dimanche 24 mai 2020

Le Réseau Alice de Kate Quinn



Le Réseau Alice
de Kate Quinn

Éditions Hauteville

Sortie le 15 janvier 2020
Format broché / 672 pages / Prix 19,50 €



Présentation de l'éditeur :

Un an après le début de la Grande Guerre, Eve Gardiner brûle de prendre part à la lutte contre les Allemands et est recrutée comme espionne. Envoyée dans la France occupée, elle est formée par Lili, nom de code : Alice, qui dirige un vaste réseau d'agents secrets pour lutter contre l'ennemi. Trente ans plus tard, hantée par la trahison qui a provoqué le démantèlement du réseau Alice, Eve, devenue alcoolique, vit recluse. Jusqu'au jour où Charlie, une jeune étudiante qui souhaite retrouver sa cousine disparue en France pendant la dernière guerre, déboule chez elle en prononçant un nom qu'elle n'a pas entendu depuis des décennies. Leur rencontre les entraînera dans une mission visant à découvrir une vérité trop longtemps enterrée.


Mon avis : 

Le réseau Alice est une lecture passionnante, instructive et touchante. Ce fut pour moi un gros coup de cœur, particulièrement en tant que Française et surtout en tant que Lilloise.

Deux ans après la Seconde Guerre Mondiale, Charlie, 19 ans, New Yorkaise, fausse compagnie à sa mère afin de partir à la recherche de sa cousine française Rose qui n'a plus donné signe de vie depuis quelques années. Au cours de ses recherches, elle va croiser la route de Eva Gardiner et de Finn, son aide de vie. Ensemble, ils vont parcourir les routes de France sur la piste de Rose et d'anciens démons.

Kate Quinn a fait un travail magnifique. Elle a mis en lumière le rôle des femmes espionnes pendant la première et Seconde Guerre Mondiale. Elle a fait un récit précis et très travaillé, le tout enrobé dans une intrigue passionnante. Ici ce sont les femmes les héroïnes, des femmes ayant ou non réellement existé, qui prennent en main leur destin et leur vie malgré les difficultés et les préjugés de l'époque.

Je le dis encore, mais l'auteur a fait un travail impressionnant.
Tout d'abord sur le côté Historique. On découvre à travers ses mots ce que fut la Première Guerre Mondiale à Lille, comment ses habitants survivaient sous l'occupation. On découvre aussi et surtout le réseau d'espions mené par Louise de Bettignies. Toutefois, l'auteure ne s'est pas arrêtée là, elle aborde de nombreux événements historiques qui se sont déroulés au cours de ces deux guerres et dans d'autres villes de France. Elle n'a pas modifié les faits, tout le fond est vrai, elle a juste brodé autour pour donner vie à Charlie et à Rose.
À la fin du roman, Kate Quinn explique quels sont les éléments fictifs et lesquels se sont réellement passés. C'est dommage que pas plus d'auteurs ne le fassent, ce sont des éléments importants à ajouter afin que le lecteur puisse trier les informations historiques qui lui ont été apporté au cours de sa lecture.
Ensuite, en parallèle du travail effectué sur les deux guerres, l'auteure a retransmis toute la difficulté d'être une femme à l'époque. Tout au long du roman, elle nous montre tous les obstacles, et les préjugés, que devaient affronter les femmes à l'époque. Ce qu'on attendait d'elles, ce qu'elles pouvaient ou ne pouvaient pas faire. Même en le sachant déjà avant de lire ce roman, ça n'en reste pas moins troublant et effrayant. Et cela met encore plus en valeur ces femmes extraordinaires qui ont vécu à cette époque.

Le roman est passionnant, les pages défilent, on s'attache aux personnages réels et fictifs.
Kate Quinn a rendu honneur aux femmes, à leur force, leur dévouement, à leur travail. J'ai appris de nombreuses choses sur mon propre pays, et sur ma ville au cours de cette lecture. Et c'est pourquoi ce roman gardera une place à part dans mon cœur. Je le recommande chaudement.


dimanche 26 avril 2020

Largo Callahan, partie 1 : Six petites gouttes de sang de Michel Robert

Largo Callahan - Partie 1 | Lisez!

Largo Callahan
Partie 1 : Six petites gouttes de sang 
de Michel Robert

Éditions Pocket

Sortie le 10 octobre 2019
Format poche / 416 pages / Prix 8.40 €



Présentation de l'éditeur :

Largo Callahan vit écartelé entre deux mondes : celui des Apaches et celui des Blancs. Le métis ne connaît qu'une loi, la sienne. Ses passions : les armes, les femmes, et la vengeance, car il a juré d'expédier en enfer les assassins de son père. Avec sa bande de hors-la-loi, il écume l'Ouest. Jusqu'au jour où une mystérieuse comtesse italienne lui propose un pacte avec des forces aussi obscures que dangereuses. Mais que peut un homme, même le meilleur des pistoleros, face à la plus inquiétante des sorcelleries ? Une fois les portes du surnaturel ouvertes, qui pourra les refermer ?


