mardi 11 septembre 2018

Amber Farrell, tome 1 : La morsure du serpent de Mark Henwick



Amber Farrell
Tome 1 : La morsure du serpent
de Mark Henwick

Éditions Milady

Sortie le 22 août 2018
Format poche / 680 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

« En deux ans, je n’étais ni morte, ni morte-vivante, ce que je considérais comme un exploit. Pourtant, ce n’était pas les occasions qui avaient manqué. Même quand je n’en cherchais pas vraiment. »
Pour Amber Farrell, ex-membre des forces spéciales, la vie de détective privée n’a pas que du bon. Un camion a tenté de l’écraser, sa tête est mise à prix, et les sinistres Athanates veulent à tout prix mettre la main sur elle. Et la semaine ne fait que commencer...

Lorsque la troublante Jennifer Kingslund l’engage pour enquêter sur les sabotages dont elle est victime, Amber découvre que les vampires sont loin d’être les seuls à rôder dans l’ombre de Denver. Une guerre ancienne menace sa patrie, et tous les camps sont bien décidés à l’y entraîner...


Mon avis :

Voici le premier tome d'une nouvelle saga d'urban fantasy. Enfin un peu de sang frais dans le genre. Quoique... plutôt du sang tiède, car on retrouve quand même beaucoup de similarités à des romans du même genre : une héroïne à la langue bien pendue, détective privée, qui n'est pas tout à fait humaine, qui fréquente des êtres pas tout à fait humains et qui se voit confier une enquête qui l'entraînera encore plus dans le monde des surnaturels. 

Cependant, malgré le schéma déjà vu, ce premier tome se lit bien. L'auteur ajoute quelques touches personnelles qui font que le lecteur se retrouve entraîné dans l'histoire. Le rythme est assez soutenu, Amber doit jongler avec de nombreux problèmes qui lui laissent peu de répits. 

Les personnages sont sympathiques, mais c'est un premier tome donc on en découvre trop peu sur eux pour vraiment accrocher à l'un ou à l'autre. L'héroïne est sympathique cependant mis à part son physique original, elle n'a pas grand chose qui la différencie des autres héroïnes du genre. 
La seule personne qui m'a réellement intriguée est Tullah, la secrétaire/assistante d'Amber. 

L'auteur aborde certains sujets de manière superficielle mais laissant supposer un univers intéressant avec sa propre touche. Il faut espérer que dans les prochains tomes les intrigues poussent l'héroïne à s'aventurer davantage dans les différents mondes qu'elle a découverts et qu'elle en apprendra plus sur ses origines. 

C'est donc un premier tome intéressant, mais pas transcendant. Il va falloir lire la suite pour vraiment se faire un avis sur cette nouvelle saga. 

dimanche 9 septembre 2018

Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes



Des fleurs pour Algernon
de Daniel Keyes

Éditions Flammarion

Sortie le 12 janvier 2011
Format broché / 443 pages / Prix 11,00 €



Présentation de l'éditeur :

" Si l'opération réussi bien je montrerai a cète souris d'Algernon que je peux être ossi un télijen quelle et même plus. Et je pourrai mieux lire et ne pas faire de fotes en écrivan et apprendre des tas de choses et être comme les otres. " Chalie Gordon a 33 ans et l'âge mental d'un enfant de 6 ans. Il voit sa vie bouleversée le jour où, comme la souris Algernon, il subit une opération qui multipliera son Q.I. par 3. Charles va enfin pouvoir réaliser son rêve . devenir intelligent. Au jour le jour, il fait le compte rendu de ses progrès. Mais jusqu'où cette ascension va-t-elle le mener ?


Mon avis :

Ce roman est décomposé en comptes-rendus écrits par Charlie Gordon, jeune homme d'une trentaine d'années qui a un Q.I. de 68, mais qui a une incroyable soif d'apprendre. Un jour, des scientifiques viennent le trouver afin qu'il participe à une expérience qui pourrait le rendre jusqu'à trois fois plus intelligent. 

C'est un très beau roman, l'auteur s'est adapté à l'intelligence de Charlie pour écrire ses comptes-rendus. En effet, au début, avant l'opération, le texte est difficile à lire, simpliste et surtout bourré de fautes d'orthographe. Au fur et à mesure de la lecture, on voit l'évolution du personnage à travers ses écrits, mais aussi de ses pensées. Sa capacité de raisonnement va évoluer avec la progression de son intelligence. Mais on va aussi constater que l'intelligence seule ne fait pas un homme. Et que, bien que Charlie progresse à une vitesse folle sur le plan intellectuel, il a encore beaucoup à apprendre émotionnellement. 

