dimanche 27 mai 2018

Charley Davidson, tome 12 : Douze tombes sans un os de Darynda Jones



Charley Davidson
Tome 12 : Douze tombes sans un os
de Darynda Jones

Éditions Milady

Sortie le 25 avril 2018
Format poche / 380 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ? C'est moi. Depuis qu'il s'est échappé des enfers où Charley l'avait emprisonné par accident, Reyes, réduit à l'état de démon, n'a plus qu'une idée en tête : détruire l'univers. Et si ce n'était pas assez de devoir l'en empêcher, Charley a un meurtre à dissimuler, deux apprentis détectives à surveiller, et des prêtres un peu trop curieux au sujet de sa fille à éviter... Quand les humains capables de voir le surnaturel commencent à disparaître, le nouvel alter ego de son mari est le premier suspect. Pour sauver le monde qu'elle a revendiqué, Charley devra-t-elle sacrifier l'homme qu'elle aime depuis l'aube des temps ? « Hilarant et émouvant, sexy et surprenant. Indispensable ! » J.R. Ward, auteure de La Confrérie de la dague noire

Avis de Cassiopée :

L'auteur arrive encore une fois à nous tenir en haleine avec toujours plus de rebondissements et de surprises dans ce douzième tome. Le lecteur est pris dans les multiples enquêtes dans lesquelles Charley s'implique et jongle parfois difficilement. D'ailleurs, à force de gérer plein de choses en même temps, elle commence à faire de sérieuses erreurs qui ont de graves conséquences. Sa légèreté et son humour ne vont pas beaucoup l'aider dans les situations qu'elle va devoir affronter. 

Darynda Jones nous offre un tome avec des répliques succulentes, mais aussi beaucoup de références et de clins d'œil. Le plaisir de lire est toujours là, le livre se dévore tout seul. Plusieurs éléments intéressants sont ajoutés à l'histoire, on en apprend davantage sur les relations qui liaient Rey'azikeen et Elle-Ryn-Ahleethia, mais aussi sur un nouveau personnage qui va faire son apparition (depuis le temps qu'on l'attendait !). 

Ce douzième tome est dans la continuité des précédents. Il nous offre beaucoup de surprises mais aussi un cliffhanger qui ne va pas nous aider à être patients avant l'arrivée du tome 13.



vendredi 18 mai 2018

Les Spellman, tome 4 : Les Spellman contre-attaquent de Lisa Lutz



Les Spellman
Tome 4 : Les Spellman contre-attaquent
de Lisa Lutz

Éditions Le Livre de Poche

Sortie le 28 mai 2014
Format poche / 504 pages / Prix 7,10 €



Présentation de l'éditeur :

À l'âge canonique de 32 ans, Izzy Spellman se laisse convaincre de prendre la direction du cabinet familial de détectives privés. La transition ne sera pas de tout repos ! Sa mère tente de la faire chanter pour l'obliger à rompre avec un barman qui ne correspond pas à son standing. Pris au jeu, son enquêteur infiltré comme maître d'hôtel chez un millionnaire, ne veut plus changer d'emploi. Et Henry, l’un de ses ex, flic accro au bio, essaie de renouer avec elle par tous les moyens... Et comme le pire arrive toujours dans cette famille de dingues, sa petite sœur Rae, la passionaria de l'erreur judiciaire, risque la prison. Mais quoi qu'il arrive, Izzy restera fidèle à la règle nº 1 du code Spellman : éviter tout comportement normal.

Mon avis :

Encore un tome croustillant à souhait dans une famille pas comme les autres. Les personnages continuent leur évolution. Izzy prend au sérieux son nouveau rôle dans l'agence, David c'est sa nouvelle relation qui occupe tout son temps, Rae va se trouver une passion pour les causes juridiques, leur mère Olivia décide de s'impliquer dans les relations amoureuses de ses enfants, leur père Albert fait tampon et Mort aimerait revenir à SanFran.

Encore une fois, on dévore le livre. Les personnages sont toujours aussi dingues mais aussi attachants. On rit, on lève les yeux au ciel, les protagonistes trouvent toujours plus d'idées pour essayer de faire fonctionner leur tribu, et ce, pour notre plus grand bonheur. Au menu : règles, camping, punitions... Ce tome nous poussera plus loin dans les émotions : de la joie, de la peine, on refermera même ce livre avec quelques larmes aux yeux.

L'écriture est toujours aussi sympathique avec des extraits de bandes audio, d'entretiens, de listes diverses, de règles... Ces petits éléments en fait un ouvrage très agréable à lire.