Mon avis :

Quelle lecture intéressante ! Nous voilà plongés dans le Far West aux côtés de Largo Callahan, métis Irlandais-Apache tiraillé entre ces deux mondes. 
Ayant choisi la voie du banditisme, il est le chef d'une bande de voyous aux profils bien différents. Toujours à la recherche d'un coup pouvant leur rapporter gros, Largo va se retrouver cette fois-ci embarqué dans une histoire qui le dépasse. 

On sent que l'auteur a bien travaillé pour écrire ce roman. Il est extrêmement précis et apporte une grande attention aux détails. Au début un peu perturbantes, on s'habitue vite aux descriptions des vêtements et des armes. Il nous offre aussi beaucoup de contexte historique en nous parlant de grandes figures américaines ou amérindiennes de l'époque. Il nous explique un peu ce qu'ils ont fait et ce qu'ils font au moment où se déroule l'intrigue. C'est très intéressant. 

Dans la quatrième de couverture, on nous vend de la sorcellerie et du surnaturel, clairement ce n'est pas dans ce tome-là qu'on va en trouver. Les trois quart de l'ouvrage en sont totalement absent, et la fin n'effleure qu'à peine ce domaine. Je pense que ce sera bien plus développé dans le deuxième livre. 
Ce premier opus est plus un tome d'introduction, mettant du contexte, de l'Histoire, faisant découvrir au lecteur toute la rudesse du sud des États-Unis et sa richesse historique à l'époque du Far West. 


J'ai clairement apprécié cette lecture et je n'ai qu'une hâte : mettre la main sur la deuxième partie dès sa sortie en poche !




Underground Railroad de Colson Whitehead

Underground railroad, Colson Whitehead, Serge Chauvin | Livre de Poche

Underground Railroad
de Colson Whitehead

Éditions Le Livre de Poche

Sortie le 27 mars 2019
Format poche / 416 pages / Prix 8.20 €



Présentation de l'éditeur :

Cora, seize ans, est esclave sur une plantation de coton dans la Géorgie d'avant la guerre de Sécession. Abandonnée par sa mère lorsqu'elle était enfant, elle survit tant bien que mal à la violence de sa condition. Lorsque Caesar, un esclave récemment arrivé de Virginie, lui propose de s'enfuir pour gagner avec lui les États libres du Nord, elle accepte.
De la Caroline du Sud à l'Indiana en passant par le Tennessee, Cora va vivre une incroyable odyssée. Traquée comme une bête par un impitoyable chasseur d'esclaves, elle fera tout pour conquérir sa liberté.
Exploration des fondements et de la mécanique du racisme, récit saisissant d'un combat poignant, Underground Railroad est une œuvre politique aujourd'hui plus que jamais nécessaire.


Mon avis :

Underground Railroad fut une lecture poignante, dramatique et instructive.

Cora, une jeune fille de 16 ans, vit tant bien que mal sur une plantation de coton en Géorgie. On découvre en la suivant la vie des esclaves, leur dure vie de labeur, puis leur vie en communauté.

Encouragée par Caesar, un autre esclave, Cora et lui vont s’enfuir de la plantation. Débute alors leur périple à travers les États-Unis. À l’aide des chemins de fer souterrains et des personnes qui les entretiennent, ils vont chercher une terre qui les accueillera comme des êtres humains et non pas comme des esclaves. Leur fuite ne sera pas de tout repos, d’autant plus qu’ils ont à leurs trousses un chasseur d’esclave bien déterminé à ne pas les laisser filer.

L'auteur nous montre l’horreur dans laquelle vivent les esclaves, les punitions atroces auxquelles ils étaient soumis s’ils n’étaient pas assez performants ou s’ils osaient s’échapper. L’auteur met aussi en avant les conditions de vies très différentes en fonction des États, ça fait froid dans le dos. On dirait qu’ils redoublaient d’imagination pour varier les monstruosités qu’ils pouvaient infliger à des personnes.

Les chemins de fer souterrains n’ont, à mon goût, pas une assez grande place dans le récit : j’aurais aimé en savoir plus sur cet élément historique qui m’était totalement inconnu. Toutefois, ce que l’on nous montre est suffisant pour attiser notre curiosité et aller creuser tout cela de notre côté.

Très bien écrit, passionnant, dynamique, effrayant, inquiétant, ce roman est incroyable. Il se lit tout seul et on frémit quant au sort de Cora. Saura-t-elle échapper à sa condition et trouver un peu de bonheur ? Lisez-le !



vendredi 17 avril 2020

Abîmes et Ténèbres, tome 2 : La prophétie de Nora Roberts

Abîmes et ténèbres (Tome 2) - La prophétie eBook: Roberts, Nora ...