Ce roman est poignant. L'auteur, par petites touches et à travers d'autres personnages, nous prévient que l'on risque de souffrir avec Charlie. Et effectivement, l'ascension intellectuelle de Charlie s'accompagne aussi de prises de conscience souvent douloureuses, mais aussi de résurgence de souvenirs déchirants. 

C'est une lecture bouleversante, qui fait réfléchir le lecteur sur l'intelligence et les sentiments, mais aussi sur les personnes et le comportement que l'on peut avoir les uns envers les autres : les personnes intelligentes avec les personnes aux capacités plus limitées, les médecins avec leurs patients, les parents avec leurs enfants...
C'est un très beau roman à découvrir. 


mercredi 11 juillet 2018

Tous mes amis sont morts. de Avery Monsen et Jory John



Tous mes amis sont morts.
de Avery Monsen et Jory John

Éditions J'ai lu

Sortie le 6 juin 2018
Format album / 96 pages / Prix 6,90 €



Présentation de l'éditeur :

Le dernier arbre d'une forêt, le dernier dodo de l'île, un zombie esseulé, un sac à main soldé... Ils ont tous une chose en commun : Tous leurs amis sont morts. De la chaussette dont le binôme est porté disparu à la plante d'intérieur qui voit l'irresponsable propriétaire (que vous êtes) laisser ses amies mourir à petit feu, voici le plus triste livre drôle que vous lirez jamais.

Mon avis :

Ce petit livre est sorti aux États-Unis il y a 4 ans et, depuis, je croise souvent sa couverture ou des références sur les réseaux sociaux. C'est donc avec une joie non contenue que je me suis ruée dessus à sa sortie.

Bien que sa couverture laisse penser le contraire, c'est un livre destiné aux adultes. Il se dévore en 3 minutes chrono, il y a une ligne, voire un mot par double-page. Malgré la lecture rapide, cela ne m'a pas empêché de rire aux larmes et de passer un excellent moment. Les auteurs ont joué à la fois sur les mots, mais aussi sur les dessins. C'est très bien fait et souvent même surprenant. Certaines histoires sont excellentes, d'autres font un flop, mais ces dernières étant en minorité, cela n'est pas vraiment un problème. Il faudrait se procurer le livre en version originale afin de comparer les blagues, peut-être que certaines passent mieux en anglais.

Si vous voulez rire un bon coup, c'est le livre parfait. Je l'ai prêté déjà à plusieurs personnes et il a eu son succès. Je le recommande donc chaudement. Il est vrai que le prix pourrait rebuter certains lecteurs surtout sachant qu'il est très rapide à lire, cependant le plaisir est réellement là et c'est aussi un bonheur de voir quelqu'un le lire. Donc n'hésitez pas trop et partagez-le avec votre entourage.

Une suite est sortie outre Atlantique, espérons qu'on puisse la voir rapidement arriver en France !



dimanche 24 juin 2018

Dévoreur et Le roi cornu de Stefan Platteau



Dévoreur
Le roi cornu
de Stefan Platteau


Éditions J'ai lu 


Sortie le 2 mai 2018 
Format poche / 281 pages / Prix 7,90 €


Présentation de l'éditeur :

Vidal Silarius, brave éleveur d'ânes des monts de soufre, est un bon père et un camarade fidèle. Mais lorsqu'un astre s'embrase au-dessus de sa demeure, l'homme se met peu à peu à changer, sous les yeux horrifiés de ses enfants et de son amie Aube. La lumière néfaste du Dévoreur est en train d'accoucher d'un monstre... Jusqu'où Aube est-elle prête à aller pour le ramener parmi les humains ? Conte sanglant dont la puissance d'évocation symbolique n'a d'égal que la justesse stylistique, Dévoreur, ici précédé du Roi cornu, nous conduit vers des lieux inexplorés de l'univers des Sentiers des astres.

