertise va l'amener en première ligne de l'enquête, seule, en butte à l'hostilité de son collègue policier et face à l'assassin qui collectionne les victimes féminines... Cinq femmes sont déjà mortes. Sera-t-elle la prochaine?

Mon avis : 

Grande fan de la série Bones, j'ai voulu découvrir les livres dont est tirée la série télévisée. Il y a très peu de similitudes entre les deux. Les seuls points communs sont le nom de l'héroïne et son emploi. Tout le reste est différent.

On suit donc Temperance Brennan, anthropologiste judiciaire, qui travaille à Montréal au Canada, 40 ans, fraîchement divorcée, ayant une fille à l'université. Appelée sur un site pour déterminer si les restes découverts sont humains ou animaux, ce sera pour elle le début d'une traque d'un serial killer particulièrement tordu et pervers.

J'ai eu quelques difficultés à apprécier ma lecture. Si le début du roman commence bien, avec pas mal de suspens et de questions, la suite se révèle plutôt absurde. Tempérance, dans sa quête du tueur en série, se met dans des situations très dangereuses et complètement dingues. L'auteur essaie vaguement d'expliquer son comportement vers la fin du bouquin, mais cela n'est pas très convainquant. Il est vrai que le roman est écrit au début des années 90, les gens étaient moins méfiants, mais quand même ! Elle a des gros soucis de communication et d'ego. Pour une femme ayant réussi dans la vie, elle ne fait pas preuve de beaucoup de réflexion avant d'agir.

Si on enlève les absurdités du personnage principal, l'intrigue en elle-même est assez intéressante et l'auteur a bien travaillé le personnage du tueur et des enquêtes autour.
De plus, on sent que l'auteur a vécu à Montréal, elle a fait un super boulot pour montrer le fonctionnement de cette ville anglo-française. On se balade dans la ville, dans les différents quartiers et différents points d'intérêts. Elle utilise plein d'expression canadiennes, c'est très amusant. C'est un vrai voyage au Canada.

Je ne continuerai pas la saga littéraire car je ne sais pas si elle a mal vieilli ou si c'est mauvais, dans tous les cas je me contenterai de revoir pour la troisième fois la série télévisée.


lundi 3 février 2020

Série TV : Anne avec un E

Série

Anne avec un E



Showrunner & Ep :
Moira Walley-Beckett

Acteurs : 
Amybeth McNulty : Anne Shirley
Geraldine James : Marilla Cuthbert
R. H. Thomson : Matthew Cuthbert
Lucas Jade Zumann : Gilbert Blythe
Dalila Bela : Diana Barry

Synopsis : 
En 1890, une adolescente, maltraitée en orphelinat et par des familles d'accueil, atterrit par erreur dans le foyer d'une vieille dame et de son frère. Avec le temps, Anne, 13 ans, va illuminer leur vie grâce à son esprit fantasque, sa vive intelligence et son imagination débordante.

Une adaptation du livre de Lucy Maud Montgomery, Anne... la maison aux pignons verts.


Mon avis :

Bien que très sceptique au départ par cette nouvelle adaptation de la saga littéraire de Lucy Maud Montgomery, j'en suis ressortie plus qu'heureuse et avec un gros coup de cœur. 

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Le roman Anne... La maison aux Pignons Verts a été écrit au Canada. C'est un grand classique littéraire, un petit bijou d'optimisme qui se était en avance sur son temps, qui a été écrit en 1908.
Il a d'abord été adapté en téléfilm, brillamment réalisé, très fidèle aux livres, avec des acteurs talentueux : Le bonheur au bout du chemin (VO : Anne of Green Gables). Ensuite, il y a eu une série télévisée spin off : Les contes d'Avonlea (VO : Road to Avonlea). Encore une fois ce fut un succès. Il y a eu d'autres adaptations, moins connues, mais rien de récent. 