Abîmes et Ténèbres
Tome 2 : La prophétie
de Nora Roberts

Éditions J'ai Lu

Sortie le 20 mars 2019
Format broché / 538 pages / Prix 14.90 €



Présentation de l'éditeur :

Ses treize ans atteints, Fallon, l'Elue qui sauvera l'humanité, s'est réfugiée dans un lieu secret et protégé au coeur des bois afin d'approfondir ses pouvoirs magiques. Un jour, usant de ses dons, elle sauve d'une mort imminente les jumeaux Duncan et Antonia. Comme elle, ce sont des adolescents, membres de la communauté de rescapés surnommée New Hope. Aussitôt, le charme opère puisque Fallon éprouve une étrange attirance pour Duncan. Au lendemain de ses quinze ans, Fallon devine qu'un terrible danger menace New Hope et l'ensemble de ses habitants. Car le mal rôde inlassablement...


Mon avis :

Dans ce second tome, nous faisons un saut dans le temps. Nous avions laissé les protagonistes à l'aube de leur installation à New Hope et Lana venait d'accoucher de son bébé. Le tome 2 débute 13 ans plus tard. On découvre comment chaque communauté a grandi, évolué, ainsi que ce que sont devenus les nombreux personnages que l'on a pris plaisir à découvrir et suivre dans le tome 1.
Ce second tome est plus calme, plus posé. C'est un tome initiatique pour Fallon. On va apprendre à la connaître, on va la voir grandir et évoluer pour devenir la personne attendue de la prophétie. Il y a moins d'action, moins de drame, mais cela n'empêche pas le récit d'être intéressant. Nora Roberts excelle dans les récits de vie, d'actes de la vie quotidienne, dans les relations entre les personnages, dans les réflexions et mise en place de stratégies. Ce tome est parfait pour cela.
Toutefois, tout n'est pas calme quand même. La situation est toujours tendue entre obscurité et lumière. Ainsi, quelques passages plus dynamiques s’insèrent entre les scènes d'apprentissage.

J'ai personnellement beaucoup aimé ce tome. J'ai aimé découvrir Fallon, la personne qu'elle est et qu'elle devient. Mais aussi ce que sont devenus les autres personnages. On s'attache fortement à cette communauté et aux valeurs qu'elle prône.
À la fin, la pression monte et on sent que le dernier tome sera décisif, bourré de combats. Hâte donc de découvrir la conclusion de cette trilogie intéressante et bien construite !


Aphrodite et vieilles dentelles de Karin Brunk Holmqvist


Aphrodite et vieilles dentelles
de Karin Brunk Holmqvist

Éditions J'ai lu

Sortie le 29 avril 2017
Format poche / 288 pages / Prix 7,10 €



Présentation de l'éditeur :

Tilda et Elida Svensson, 79 et 72 ans, célibataires, mènent une vie à la routine paisible. Elles font des confitures, vont à l'église et se couchent chaque soir exactement à la même heure. Pas de commodités à l'intérieur de leur maison vétuste : les toilettes sont au fond du jardin, l'eau est à tirer au puits. Tout change à l'arrivée d'un nouveau voisin, Alvar Klemens, ou plutôt de son chat : le félin est pris de frénésie sexuelle en mangeant une des plantes d'Alvar, que celui-ci entretient avec un engrais curieux. Et si elles tenaient avec ce produit l'occasion de s'offrir enfin des W.C. dignes de ce nom ? La révolution est décidée : les deux dames montent un business clandestin d'élixir aphrodisiaque...

Mon avis : 

Dans le genre complètement déjanté, rafraîchissant et drôle, on retrouve ce roman de Karin Brunk Holmqvist.
On découvre Tilda et Elida, deux septuagénaires qui vivent à notre époque mais dans une maison restée figée au début du XXème siècle. Les toilettes sont à l'extérieur, la seule source de chaleur est le poêle qui sert aussi de cuisinière, elles dorment dans la cuisine sur une couchette, etc.
Quand un jour débarque un homme qui va aménager la maison voisine en résidence secondaire, une amitié va se nouer entre ce cinquantenaire et ses deux voisines.

L'histoire est drôle et charmante. L'amitié naissante entre voisins est belle et chaleureuse. Les deux voisines, très coincées au départ, vont se lâcher au fur et à mesure et vont se retrouver dans des situations cocasses.

Côté style d'écriture, on retrouve la patte des auteurs suédois. Une façon d'écrire particulière, il faut s'habituer mais cela n'est pas dérangeant.
C'est donc une lecture agréable, amusante et particulièrement originale. À découvrir !