Mon avis :

Ce livre se divise en deux parties. La première : Le roi cornu est une nouvelle sur le peuple des Firwanes et leur roi. L'histoire se déroule 1000 ans avant Manesh. Nous découvrons comment les Firwanes ont quitté le continent pour aller s'établir sur l'île d'Evassë. Fuyant le Râpeux, un nendou, terrible démon qui souhaite conquérir leurs terres, le nouveau roi des Firwanes va devoir affronter plusieurs épreuves afin de mettre en sécurité son peuple.

La seconde : Dévoreur nous raconte une histoire d'ogre ou comment une étoile néfaste a pu influencer le cœur d'un homme, au point de le transformer complètement.

Dans ces deux histoires, nous retrouvons la plume de l'auteur, Stefan Platteau, et son talent pour conter des histoires et des légendes. Le lecteur se retrouve entraîné dans un monde où le surnaturel côtoie les simples mortels et nous découvrons comment ces entités divines influencent la vie des hommes.

C'est captivant, nous avons l'impression de lire une légende, quelque événement qui aurait marqué l'Histoire du monde, qui pourrait être narré dans plusieurs années par un ancien au coin du feu, légende qui se transmet de génération en génération. Cependant, le lecteur étant aux premières loges, le rythme est aussi soutenu et l'action est au rendez-vous. Nous n'avons pas le temps de nous ennuyer. Il y a du mystère, de la tension, de l'action, des morts, des péripéties surnaturelles, etc.

Le seconde histoire nous donne notamment l'occasion d'en découvrir davantage sur les mages, leur magie et aussi les planètes qui influencent les âmes des hommes. Le monde créé par l'auteur est passionnant et bien travaillé. On souhaite toujours en apprendre plus sur ce monde extraordinaire régi par des lois et des Dieux différents des nôtres.
C'est une lecture intéressante pour compléter la trilogie : Les sentiers des astres.


dimanche 27 mai 2018

Charley Davidson, tome 12 : Douze tombes sans un os de Darynda Jones



Charley Davidson
Tome 12 : Douze tombes sans un os
de Darynda Jones

Éditions Milady

Sortie le 25 avril 2018
Format poche / 380 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ? C'est moi. Depuis qu'il s'est échappé des enfers où Charley l'avait emprisonné par accident, Reyes, réduit à l'état de démon, n'a plus qu'une idée en tête : détruire l'univers. Et si ce n'était pas assez de devoir l'en empêcher, Charley a un meurtre à dissimuler, deux apprentis détectives à surveiller, et des prêtres un peu trop curieux au sujet de sa fille à éviter... Quand les humains capables de voir le surnaturel commencent à disparaître, le nouvel alter ego de son mari est le premier suspect. Pour sauver le monde qu'elle a revendiqué, Charley devra-t-elle sacrifier l'homme qu'elle aime depuis l'aube des temps ? « Hilarant et émouvant, sexy et surprenant. Indispensable ! » J.R. Ward, auteure de La Confrérie de la dague noire

Avis de Cassiopée :

L'auteur arrive encore une fois à nous tenir en haleine avec toujours plus de rebondissements et de surprises dans ce douzième tome. Le lecteur est pris dans les multiples enquêtes dans lesquelles Charley s'implique et jongle parfois difficilement. D'ailleurs, à force de gérer plein de choses en même temps, elle commence à faire de sérieuses erreurs qui ont de graves conséquences. Sa légèreté et son humour ne vont pas beaucoup l'aider dans les situations qu'elle va devoir affronter. 

Darynda Jones nous offre un tome avec des répliques succulentes, mais aussi beaucoup de références et de clins d'œil. Le plaisir de lire est toujours là, le livre se dévore tout seul. Plusieurs éléments intéressants sont ajoutés à l'histoire, on en apprend davantage sur les relations qui liaient Rey'azikeen et Elle-Ryn-Ahleethia, mais aussi sur un nouveau personnage qui va faire son apparition (depuis le temps qu'on l'attendait !). 