Madame Lutz a réussi de nouveau à écrire un roman prenant, distrayant et qui permet au lecteur de passer un très bon moment de détente. À dévorer sans modération.


Le Joueur d'échecs de Stefan Zweig



Le Joueur d'échecs
de Stefan Zweig

Éditions Le Livre de Poche

Sortie le 9 janvier 2013
Format poche / 128 pages / Prix 3,00 €



Présentation de l'éditeur :

Qui est cet inconnu capable d'en remontrer au grand Czentovic, le champion mondial des échecs, véritable prodige aussi fruste qu'antipathique ? Peut-on croire, comme il l'affirme, qu'il n'a pas joué depuis plus de vingt ans ? Voilà un mystère que les passagers oisifs de ce paquebot de luxe aimeraient bien percer.

Le narrateur y parviendra. Les circonstances dans lesquelles l'inconnu a acquis cette science sont terribles. Elles nous reportent aux expérimentations nazies sur les effets de l'isolement absolu, lorsque, aux frontières de la folie, entre deux interrogatoires, le cerveau humain parvient à déployer ses facultés les plus étranges.

Une fable inquiétante, fantastique, qui, comme le dit le personnage avec une ironie douloureuse, « pourrait servir d'illustration à la charmante époque où nous vivons ».


Mon avis :

Au cours d'une croisière, deux grands joueurs d'échecs vont s'affronter. Tous les deux ont des profils très différents. Si le premier, champion du monde, est réputé pour n'être brillant qu'uniquement aux échecs, le second, lui, fuit l'Europe et la guerre après une année de torture psychologique.

L'auteur nous raconte l'histoire de ces deux joueurs. Il aborde de nombreux thèmes comme la seconde guerre mondiale, la torture, la complexité de l'esprit humain, mais aussi les différentes voies de la réussite, et ce que l'on doit abandonner pour en arriver là.

L'écriture est bonne et on se retrouve happé par l'histoire qui se dévore en deux petites heures. Certains passages sont tellement prenant que le lecteur se retrouvera à lire au même rythme que le déroulement des événements, de manière parfois frénétique et rapide.

C'est une nouvelle intéressante et encore plus sympathique si vous jouez aux échecs.


dimanche 13 mai 2018

Les Vampires de Chicago, recueil de nouvelles : Les Morsures sont éternelles de Chloe Neill



Les Vampires de Chicago 
Les Morsures sont éternelles 
Recueil de nouvelles
de Chloe Neill

Éditions Milady

Sortie le 25 avril 2018
Format poche / 377 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

Découvrez quatre nouvelles inédites dans l’univers des Vampires de Chicago !
8.5 Morsures et bottes de cuirQuand l’une de ses vieilles amies l’appelle à l’aide, Lindsey vole à son secours – quitte à devoir pour cela traîner avec elle Luc, son trop séduisant partenaire...
8.6 Tout est bien qui mord bien
Rien ne résiste à Jeff, hackeur de haut vol, sauf la belle et dangereuse métamorphe Fallon Keene. Jusqu’à ce qu’elle réclame son aide afin de retrouver un objet précieux dérobé à la meute...
10.5 Vacances mordantesLes vacances tant attendues de Merit et Ethan tournent rapidement au drame lorsque leur lieu de séjour s’avère être le lieu d’une querelle séculaire entre vampires et métamorphes. Et si le dernier meurtre en date n’est pas résolu rapidement, ce n’est pas un bain de minuit qui les attend, mais un bain de sang !
12.5 La morsure fantôme
Et si les vampires ne craignent généralement pas les autres morts-vivants, le spectre qui hante les cimetières de Chicago et profane les tombes pourrait se révéler plus dangereux qu'ils ne le croient...

Mon avis :

Quel plaisir de se replonger dans le monde des Vampires de Chicago. Dans ces quatre nouvelles, nous avons la chance de retrouver de nombreux personnages et différents petits problèmes qu'ils ont du régler. 

Le grand plus de ce recueil réside dans les deux premières nouvelles. En effet, dans la première nous en découvrons davantage sur Lindsey et son passé. Dans la seconde, c'est Fallon qui est à l'honneur ; on en apprend plus sur ses devoirs envers la meute et sur quelques traditions. Cependant, ce qui rend ces deux nouvelles irrésistibles, c'est qu'elles marquent l'événement qui va faire que ces deux femmes vont ouvrir leur cœur et s'engager pleinement dans leurs relations avec deux hommes extraordinaires, respectivement : Luc et Jeff. 