Et si les chats disparaissaient du monde... de Genki KAWAMURA



Et si les chats disparaissaient du monde...
de Genki KAWAMURA

Éditions Pocket

Sortie le 8 novembre 2018
Format poche / 176 pages / Prix 6,40 €



Présentation de l'éditeur :

À 30 ans, le narrateur de ce livre apprend par son médecin qu'il est condamné. Il ne lui reste plus que quelques semaines à vivre. Aussi lorsque le Diable, cet étonnant visiteur en short, lui propose un marché, n'hésite-t-il pas longtemps. Les clauses du contrat ? Effacer, à chaque jour que Dieu fait, une chose de la surface de la Terre lui vaudra 24 heures de vie supplémentaires... Les téléphones, les montres : jusqu'ici, c'est à qui perd gagne... Mais lorsque le Diable lui propose de supprimer les chats, sa vie va alors basculer une deuxième fois...


Mon avis :

Voici un petit livre assez surprenant, drôle et dramatique à la fois. On suit le narrateur qui apprend qu'il est condamné. Le diable va alors lui proposer un pacte pour gagner un jour de vie en échange de l'élimination pure et simple de quelque chose se trouvant sur terre.

Ce roman pousse à la réflexion, à ce que représente les objets ou les personnes. Au fil des jours passés avec le héros, on peut se poser les questions sur les influences qu'ont pu ou peuvent encore avoir les personnes dans nos vies. Comment les gens que nous avons côtoyés nous ont façonné, mais aussi découvrir les conséquences de leur présence et leurs actes dans nos vies.
Quant aux objets, quels sont leur place dans nos existences ? Comment eux-mêmes nous ont amené là où nous sommes ? Quelle empreinte ont-ils laissé sur nous ?

En plus de cela, nous suivons l'introspection du héros sur sa vie, les choix qu'il a fait, son passé, à travers ses yeux et les yeux de ses proches.
Le roman se lit facilement, les touches d'humour bien dosées et surprenantes apportent un peu de légèreté dans cette histoire à la trame particulièrement triste. Le diable est fun et totalement extravagant et les passages avec lui sont savoureux.

C'est une lecture intéressante et surprenante à bien des égards et qui ne laisse pas indifférent.



lundi 13 avril 2020

La fille des deux mondes, tome 1 : Un pied dans la tombe de C.C. Hunter

Amazon.fr - La Fille des Deux Mondes - tome 1 Un pied dans la ...

La fille des deux mondes
Tome 1 : Un pied dans la tombe
de C.C. Hunter 

Éditions Michel Lafon

Sortie le 9 janvier 2020
Format poche / 411 pages / Prix 7 €



Présentation de l'éditeur :

L'appel de l'au-delà
Une fois de plus, Riley Smith, 17 ans, se retrouve dans le rôle de la nouvelle du lycée. S'intégrer est déjà assez difficile, mais c'est sans compter le métier de son père : croque-mort.
Le seul avantage, c'est que Riley peut communiquer avec les morts et aider les clients de son père à trouver le repos. Mais Abby, une jeune fille portée disparue, n'est pas prête à partir : son corps n'a pas été retrouvé et Riley est la seule qui puisse dénoncer son meurtrier. Une mission qui pourrait s'avérer mortelle pour la jeune fille...

Mon avis : 

Après avoir bien accroché aux précédentes sagas de l'auteur (Nés à minuits et Renaissance), je me suis intéressée à sa nouvelle série. En plus, si on me vend des histoires de fantômes, là plus rien ne me retient.

On suit Riley, une jeune fille qui a le don de voir les fantômes. Son don s'est manifesté il y a peu de temps. Les fantômes qu'elle croise ont besoin de son aide pour pouvoir aller de l'autre côté l'esprit tranquille. Jusque-là rien de nouveau sous le soleil, le petit plus de cette saga, ce sont les personnages et particulièrement le personnage de Riley.

L'auteur a su créer une héroïne très intéressante, avec de la profondeur, sortant des clichés. Riley a ses problèmes familiaux, des problèmes sociaux, et tout cela rend vraiment le personnage attachant. Elle ne cherche pas à être la plus populaire, elle est discrète et malgré son passé compliqué, l'auteur ne part pas dans le pathos. On a une jeune fille faisant face et essayant d'affronter ses problèmes comme elle le peut à la hauteur de ses 17 ans.
L'auteur a toujours le chic de construire des héroïnes qui peuvent être des modèles pour les jeunes filles. Elles sont indépendantes, suivent leur propre chemin, elles ne sont pas cantonnées aux rôles de filles stéréotypées.

L'écriture est fluide et abordable pour les adolescents. Ça se lit tout seul et très rapidement. Je n'ai plus qu'une hâte, que le tome 2 sorte rapidement en poche !



L'étrange histoire de Benjamin Button de Francis Scott Fitzgerald

L'étrange histoire de Benjamin Button - broché - Francis Scott ...