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Voilà que 35 ans après le film et 24 ans après la série spin off, on nous propose une nouvelle série télévisée. Déjà amplement satisfait par ces précédentes adaptations, les fans avaient de quoi avoir peur et pouvaient se demander ce qui pourrait être fait de plus.

C'était un pari risqué et qui, au final, a totalement fonctionné avec moi. Le problème pour les fans, a été que la série ne tient du livre que par le nom des personnages et de l'intrigue de départ. L'histoire en elle-même s'éloigne complètement de celle d'origine et prend beaucoup de libertés. Ainsi, si on commence Anne avec E dans l'idée de nous replonger dans l'histoire écrite il y a plus de 100 ans par Lucy Maud Montgomery, on va vite déchanter...
Après une première saison laborieuse, j'ai eu la chance de réussir à dissocier le livre de la nouvelle série, et j'en suis tombée amoureuse.

L'histoire de départ est la même que pour celle de Anne of Green Gables. Un frère et une sœur, Matthew et Marilla Cuthbert, vivant à Avonlea sur l'île du Prince Edouard au Canada, souhaitent adopter un garçon pour les aider à la ferme. Mais lorsque Matthew arrive à la gare pour récupérer l'enfant, il tombe sur une petite fille rousse qui n'a pas la langue dans sa poche, Anne. Cette enfant va changer leur vie et va leur apporter quelque chose quelque chose qui leur manquait sans qu’ils n’en aient conscience.



À partir de là, la série Anne avec E, prend une autre direction. Et si on arrête là la comparaison, on peut dire que Moira Walley-Beckett a fait du très bon travail. Elle a fait le choix de changer beaucoup, beaucoup de choses, ce qui peut hérisser le poil des amoureux de Anne Shirley et de Gilbert Blythe. Toutefois, si on aborde la série TV en la considérant comme une adaptation libre du roman, mieux encore comme une série complètement à part, qui n'a rien à voir, on obtient une série de qualité, aux messages profonds et actuels.


Le personnage d'Anne est un personnage fort, positif, passionné, intelligent. Sa résilience face à l'adversité,  mais aussi ses amis, sa famille, son imagination font d'Anne un personnage extrêmement attachant. L'actrice qui l’interprète a été bien choisie. Il a été dit qu'il ont vu 1889 actrices avant de choisir Amybeth McNulty.
Mais on ne peut aussi qu'admirer le talent des autres acteurs. Leur jeu, leur complicité nous font nous plonger dans la vie des habitants de ce petit village d'Avonlea et on souhaite pouvoir les accompagner et vivre nous aussi sur cette belle île qu'est l'île du Prince Edouard.
Pour l'anecdote, on retrouve notamment dans le casting, R. H. Thomson, un des personnages des Contes d'Avonlea : Japser Dale qui interprète aujourd'hui Matthew Cuthbert.





Moira Walley-Beckett a réussi à faire une série télévisée magnifique visuellement, touchante et qui aborde de nombreux sujets tel que l'homosexualité, la place de la femme dans la société, la liberté d'expression, le racisme, l'esclavage, l'adoption et la notion d'appartenance, les amérindiens et les actions de l'état canadien envers eux, etc.

Les thématiques sont fortes et très bien traitées. Ils n'ont pas enjolivé les choses du fait que c'est une série familiale. Ils montrent les choses comme elles étaient (et parfois le sont encore). Ce sont des sujets qui sont encore très actuels et on sent que ça tenait à cœur aux scénaristes et à la showrunner d'aborder ces sujets.
Je dois dire que c'est une des choses que j'ai préféré dans la série : réussir à allier le XXème et XXIème siècle en une série passionnante et rayonnante mais aussi profonde.

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Chaque saison met à l’honneur une grande thématique. La première aborde le féminisme, la seconde le racisme et la troisième les peuples amérindiens. Ce ne sont pas les seules thématiques abordées, simplement les plus souvent mentionnées, le fil conducteur de chaque saison. 