Les deux dernières nouvelles sont néanmoins aussi très attrayantes et dans celles-ci, c'est Merit qui redevient la narratrice. Dans Vacances mordantes, on retrouve un personnage qui m'avait personnellement énormément manqué, Damien Garza, on a même des nouvelles de Boo, le petit chaton qu'il avait sauvé. 
Dans la dernière, nos héros préférés se retrouvent confrontés à une menace surnaturelle qu'ils n'avaient encore jamais croisée : les fantômes !

Chaque nouvelle a ses éléments attrayants. On y retrouve le cocktail habituel de la saga : de l'humour, de l'action, une menace surnaturelle et de la romance. À dévorer sans modération pour tous les fans de la série !

dimanche 22 avril 2018

Abîmes et ténèbres, tome 1 : L'éclipse de Nora Roberts



Abîmes et ténèbres
Tome 1 : L'éclipse

de Nora Roberts

Éditions J'ai lu

Sortie le 7 mars 2018
Format broché / . pages / Prix 14,90 €



Présentation de l'éditeur :

Au Nouvel An, un virus inconnu se répand puis tue le tiers de la population mondiale en seulement quelques semaines. Les rescapés fuient, les villes se dépeuplent. Mais à la croisée des chemins se rejoignent certaines destinées. Arlys, journaliste télé, quitte New York, devenue hostile et dangereuse. Lana, enceinte, trouve refuge dans le Maryland auprès de Simon, un ancien militaire.
Et quand l’heure sera venue pour Fallon de venir au monde, la prophétie se révélera. Car cette enfant devra un jour sauver l’humanité. Celui de ses quinze ans…

Mon avis :

L'éclipse est le premier tome d'une saga qui est fortement prometteuse. Très dense, très complète et très bien travaillée, le lecteur se retrouve immergé dans une histoire qui décrit un futur dramatique.

Tout d'abord, petit avertissement au sujet du résumé qui a été très mal rédigé et qui donne beaucoup trop d'informations qui sont carrément des spoilers pour ce premier tome.

Tout commence par une simple partie de chasse en Écosse... Une partie de chasse qui va avoir de lourdes conséquences : La Calamité. Un virus mortel décime la population en un temps record. Les ténèbres s'abattent sur le monde, le chaos s'installe... Avec la disparition d'une partie de la population, le monde perd pied : plus d'électricité, plus d'ordre, plus de communication, plus d'informations...
Pour contrebalancer la perte de la technologie, une partie de la population développe une nouvelle capacité : la magye. Certains d'entre eux choisiront de l'utiliser à bon escient et prendront la voie de la lumière, d'autres l'utiliseront pour faire le mal et préféreront la voie des ténèbres.
C'est le temps de la survie : pillages, meurtres, vendetta mais aussi solidarité, entreaide, partage...

L'auteur a découpé l'ensemble en plusieurs parties. Chaque partie est une grande étape dans la transformation mondiale causée par La Calamité. On suit différents groupes de personnes et on observe ce que chaque étape a comme conséquences dans leurs vies : Arlys, journaliste; Chuck, génie de l'informatique; Fred, stagiaire pour une chaîne de télévision; Katie, enceinte de jumeaux; Jonah, ambulancier; Lana, cuisinière; Max, écrivain; Rachel, médecin urgentiste...
Ce premier tome installe les prémices d'une plus grande histoire. C'est la genèse du nouveau monde.

Nora Roberts a créé quelque chose d'abouti. Elle a travaillé et bien détaillé tous les aspects des conséquences qu'un tel fléau pourrait produire, tout cela en intégrant en même temps la magye et les effets supplémentaires que cela peut avoir sur la population.
C'est un livre passionnant et très bien écrit. On ne s'ennuie pas. Chaque partie est bien dosée, les bonds dans le temps bien calculés. L'auteur nous offre une dystopie avec tout ce que l'on aime : un virus mortel, de la magye, de la survie, une prophétie et surtout nous promet un futur sauveur qui va exploser la tête des méchants, le tout sur fond de légende celtique.