L'étrange histoire de Benjamin Button
de Francis Scott Fitzgerald

Édition Tendance Négative

Sortie en 2017
Format poche / 107 pages / Prix 15 €

Présentation de l'éditeur :

"Le processus continuait. Aucun doute n'était possible, [...] il rajeunissait. Il avait jusqu'à présent espéré que le grotesque phénomène dont il était victime depuis sa naissance cesserait une fois qu'il aurait atteint l'âge physique correspondant à son âge réel en années. Il frissonna. Son destin lui parut à la fois horrible et incroyable."

C’est la vie à contresens que nous avons voulu mettre en scène dans ce deuxième ouvrage. La lecture, contrainte par un jeu d’inversion et de miroir, permet de prendre la mesure de cette sensation de contre-courant qui traverse l’histoire.

En ralentissant et en inversant le processus de lecture – un marque-page miroir permet de lire le texte imprimé à l’envers – nous offrons ainsi au lecteur la possibilité de réfléchir sur la notion de temps qui passe, sur l’impuissance à retenir l’instant présent, et sur le lent, riche et long chemin vers l’oubli qu’est la vie.

Grâce à l’utilisation de différents papiers, le récit fait « peau vieille » puis « peau neuve » dans cette toute nouvelle traduction. Présenté en sens inverse mais résolument sans contresens, le texte se donne à voir à travers le miroir de notre condition humaine, tel un reflet de toutes nos expériences, de la vieillesse aux premiers stades de la vie.

Nouvelle édition et traduction de l’anglais
- 112 pages
- format 11 x 18cm
- texte à l’envers
- 3 sortes de papier
- dorure sur tranche argent


Mon avis :

 On ne présente plus l'histoire de Benjamin Button, cet homme né vieillard et rajeunissant les années passant. Le roman est loin du beau scénario porté sur grand écran, l'histoire d'origine est plus dramatique et triste. Source de honte et d'embarras, Benjamin va peiner toute sa vie à trouver sa place dans la société qui refuse de le voir pour ce qu'il est. Seules les quelques années au milieu de sa vie, lorsque son âge physique correspond à ses années de vie, lui apporteront de la joie.

Mais au-delà de l'histoire, ce qui est intéressant ici c'est le travail éditorial. Voilà un nouvel objet d'art qui vient s'ajouter à ma bibliothèque. Tendance Negative a encore une fois fait mouche avec une édition originale et travaillée. S'inspirant de l'histoire, le texte est rédigé à l'envers, un marque-page miroir amovible permet au lecteur de lire le roman. Mais le travail d'édition ne s'arrête pas là, les pages, jaunes au départ deviennent de plus en plus blanches au fur et à mesure que l'on se rapproche de la fin. Pour parfaire l'édition, à la fin on retrouve les notes de l'éditeur avec des explications très intéressantes sur l'auteur. Et enfin, une belle tranche argentée complète l'ensemble.




lundi 3 février 2020

Série TV : Anne avec un E

Série

Anne avec un E



Showrunner & Ep :
Moira Walley-Beckett

Acteurs : 
Amybeth McNulty : Anne Shirley
Geraldine James : Marilla Cuthbert
R. H. Thomson : Matthew Cuthbert
Lucas Jade Zumann : Gilbert Blythe
Dalila Bela : Diana Barry

Synopsis : 
En 1890, une adolescente, maltraitée en orphelinat et par des familles d'accueil, atterrit par erreur dans le foyer d'une vieille dame et de son frère. Avec le temps, Anne, 13 ans, va illuminer leur vie grâce à son esprit fantasque, sa vive intelligence et son imagination débordante.

Une adaptation du livre de Lucy Maud Montgomery, Anne... la maison aux pignons verts.


Mon avis :

Bien que très sceptique au départ par cette nouvelle adaptation de la saga littéraire de Lucy Maud Montgomery, j'en suis ressortie plus qu'heureuse et avec un gros coup de cœur. 

Résultat de recherche d'images pour "anne.. la maison aux pignons verts roman"

Le roman Anne... La maison aux Pignons Verts a été écrit au Canada. C'est un grand classique littéraire, un petit bijou d'optimisme qui se était en avance sur son temps, qui a été écrit en 1908.
Il a d'abord été adapté en téléfilm, brillamment réalisé, très fidèle aux livres, avec des acteurs talentueux : Le bonheur au bout du chemin (VO : Anne of Green Gables). Ensuite, il y a eu une série télévisée spin off : Les contes d'Avonlea (VO : Road to Avonlea). Encore une fois ce fut un succès. Il y a eu d'autres adaptations, moins connues, mais rien de récent. 

Image associéeRésultat de recherche d'images pour "road to avonlea"

Voilà que 35 ans après le film et 24 ans après la série spin off, on nous propose une nouvelle série télévisée. Déjà amplement satisfait par ces précédentes adaptations, les fans avaient de quoi avoir peur et pouvaient se demander ce qui pourrait être fait de plus.