Ce douzième tome est dans la continuité des précédents. Il nous offre beaucoup de surprises mais aussi un cliffhanger qui ne va pas nous aider à être patients avant l'arrivée du tome 13.



vendredi 18 mai 2018

Les Spellman, tome 4 : Les Spellman contre-attaquent de Lisa Lutz



Les Spellman
Tome 4 : Les Spellman contre-attaquent
de Lisa Lutz

Éditions Le Livre de Poche

Sortie le 28 mai 2014
Format poche / 504 pages / Prix 7,10 €



Présentation de l'éditeur :

À l'âge canonique de 32 ans, Izzy Spellman se laisse convaincre de prendre la direction du cabinet familial de détectives privés. La transition ne sera pas de tout repos ! Sa mère tente de la faire chanter pour l'obliger à rompre avec un barman qui ne correspond pas à son standing. Pris au jeu, son enquêteur infiltré comme maître d'hôtel chez un millionnaire, ne veut plus changer d'emploi. Et Henry, l’un de ses ex, flic accro au bio, essaie de renouer avec elle par tous les moyens... Et comme le pire arrive toujours dans cette famille de dingues, sa petite sœur Rae, la passionaria de l'erreur judiciaire, risque la prison. Mais quoi qu'il arrive, Izzy restera fidèle à la règle nº 1 du code Spellman : éviter tout comportement normal.

Mon avis :

Encore un tome croustillant à souhait dans une famille pas comme les autres. Les personnages continuent leur évolution. Izzy prend au sérieux son nouveau rôle dans l'agence, David c'est sa nouvelle relation qui occupe tout son temps, Rae va se trouver une passion pour les causes juridiques, leur mère Olivia décide de s'impliquer dans les relations amoureuses de ses enfants, leur père Albert fait tampon et Mort aimerait revenir à SanFran.

Encore une fois, on dévore le livre. Les personnages sont toujours aussi dingues mais aussi attachants. On rit, on lève les yeux au ciel, les protagonistes trouvent toujours plus d'idées pour essayer de faire fonctionner leur tribu, et ce, pour notre plus grand bonheur. Au menu : règles, camping, punitions... Ce tome nous poussera plus loin dans les émotions : de la joie, de la peine, on refermera même ce livre avec quelques larmes aux yeux.

L'écriture est toujours aussi sympathique avec des extraits de bandes audio, d'entretiens, de listes diverses, de règles... Ces petits éléments en fait un ouvrage très agréable à lire.

Madame Lutz a réussi de nouveau à écrire un roman prenant, distrayant et qui permet au lecteur de passer un très bon moment de détente. À dévorer sans modération.


Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig



Le Joueur d'échecs
de Stefan Zweig

Éditions Le Livre de Poche

Sortie le 9 janvier 2013
Format poche / 128 pages / Prix 3,00 €



Présentation de l'éditeur :

Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.

Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.

Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons ».


Mon avis :

Au cours d'une croisière, deux grands joueurs d'échecs vont s'affronter. Tous les deux ont des profils très différents. Si le premier, champion du monde, est réputé pour n'être brillant qu'uniquement aux échecs, le second, lui, fuit l'Europe et la guerre après une année de torture psychologique.

L'auteur nous raconte l'histoire de ces deux joueurs. Il aborde de nombreux thèmes comme la seconde guerre mondiale, la torture, la complexité de l'esprit humain, mais aussi les différentes voies de la réussite, et ce que l'on doit abandonner pour en arriver là.

L'écriture est bonne et on se retrouve happé par l'histoire qui se dévore en deux petites heures. Certains passages sont tellement prenant que le lecteur se retrouvera à lire au même rythme que le déroulement des événements, de manière parfois frénétique et rapide.

C'est une nouvelle intéressante et encore plus sympathique si vous jouez aux échecs.


dimanche 13 mai 2018

Les Vampires de Chicago, recueil de nouvelles : Les Morsures sont éternelles de Chloe Neill



Les Vampires de Chicago 
Les Morsures sont éternelles 
Recueil de nouvelles
de Chloe Neill

Éditions Milady

Sortie le 25 avril 2018
Format poche / 377 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

Découvrez quatre nouvelles inédites dans l’univers des Vampires de Chicago !
8.5 Morsures et bottes de cuirQuand l’une de ses vieilles amies l’appelle à l’aide, Lindsey vole à son secours – quitte à devoir pour cela traîner avec elle Luc, son trop séduisant partenaire...
8.6 Tout est bien qui mord bien
Rien ne résiste à Jeff, hackeur de haut vol, sauf la belle et dangereuse métamorphe Fallon Keene. Jusqu’à ce qu’elle réclame son aide afin de retrouver un objet précieux dérobé à la meute...
10.5 Vacances mordantesLes vacances tant attendues de Merit et Ethan tournent rapidement au drame lorsque leur lieu de séjour s’avère être le lieu d’une querelle séculaire entre vampires et métamorphes. Et si le dernier meurtre en date n’est pas résolu rapidement, ce n’est pas un bain de minuit qui les attend, mais un bain de sang !
12.5 La morsure fantôme
Et si les vampires ne craignent généralement pas les autres morts-vivants, le spectre qui hante les cimetières de Chicago et profane les tombes pourrait se révéler plus dangereux qu'ils ne le croient...