C'est la nouvelle série à ne pas manquer pour les fans d'urban fantasy / dystopie. Tous les ingrédients sont là et on a aux fourneaux une écrivaine de talent. Le résultat est parfait et délicieux !

samedi 14 avril 2018

La duchesse de Bloomsbury Street de Helene Hanff



La duchesse de Bloomsbury Street
de Helene Hanff

Éditions Payot

Sortie le 14 octobre 2015
Format poche / 189 pages / Prix 7,10 €



Présentation de l'éditeur :

Imaginez un croisement entre Mme de Sévigné et Woody Allen : vous obtiendrez Helene Hanff, qui doit son passeport pour l'éternité à un talent unique d'épistolière joint à une perfusion d'humour juif new yorkais et à un amour immodéré pour la littérature anglaise. Son best-seller, 84, Charing Cross Road, est né de vingt ans de correspondance (1949-1969) avec le personnel d'une librairie londonienne spécialisée en livres rares. Ici, Helene arrive enfin à Londres en juin 1971. L'ami libraire, Frank Doe, est décédé sans qu'elle ne l'ait jamais rencontré, mais sa veuve, sa fille et une foule de personnages hauts en couleur l'accueillent lors de ce séjour, ses premières vacances à l'âge de cinquante-quatre ans.

Mon avis :

La duchesse de Bloomsbury Street de Helene Hanff fait directement suite à 84 Charing Cross Road. Le lecteur perd tout l'intérêt du livre s'il n'a pas lu ce dernier avant.

En effet, après avoir correspondu pendant dix-neuf ans avec Frank Doel, libraire chez Marks & Co, librairie Londonienne, Helene a enfin la possibilité de venir rendre visite à ses amis. Elle avait dû annuler plusieurs fois sa venue suite à différents aléas de la vie.
Mais enfin, en 1971, la voilà dans l'avion qui la mène à Londres ! Elle en a rêvé toute sa vie. Plus encore ces dix-neuf dernières années où elle s'est fait de nouveaux amis là-bas grâce à sa correspondance.

Suite à la publication sous forme de roman de ses échanges avec Frank, sa maison d'édition anglaise lui offre l'opportunité de venir à Londres afin d'en faire la promotion. Ni une, ni deux, elle saute sur l'opportunité ! Ce second roman est le journal de bord de son voyage à Londres. Elle y raconte chaque journée passée là-bas : ses visites, ses rencontres, etc. Encore une fois, c'est son histoire qu'elle publie ici. Son journal.

Le début de ce roman est particulièrement touchant. Je ne nierai pas avoir versé ma petite larme en lisant les premiers chapitres. La fin de 84, Charing Cross Road est assez abrupte et le début de La duchesse de Bloomsbury Street, nous permet de panser notre chagrin qui ne nous a pas quitté depuis la fin du premier roman.

Lire Helene via ses lettres ou via son journal est tout aussi savoureux. Encore une fois on y retrouve son humour, son franc parlé, mais ici plus que sa passion pour les livres, on découvre sa passion pour l'Angleterre. C'est un pays qui a vu naître nombre d'auteurs et de grands hommes et femmes et elle est extrêmement touchée de pouvoir fouler des pieds les lieux où jadis ces personnes ont vécu. Sa passion et son enthousiasme sont communicatifs et on souhaiterait pourvoir se balader et visiter tous ces endroits avec elle !

C'est un joli roman qui fait parfaitement suite à ses lettres et qui comblera le lecteur qui souhaitait, tout autant qu'Helene, qu'elle puisse un jour se rendre au 84, Charing Cross Road.


mercredi 11 avril 2018

84, Charing Cross Road de Helene Hanff



84, Charing Cross Road
de Helene Hanff

Éditions AUTREMENT

Sortie le 2 novembre 2016
Format broché / 144 pages / Prix 16,00 €



Présentation de l'éditeur :

"3 novembre 1949
Les livres me sont bien parvenus, le Stevenson est tellement beau qu’il fait honte à mes étagères bricolées avec des caisses à oranges. Moi qui ai toujours eu l’habitude du papier trop blanc et des couvertures raides et cartonnées des livres américains, je ne savais pas que toucher un livre pouvait donner autant de joie."

Livre culte depuis sa première publication en 1970, ce petit joyau de correspondance est une véritable déclaration d’amour aux livres et aux librairies.

Mon avis : 

Voici un très joli roman épistolaire qui reprend la correspondance d'Helene Hanff, New-Yorkaise, avec Frank Doel libraire dans une librairie de livres d'occasion à Londres.

Helene aurait pu aller chercher ses livres dans une bibliothèque ou dans les multiples librairies établies à New-York, mais elle a choisi de faire affaire avec la librairie Marks & Co du 84 Charing Cross Road à Londres. Et c'est ainsi que commence une correspondance de dix-neuf années ! Dix-neuf années d'envois de livres, d'échanges, d'amitié... sans jamais se rencontrer.