C'était un pari risqué et qui, au final, a totalement fonctionné avec moi. Le problème pour les fans, a été que la série ne tient du livre que par le nom des personnages et de l'intrigue de départ. L'histoire en elle-même s'éloigne complètement de celle d'origine et prend beaucoup de libertés. Ainsi, si on commence Anne avec E dans l'idée de nous replonger dans l'histoire écrite il y a plus de 100 ans par Lucy Maud Montgomery, on va vite déchanter...
Après une première saison laborieuse, j'ai eu la chance de réussir à dissocier le livre de la nouvelle série, et j'en suis tombée amoureuse.

L'histoire de départ est la même que pour celle de Anne of Green Gables. Un frère et une sœur, Matthew et Marilla Cuthbert, vivant à Avonlea sur l'île du Prince Edouard au Canada, souhaitent adopter un garçon pour les aider à la ferme. Mais lorsque Matthew arrive à la gare pour récupérer l'enfant, il tombe sur une petite fille rousse qui n'a pas la langue dans sa poche, Anne. Cette enfant va changer leur vie et va leur apporter quelque chose quelque chose qui leur manquait sans qu’ils n’en aient conscience.



À partir de là, la série Anne avec E, prend une autre direction. Et si on arrête là la comparaison, on peut dire que Moira Walley-Beckett a fait du très bon travail. Elle a fait le choix de changer beaucoup, beaucoup de choses, ce qui peut hérisser le poil des amoureux de Anne Shirley et de Gilbert Blythe. Toutefois, si on aborde la série TV en la considérant comme une adaptation libre du roman, mieux encore comme une série complètement à part, qui n'a rien à voir, on obtient une série de qualité, aux messages profonds et actuels.


Le personnage d'Anne est un personnage fort, positif, passionné, intelligent. Sa résilience face à l'adversité,  mais aussi ses amis, sa famille, son imagination font d'Anne un personnage extrêmement attachant. L'actrice qui l’interprète a été bien choisie. Il a été dit qu'il ont vu 1889 actrices avant de choisir Amybeth McNulty.
Mais on ne peut aussi qu'admirer le talent des autres acteurs. Leur jeu, leur complicité nous font nous plonger dans la vie des habitants de ce petit village d'Avonlea et on souhaite pouvoir les accompagner et vivre nous aussi sur cette belle île qu'est l'île du Prince Edouard.
Pour l'anecdote, on retrouve notamment dans le casting, R. H. Thomson, un des personnages des Contes d'Avonlea : Japser Dale qui interprète aujourd'hui Matthew Cuthbert.





Moira Walley-Beckett a réussi à faire une série télévisée magnifique visuellement, touchante et qui aborde de nombreux sujets tel que l'homosexualité, la place de la femme dans la société, la liberté d'expression, le racisme, l'esclavage, l'adoption et la notion d'appartenance, les amérindiens et les actions de l'état canadien envers eux, etc.

Les thématiques sont fortes et très bien traitées. Ils n'ont pas enjolivé les choses du fait que c'est une série familiale. Ils montrent les choses comme elles étaient (et parfois le sont encore). Ce sont des sujets qui sont encore très actuels et on sent que ça tenait à cœur aux scénaristes et à la showrunner d'aborder ces sujets.
Je dois dire que c'est une des choses que j'ai préféré dans la série : réussir à allier le XXème et XXIème siècle en une série passionnante et rayonnante mais aussi profonde.

Résultat de recherche d'images pour "anne avec un E"


Chaque saison met à l’honneur une grande thématique. La première aborde le féminisme, la seconde le racisme et la troisième les peuples amérindiens. Ce ne sont pas les seules thématiques abordées, simplement les plus souvent mentionnées, le fil conducteur de chaque saison. 




C'est la saison 3 qui m'a le plus marquée avec l'intrigue sur les Mi'kmaq. Je connaissais déjà le sombre passé du Canada envers les peuples indigènes. J'ai eu la chance de visiter le musée de la civilisation à Ottawa où ils abordent la question de ces institutions où les enfants, qui après avoir été enlevés à leurs parents, étaient ensuite maltraités, violentés, parfois même violés et tués, et ce dans le but d'effacer leur identité, d'assimiler des peuples entiers et les faire disparaître.

Image associée

Aborder ce sujet assez méconnu mais pas si lointain, la dernière école de ce genre ayant fermé en 1996, est très important pour le pays et surtout pour ces peuples qui ont subi de telles tortures.
Les producteurs ont choisi des acteurs amérindiens pour ces rôles. Ils ont pris à cœur d'aborder le sujet de manière intelligente en respectant les peuples, leurs traditions, en les consultants pour être le plus fidèle possible. Leur travail est admirable.
Travail qui malheureusement a été gâché avec l'annulation de la série et qui ne verra donc pas le dénouement de l'histoire de Ka’kwet’s, l'amie Mi'kmaq d’Anne, dans une 4ème saison...