C'est la saison 3 qui m'a le plus marquée avec l'intrigue sur les Mi'kmaq. Je connaissais déjà le sombre passé du Canada envers les peuples indigènes. J'ai eu la chance de visiter le musée de la civilisation à Ottawa où ils abordent la question de ces institutions où les enfants, qui après avoir été enlevés à leurs parents, étaient ensuite maltraités, violentés, parfois même violés et tués, et ce dans le but d'effacer leur identité, d'assimiler des peuples entiers et les faire disparaître.

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Aborder ce sujet assez méconnu mais pas si lointain, la dernière école de ce genre ayant fermé en 1996, est très important pour le pays et surtout pour ces peuples qui ont subi de telles tortures.
Les producteurs ont choisi des acteurs amérindiens pour ces rôles. Ils ont pris à cœur d'aborder le sujet de manière intelligente en respectant les peuples, leurs traditions, en les consultants pour être le plus fidèle possible. Leur travail est admirable.
Travail qui malheureusement a été gâché avec l'annulation de la série et qui ne verra donc pas le dénouement de l'histoire de Ka’kwet’s, l'amie Mi'kmaq d’Anne, dans une 4ème saison...


Image associée


Malgré l'annulation de la série au bout de seulement trois saisons, Moira Walley-Beckett a réussi à terminer chaque intrigue en cours ou du moins à leur apporter une certaine conclusion. Ainsi on termine la saison 3 pas entièrement frustré. On l'est quand même un peu car on sent que la showrunner avait encore des choses à dire notamment avec le handicap (introduction d'un personnage sourd qui parle la langue des signes) et l'histoire de Ka’kwet’s.
Il est fort dommage que la série ait été annulée, mais cela ne doit pas vous empêcher de la regarder, elle est à dévorer que vous soyez grand ou petit. Son message est beau et fort et vous encouragera probablement à en découvrir davantage sur le Canada et l'oeuvre de Lucy Maud Montgomery.
Il faut juste se rappeler de se détacher de l'oeuvre de départ et prendre la série comme un élément à part, et ainsi, vous pourrez profiter d'un petit bijou télévisé.



mardi 14 novembre 2017

L'homme idéal existe. Il est québécois de Diane Ducret



L'homme idéal existe. Il est Québécois
de Diane Ducret

Editions 84

Sortie le 3 mai 2017
Format poche / 157 pages / Prix 6,90 €



Présentation de l'éditeur :
Une jeune femme quitte Paris pour rejoindre son nouveau compagnon qui vit au Canada. Surmontant sa peur de l'engagement et sa phobie des avions, elle fait le voyage mais se retrouve rapidement confrontée à une série d'épreuves : l'arrivée du fils de 5 ans, une promenade avec des chiens de traîneau qui vire au cauchemar, une ancienne compagne trop présente...



Mon avis : 

Voici un petit roman sans prétention qui fera passer un bon moment de détente au lecteur. L'héroïne, la trentaine, rencontre un soir un homme sur Paris, Gabriel. Ils passent une soirée exceptionnelle à discuter et à échanger sur de nombreux sujets tout en passant de restaurant en restaurant. L'homme idéal existerait-il ? Si c'est le cas, il va y avoir un problème car l'homme en question, doit rentrer chez lui le lendemain... au Canada !
Mais ça n'arrête pas le Québécois qui propose à sa nouvelle rencontre française de le rejoindre là-bas pour une semaine de vacances. Après moult hésitations, voilà notre héroïne qui embarque pour rejoindre son homme idéal.

Ici beaucoup d'échanges amusants basés sur l'incompréhension entre le français et le québécois. L'auteur use et abuse des expressions des deux pays pour créer des situations cocasses. On se met à la place de la Française qui découvre ce pays et ses habitants plus charmants les uns que les autres mais qui éprouve quelques difficultés à comprendre ce qu'ils racontent.
Ce livre permet aussi de découvrir quelques éléments du Canada, comme des plats typiques et des activités touristiques.

On passe un bon moment de lecture, c'est un livre parfait pour se changer les idées et rire un peu.