La richesse de ces lettres provient principalement de l'humour et de la répartie de Helene Hanff. Elle a un franc parlé, elle aime taquiner, on se régale à la lire, réclamer des livres à Frank ou s'extasier devant le nouvel ouvrage qu'elle a reçu. Ce qui fait le charme du roman, c'est aussi la gentillesse d'Hélène qui n'hésite pas à envoyer des vivres à ses nouveaux amis libraires qui subissent le rationnement suite à la Seconde Guerre Mondiale.

C'est un roman plein de vie, plein de gentillesse et d'amour des livres. On se délecte à lire ces échanges et on les apprécie encore davantage en sachant que tout cela est une histoire vraie et que l'auteur a publié sa propre correspondance.

C'est un petit bijou qui se lit en un rien de temps, qui vous donnera le sourire et un peu de chaleur dans le cœur.

Attention, après ce roman, il faut lire La duchesse de Bloomsbury Street de Helene Hanff, qui fait directement suite à 84, Charing Cross Road et qui le complète parfaitement. Même si vous pouvez vous arrêter au premier, vous perdriez beaucoup à ne pas lire la suite !


mardi 10 avril 2018

Nouveaux contes traditionnels de Bretagne de Tristan Pichard



Nouveaux contes traditionnels de Bretagne
de Tristan Pichard

Éditions Locus Solus

Sortie le 21er février 2018
Format numérique / 160 pages / Prix 2,99 €



Présentation de l'éditeur :

Quand une princesse au sein d’or défend son honneur bafoué, quand ici un poisson d’or, là un chapeau enchanté permettent aux plus pauvres d’exaucer tous leurs souhaits, quand le Diable chevauche lla nuit sur la lande, c’est que le temps du conte a commencé. En voici 12 traditionnels de Bretagne, illustrés et modernisés, qui donnent au conteur un peu de répit face à l’Ankou faucheur d’âmes.

Mon avis :

J'ai eu un petit coup de cœur pour ce recueil de nouvelles. J'ai beaucoup aimé le travail de l'auteur sur la mise en place des nouvelles et leur intégration dans une histoire plus grande encore. J'ai trouvé ça super original et une fois commencé, on a qu'une hâte : finir les douze nouvelles afin de revenir à l'histoire de départ. J'ai adoré l'idée !

Les nouvelles sont très sympathiques, se lisent facilement et avec beaucoup d'intérêt. Les illustrations à chaque début de chapitre apportent encore un plus à l'ensemble.

À travers ces différentes nouvelles, on se balade dans toute la Bretagne, on croise des êtres magiques ou féériques, on en prend plein les yeux. Mais au-delà, les contes sont là pour donner des leçons et pour apprendre. Ainsi, chaque nouvelle a sa morale qui est enseignée au travers de ses personnages : malins, bêtes, avides, bons, paresseux, etc. On retrouve là un des objectifs du conte : faire réfléchir le lecteur sur la vie.

C'est un recueil très sympathique aux histoires courtes mais intéressantes, le tout assemblé dans une construction originale. Je le recommande !


mercredi 4 avril 2018

Frau Faust, tome 01 de Kore Yamazaki



Frau Faust
Tome 01
de Kore Yamazaki

Éditions Pika

Sortie le 2 novembre 2017
Format poche / 176 pages / Prix 7,50 €



Présentation de l'éditeur :

Érudite, mystérieuse et dotée d’étranges pouvoirs, la jeune femme que Marion rencontre par hasard en ville semble traverser les âges et renfermer bien des secrets. Mais lorsqu’elle demande à notre héros de l’aider à pénétrer dans une église en pleine nuit pour retrouver son « chien », il ne fait plus aucun doute que Johanna s’est affranchie des règles sacrées de l’Inquisition et que l’étrange aura qui l’enveloppe revêt des allures profanes. Quel est son lien avec le docteur Faust dont parlent les légendes ? Où se trouve la frontière morale entre le bien et le mal ? Toutes les certitudes du jeune Marion s’apprêtent à être bouleversées.

Mon avis :

Ce manga revisite le mythe du docteur Faust de manière originale. Ici, le docteur est une femme et elle cherche à tout prix à retrouver son démon Méphistophélès. En chemin, elle rencontrera un jeune garçon, Marion, qui va suivre dans son périple.

C'est à travers les yeux de Marion que l'on découvre qui est le docteur Faust. Qui est-elle ? D'où vient-elle ? Quel est son passé ? Parfois les apparences peuvent être trompeuses et ce premier tome nous fait comprendre qu'il y a beaucoup à découvrir au delà de la surface.