Image associée


Malgré l'annulation de la série au bout de seulement trois saisons, Moira Walley-Beckett a réussi à terminer chaque intrigue en cours ou du moins à leur apporter une certaine conclusion. Ainsi on termine la saison 3 pas entièrement frustré. On l'est quand même un peu car on sent que la showrunner avait encore des choses à dire notamment avec le handicap (introduction d'un personnage sourd qui parle la langue des signes) et l'histoire de Ka’kwet’s.
Il est fort dommage que la série ait été annulée, mais cela ne doit pas vous empêcher de la regarder, elle est à dévorer que vous soyez grand ou petit. Son message est beau et fort et vous encouragera probablement à en découvrir davantage sur le Canada et l'oeuvre de Lucy Maud Montgomery.
Il faut juste se rappeler de se détacher de l'oeuvre de départ et prendre la série comme un élément à part, et ainsi, vous pourrez profiter d'un petit bijou télévisé.



dimanche 26 janvier 2020

Le grand roman des maths : De la préhistoire à nos jours de Mickaël Launay



Le grand roman des maths : 
De la préhistoire à nos jours
de Mickaël Launay

Éditions J'ai lu

Sortie le 16 octobre 2019
Format broché / 320 pages / Prix 8,90 €



Présentation de l'éditeur :

La plupart des gens aiment les maths. L'ennui, c'est qu'ils ne le savent pas. Dans les temps préhistoriques, les maths sont nées pour être utiles. Les nombres servaient à compter les moutons d'un troupeau, la géométrie à mesurer les champs et tracer des routes. Au fil des siècles, l'Homo sapiens fut bien étonné de découvrir les chemins sinueux de cette science parfois abstraite, d'une richesse à couper le souffle. Si vous n'avez jamais rien compris aux maths, s'il vous est même arrivé de les détester, que diriez-vous de leur donner une seconde chance ? Comme des milliers de lecteurs avant vous, vous risqueriez d'être surpris...

Mon avis :

Dans ce roman, Mickaël Launey aborde les mathématiques et essaie de redorer un peu le blason de ce domaine si peu apprécié.

L’auteur débute aux origines et explique ainsi la place importante des mathématiques dans la société. Au fil des siècles et des chapitres, on peut comprendre son importance et son évolution. L’auteur explique clairement différentes notions et ponctue son récit d’anecdotes qui nous permettent de retenir ce que l’on lit. Il nous présente les grandes figures de l’Histoire ayant participé à l'approfondissement de cette science.

Il essaie de rendre cela assez ludique et original. Il n’hésite pas non plus à illustrer ses explications d’exemples avec des photos ou des figures géométriques, permettant ainsi au lecteur de bien suivre le raisonnement. Il nous montre aussi que les mathématiques se trouvent partout dans notre vie de tous les jours et que nous l’utilisons ou voyons ses effets dans notre environnement.

Le texte et les explications sont abordables pour tous et permettent de démystifier un peu ce domaine si peu aimé.
Il explique au début que son objectif est de faire réaliser aux gens que les mathématiques ne sont pas si horribles que cela et qu’en fait, même sans s’en rendre compte, on les utilise avec plaisir, régulièrement.

C’est un beau projet qui, je l’espère, touchera les gens et les aidera à surmonter cette phobie, ce rejet de ce domaine qui est pourtant tellement important et présent dans notre quotidien.



Amours et autres enchantements de Sarah Addison Allen



Amours et autres enchantements
de Sarah Addison Allen

Éditions Pocket

Sortie le 4 juillet 2013
Format poche / 320 pages / Prix 6,40 €



Présentation de l'éditeur :

À Bascom, Claire Waverley est une célébrité. Dans sa grande maison, elle concocte des plats aux pouvoirs étonnants : vin de géranium pour retrouver un amour passé, cake aux pétales de rose pour raviver la flamme du désir… Mais depuis la mort de sa mère, celle de sa grand-mère et le départ précipité de sa sœur Sydney, Claire a décidé de ne plus s’attacher aux autres et de mener une vie la plus solitaire possible. Aussi n’est-elle pas enchantée à l’idée de voir revenir Sydney, accompagnée de Bay, sa fille de cinq ans. C’est ensemble que les deux sœurs vont affronter les jalousies des anciennes amies, les menaces d’un ex-compagnon et surtout les secrets de leur enfance pour trouver enfin la paix… Et, qui sait ? l’homme de leur vie...


Mon avis :

Voici un joli petit roman rafraîchissant et qui fait du bien à lire. Il m'a fait penser à la série télévisée Un Soupçon de magie.