Mon avis :

Quel plaisir de se replonger dans le monde des Vampires de Chicago. Dans ces quatre nouvelles, nous avons la chance de retrouver de nombreux personnages et différents petits problèmes qu'ils ont du régler. 

Le grand plus de ce recueil réside dans les deux premières nouvelles. En effet, dans la première nous en découvrons davantage sur Lindsey et son passé. Dans la seconde, c'est Fallon qui est à l'honneur ; on en apprend plus sur ses devoirs envers la meute et sur quelques traditions. Cependant, ce qui rend ces deux nouvelles irrésistibles, c'est qu'elles marquent l'événement qui va faire que ces deux femmes vont ouvrir leur cœur et s'engager pleinement dans leurs relations avec deux hommes extraordinaires, respectivement : Luc et Jeff. 

Les deux dernières nouvelles sont néanmoins aussi très attrayantes et dans celles-ci, c'est Merit qui redevient la narratrice. Dans Vacances mordantes, on retrouve un personnage qui m'avait personnellement énormément manqué, Damien Garza, on a même des nouvelles de Boo, le petit chaton qu'il avait sauvé. 
Dans la dernière, nos héros préférés se retrouvent confrontés à une menace surnaturelle qu'ils n'avaient encore jamais croisée : les fantômes !

Chaque nouvelle a ses éléments attrayants. On y retrouve le cocktail habituel de la saga : de l'humour, de l'action, une menace surnaturelle et de la romance. À dévorer sans modération pour tous les fans de la série !

dimanche 22 avril 2018

Abîmes et ténèbres, tome 1 : L'éclipse de Nora Roberts



Abîmes et ténèbres
Tome 1 : L'éclipse

de Nora Roberts

Éditions J'ai lu

Sortie le 7 mars 2018
Format broché / . pages / Prix 14,90 €



Présentation de l'éditeur :

Au Nouvel An, un virus inconnu se répand puis tue le tiers de la population mondiale en seulement quelques semaines. Les rescapés fuient, les villes se dépeuplent. Mais à la croisée des chemins se rejoignent certaines destinées. Arlys, journaliste télé, quitte New York, devenue hostile et dangereuse. Lana, enceinte, trouve refuge dans le Maryland auprès de Simon, un ancien militaire.
Et quand l’heure sera venue pour Fallon de venir au monde, la prophétie se révélera. Car cette enfant devra un jour sauver l’humanité. Celui de ses quinze ans…

Mon avis :

L'éclipse est le premier tome d'une saga qui est fortement prometteuse. Très dense, très complète et très bien travaillée, le lecteur se retrouve immergé dans une histoire qui décrit un futur dramatique.

Tout d'abord, petit avertissement au sujet du résumé qui a été très mal rédigé et qui donne beaucoup trop d'informations qui sont carrément des spoilers pour ce premier tome.

Tout commence par une simple partie de chasse en Écosse... Une partie de chasse qui va avoir de lourdes conséquences : La Calamité. Un virus mortel décime la population en un temps record. Les ténèbres s'abattent sur le monde, le chaos s'installe... Avec la disparition d'une partie de la population, le monde perd pied : plus d'électricité, plus d'ordre, plus de communication, plus d'informations...
Pour contrebalancer la perte de la technologie, une partie de la population développe une nouvelle capacité : la magye. Certains d'entre eux choisiront de l'utiliser à bon escient et prendront la voie de la lumière, d'autres l'utiliseront pour faire le mal et préféreront la voie des ténèbres.
C'est le temps de la survie : pillages, meurtres, vendetta mais aussi solidarité, entreaide, partage...

L'auteur a découpé l'ensemble en plusieurs parties. Chaque partie est une grande étape dans la transformation mondiale causée par La Calamité. On suit différents groupes de personnes et on observe ce que chaque étape a comme conséquences dans leurs vies : Arlys, journaliste; Chuck, génie de l'informatique; Fred, stagiaire pour une chaîne de télévision; Katie, enceinte de jumeaux; Jonah, ambulancier; Lana, cuisinière; Max, écrivain; Rachel, médecin urgentiste...
Ce premier tome installe les prémices d'une plus grande histoire. C'est la genèse du nouveau monde.

Nora Roberts a créé quelque chose d'abouti. Elle a travaillé et bien détaillé tous les aspects des conséquences qu'un tel fléau pourrait produire, tout cela en intégrant en même temps la magye et les effets supplémentaires que cela peut avoir sur la population.
C'est un livre passionnant et très bien écrit. On ne s'ennuie pas. Chaque partie est bien dosée, les bonds dans le temps bien calculés. L'auteur nous offre une dystopie avec tout ce que l'on aime : un virus mortel, de la magye, de la survie, une prophétie et surtout nous promet un futur sauveur qui va exploser la tête des méchants, le tout sur fond de légende celtique.

C'est la nouvelle série à ne pas manquer pour les fans d'urban fantasy / dystopie. Tous les ingrédients sont là et on a aux fourneaux une écrivaine de talent. Le résultat est parfait et délicieux !

samedi 14 avril 2018

La duchesse de Bloomsbury Street de Helene Hanff



La duchesse de Bloomsbury Street
de Helene Hanff

Éditions Payot

Sortie le 14 octobre 2015
Format poche / 189 pages / Prix 7,10 €



Présentation de l'éditeur :

Imaginez un croisement entre Mme de Sévigné et Woody Allen : vous obtiendrez Helene Hanff, qui doit son passeport pour l'éternité à un talent unique d'épistolière joint à une perfusion d'humour juif new yorkais et à un amour immodéré pour la littérature anglaise. Son best-seller, 84, Charing Cross Road, est né de vingt ans de correspondance (1949-1969) avec le personnel d'une librairie londonienne spécialisée en livres rares. Ici, Helene arrive enfin à Londres en juin 1971. L'ami libraire, Frank Doe, est décédé sans qu'elle ne l'ait jamais rencontré, mais sa veuve, sa fille et une foule de personnages hauts en couleur l'accueillent lors de ce séjour, ses premières vacances à l'âge de cinquante-quatre ans.

Mon avis :

La duchesse de Bloomsbury Street de Helene Hanff fait directement suite à 84 Charing Cross Road. Le lecteur perd tout l'intérêt du livre s'il n'a pas lu ce dernier avant.

En effet, après avoir correspondu pendant dix-neuf ans avec Frank Doel, libraire chez Marks & Co, librairie Londonienne, Helene a enfin la possibilité de venir rendre visite à ses amis. Elle avait dû annuler plusieurs fois sa venue suite à différents aléas de la vie.
Mais enfin, en 1971, la voilà dans l'avion qui la mène à Londres ! Elle en a rêvé toute sa vie. Plus encore ces dix-neuf dernières années où elle s'est fait de nouveaux amis là-bas grâce à sa correspondance.

Suite à la publication sous forme de roman de ses échanges avec Frank, sa maison d'édition anglaise lui offre l'opportunité de venir à Londres afin d'en faire la promotion. Ni une, ni deux, elle saute sur l'opportunité ! Ce second roman est le journal de bord de son voyage à Londres. Elle y raconte chaque journée passée là-bas : ses visites, ses rencontres, etc. Encore une fois, c'est son histoire qu'elle publie ici. Son journal.

Le début de ce roman est particulièrement touchant. Je ne nierai pas avoir versé ma petite larme en lisant les premiers chapitres. La fin de 84, Charing Cross Road est assez abrupte et le début de La duchesse de Bloomsbury Street, nous permet de panser notre chagrin qui ne nous a pas quitté depuis la fin du premier roman.

Lire Helene via ses lettres ou via son journal est tout aussi savoureux. Encore une fois on y retrouve son humour, son franc parlé, mais ici plus que sa passion pour les livres, on découvre sa passion pour l'Angleterre. C'est un pays qui a vu naître nombre d'auteurs et de grands hommes et femmes et elle est extrêmement touchée de pouvoir fouler des pieds les lieux où jadis ces personnes ont vécu. Sa passion et son enthousiasme sont communicatifs et on souhaiterait pourvoir se balader et visiter tous ces endroits avec elle !