L'histoire se déroule aux États-Unis à Boscom où on découvre Claire Waverley et sa famille. Chaque personne de la famille Waverley a une sorte de don. Pour Claire, c'est d'utiliser des plantes et des fleurs dans ses préparations culinaires pour susciter des émotions chez les personnes ou les influencer. Sa cousine éloignée, Evanelle, apporte aux gens les objets dont ils ont besoin. Elle ne sait pas ce qu'ils en feront, elle sait juste que tôt ou tard ils en auront besoin.
Avec Claire, on découvre la vie à Boscom, on en apprend un peu plus sur son passé, sur sa famille. Puis, un jour, Evanelle lui apporte deux paires de draps neufs ainsi que des Pop-tarts à la fraise et cela va bouleverser son quotidien.

La vie n'a pas été de tout repos pour ces jeunes femmes, mais le roman est optimiste et il met en avant les liens familiaux. La touche de magie apporte une légèreté à l'ensemble du livre et aide à aborder des sujets plus difficiles.
L'auteur met en avant de nombreux thèmes, comme la notion d'appartenance et l'importance des liens familiaux et des racines.

C'est un petit roman très agréable à lire, on prend plaisir à découvrir la famille Waverley. Entre les facéties du pommier et les apparitions de Evanelle, le lecteur se perd entre les pages et souhaiterait pouvoir côtoyer ces jeunes femmes bien originales pour de vrai.


vendredi 27 décembre 2019

L'année où je t'ai rencontré de Cecelia Ahern



L'année où je t'ai rencontré
de Cecelia Ahern

Éditions Milady

Sortie le 13 novembre 2019
Format broché / 360 pages / Prix 7,90 €



Présentation de l'éditeur :

« La plupart des gens n'ont pas besoin de faire "quoi que ce soit" pour nous transformer, ils n'ont qu'à être "là". J'ai réagi à ta présence. Tu m'as aidée. J'ai toujours cru qu'être aidé revenait à perdre le contrôle mais il faut laisser quelqu'un nous secourir, et alors seulement la transformation peut avoir lieu. »

Jasmine a deux passions : sa soeur, Heather, et son travail. Lorsqu'elle est licenciée, elle est désorientée et s'aperçoit qu'elle ne sait pas qui elle est réellement.

Matt a deux passions : sa famille et l'alcool. Sans eux, il sombre.

Jasmine et Matt se rencontrent le soir du réveillon du nouvel an. Tous deux au chômage, avec du temps à ne savoir qu'en faire, ils se trouvent à la croisée des chemins et vont devoir faire des choix. À l'instar du jardin dont s'occupe Jasmine, leur amitié, aussi surprenante qu'inattendue, éclot au rythme des saisons et des fleurs. Parfois, il faut savoir s'arrêter pour mieux repartir...

Mon avis :

Ce roman de Cecelia Ahern a de quoi dérouter ses plus fidèles lecteurs. L'auteur a choisi un style d'écriture très particulier. En effet, dans ce roman elle parle de son voisin à la deuxième personne du singulier. Ce tutoiement rend les choses plus intimes, plus personnelles. Au début même un peu malsain. Bien que l'auteur nous ait habitués à des styles différents, ce ton a de quoi perturber.

Jasmine est une femme d'affaire. Elle vit sa vie à deux cents à l'heure. Elle n'a de temps que pour son travail et sa sœur. C'est pourquoi le jour où elle se fait virer et doit rester un an en congé, elle ne sait plus quoi faire d'elle-même. C'est alors qu'elle commence à observer son voisin.
Ce qui au début est dérangeant, ce voyeurisme, cette façon de l'observer sans jamais admettre sa fascination pour ce qu'il se passe de l'autre côté de sa rue, fini par prendre une tournure plus raisonnable. Malgré une première moitié de roman assez étrange, l'auteur réussit encore une fois à écrire un livre qui parle avec succès de la vie. Sans stigmatiser, sans critiquer ou juger, elle nous montre qu'avec beaucoup d'effort et de la patience, on peut remettre de l'ordre dans son existence.

Lucide mais optimiste, elle nous montre que lorsque notre vie part de travers les choses ne s'arrangent pas toutes seules, que cela prend beaucoup de temps et d'énergie. Mais aussi et surtout qu'il ne faut pas hésiter à se faire accompagner. Néanmoins, en y mettant du sien et en s'accrochant, il est possible de remonter la pente et même d'aller encore mieux après.

L'auteur aborde aussi d'autres thèmes : le handicap, la famille, la liberté d'expression, l'alcoolisme, autant de sujets qui sont intéressants et bien traités. On en apprend beaucoup et l'auteur nous montre ainsi qu'il ne faut pas juger superficiellement les autres. Qu'au final, on ne connaît jamais vraiment bien les gens à moins de vraiment s'intéresser à eux.

C'est un beau roman, intimiste et touchant. Cecelia Ahern nous montre une fois de plus ses talents d'écrivain.

Ce roman a été réédité par Milady dans une édition collector. La couverture est en relief avec des parties dorées, sur du papier cartonné à la texture douce. Le tout pour un rendu simple mais superbe !