C'est un joli roman qui fait parfaitement suite à ses lettres et qui comblera le lecteur qui souhaitait, tout autant qu'Helene, qu'elle puisse un jour se rendre au 84, Charing Cross Road.


mercredi 11 avril 2018

84, Charing Cross Road de Helene Hanff



84, Charing Cross Road
de Helene Hanff

Éditions AUTREMENT

Sortie le 2 novembre 2016
Format broché / 144 pages / Prix 16,00 €



Présentation de l'éditeur :

"3 novembre 1949
Les livres me sont bien parvenus, le Stevenson est tellement beau qu’il fait honte à mes étagères bricolées avec des caisses à oranges. Moi qui ai toujours eu l’habitude du papier trop blanc et des couvertures raides et cartonnées des livres américains, je ne savais pas que toucher un livre pouvait donner autant de joie."

Livre culte depuis sa première publication en 1970, ce petit joyau de correspondance est une véritable déclaration d’amour aux livres et aux librairies.

Mon avis : 

Voici un très joli roman épistolaire qui reprend la correspondance d'Helene Hanff, New-Yorkaise, avec Frank Doel libraire dans une librairie de livres d'occasion à Londres.

Helene aurait pu aller chercher ses livres dans une bibliothèque ou dans les multiples librairies établies à New-York, mais elle a choisi de faire affaire avec la librairie Marks & Co du 84 Charing Cross Road à Londres. Et c'est ainsi que commence une correspondance de dix-neuf années ! Dix-neuf années d'envois de livres, d'échanges, d'amitié... sans jamais se rencontrer.

La richesse de ces lettres provient principalement de l'humour et de la répartie de Helene Hanff. Elle a un franc parlé, elle aime taquiner, on se régale à la lire, réclamer des livres à Frank ou s'extasier devant le nouvel ouvrage qu'elle a reçu. Ce qui fait le charme du roman, c'est aussi la gentillesse d'Hélène qui n'hésite pas à envoyer des vivres à ses nouveaux amis libraires qui subissent le rationnement suite à la Seconde Guerre Mondiale.

C'est un roman plein de vie, plein de gentillesse et d'amour des livres. On se délecte à lire ces échanges et on les apprécie encore davantage en sachant que tout cela est une histoire vraie et que l'auteur a publié sa propre correspondance.

C'est un petit bijou qui se lit en un rien de temps, qui vous donnera le sourire et un peu de chaleur dans le cœur.

Attention, après ce roman, il faut lire La duchesse de Bloomsbury Street de Helene Hanff, qui fait directement suite à 84, Charing Cross Road et qui le complète parfaitement. Même si vous pouvez vous arrêter au premier, vous perdriez beaucoup à ne pas lire la suite !


mardi 10 avril 2018

Nouveaux contes traditionnels de Bretagne de Tristan Pichard



Nouveaux contes traditionnels de Bretagne
de Tristan Pichard

Éditions Locus Solus

Sortie le 21er février 2018
Format numérique / 160 pages / Prix 2,99 €



Présentation de l'éditeur :

Quand une princesse au sein d’or défend son honneur bafoué, quand ici un poisson d’or, là un chapeau enchanté permettent aux plus pauvres d’exaucer tous leurs souhaits, quand le Diable chevauche lla nuit sur la lande, c’est que le temps du conte a commencé. En voici 12 traditionnels de Bretagne, illustrés et modernisés, qui donnent au conteur un peu de répit face à l’Ankou faucheur d’âmes.

Mon avis :

J'ai eu un petit coup de cœur pour ce recueil de nouvelles. J'ai beaucoup aimé le travail de l'auteur sur la mise en place des nouvelles et leur intégration dans une histoire plus grande encore. J'ai trouvé ça super original et une fois commencé, on a qu'une hâte : finir les douze nouvelles afin de revenir à l'histoire de départ. J'ai adoré l'idée !

Les nouvelles sont très sympathiques, se lisent facilement et avec beaucoup d'intérêt. Les illustrations à chaque début de chapitre apportent encore un plus à l'ensemble.

À travers ces différentes nouvelles, on se balade dans toute la Bretagne, on croise des êtres magiques ou féériques, on en prend plein les yeux. Mais au-delà, les contes sont là pour donner des leçons et pour apprendre. Ainsi, chaque nouvelle a sa morale qui est enseignée au travers de ses personnages : malins, bêtes, avides, bons, paresseux, etc. On retrouve là un des objectifs du conte : faire réfléchir le lecteur sur la vie.

C'est un recueil très sympathique aux histoires courtes mais intéressantes, le tout assemblé dans une construction originale. Je le recommande !