Le lecteur se retrouve plongé dans l'Allemagne du XVème siècle. On y découvre l'alchimie, l'inquisition, le clergé... mais aussi et surtout l'histoire du fameux docteur Faust.

L'intrigue est prenante, on souhaite découvrir la suite et l'on regrette que le premier tome se termine si vite.
L'auteur a intégré une nouvelle à la fin de ce tome qui n'a pas de lien avec Frau Faust : Le Musée Invisible. C'est une très belle histoire, toute en poésie qui apporte un beau plus à l'ensemble de ce livre.
Pour information, la série est terminée au Japon et comprend 5 tomes.

lundi 2 avril 2018

L'Atelier des Sorciers, tome 01 de Shuji Takizawa



L'Atelier des Sorciers
Tome 01
de Shuji Takizawa

Éditions Pika

Sortie le 7 mars 2018
Format tankobon broché / 208 pages / Prix 7,50 €



Présentation de l'éditeur :

Coco a toujours été fascinée par la magie. Hélas, seuls les sorciers peuvent pratiquer cet art et les élus sont choisis dès la naissance. Un jour, Kieffrey, un sorcier, arrive dans le village de la jeune fille. En l’espionnant, Coco comprend alors la véritable nature de la magie et se rappelle d’un livre de magie et d’un encrier qu’elle a achetés à un mystérieux inconnu quand elle était enfant. Elle s’exerce alors en cachette. Mais, dans son ignorance, Coco commet un acte tragique !
Dès lors, elle devient la disciple de Kieffrey et va découvrir un monde dont elle ne soupçonnait pas l’existence !

Mon avis : 

Voici un premier tome très prometteur. 
Dans un monde où la magie existe, seul un petit nombre de personnes sont dans le secret et savent l'utiliser : les Sorciers. Coco est fascinée par la magie, elle rêve de pouvoir l'utiliser. Son souhait se voit exaucé un jour, mais malheureusement tout ne se passera pas comme prévu. 

Le lecteur entre vite dans l'histoire. Coco est une petite fille attachante, pleine de bonne volonté, de gentillesse et de gaité. Son plaisir évident face à toute forme de magie et son enthousiasme donnent une belle bouffée de fraîcheur à ce manga. 
Le monde est bien construit, l'auteur a créé un mode de fonctionnement de la magie qui peut peut-être faire penser à d'autres mangas ou romans, néanmoins elle a ses propres codes et idées, ce qui fait que l'on apprécie l'ensemble. On comprend que les Sorciers forment un groupe à part entière, qu'il existe même une académie, des villages... Mais l'auteur ne nous en donne qu'un aperçu, juste de quoi accrocher le lecteur et lui donner envie d'en savoir plus. 

Le graphisme est magnifique. Certaines planches font même plus penser à de la B.D. qu'à du manga. On admire les dessins, le trait, on est envouté par l'ensemble. C'est plus que réussi !

C'est donc un premier tome très intéressant et magnifique. C'est un manga à découvrir !

mercredi 14 mars 2018

La Trilogie du rempart sud, tome 1: Annihilation de Jeff VanderMeer



La Trilogie du rempart sud
Tome 1: 
Annihilation
de Jeff VanderMeer

Éditions Le Livre de Poche

Sortie le 20 septembre 2017
Format poche / 240 pages / Prix 7,10 €



Présentation de l'éditeur :

« Notre expédition était la première à entrer dans la Zone X depuis plus de deux ans. En regardant ce paysage paisible, je ne pense pas qu'aucune d'entre nous n'en voyait encore la menace. »

La Zone X, mystérieuse, mortelle.
Et en expansion.
Onze expéditions soldées par des suicides, meurtres, cancers foudroyants et troubles mentaux.
Douzième expédition. Quatre femmes. Quatre scientifiques seules dans une nature sauvage.
Leur but : ne pas se laisser contaminer, survivre et cartographier la Zone X.

Mon avis :

L'immersion est immédiate. Le lecteur se retrouve happé par la lecture de ce premier tome. Quatre femmes ont été envoyées dans la Zone X, zone mystérieuse et mortelle, afin de la cartographier et trouver des réponses sur cet endroit.
Avec la biologiste, une des participantes à l'expédition, nous découvrons la zone X dont on ne sait presque rien. Beaucoup d'informations sont tues. Mais il est clair que les personnes qui ont été envoyées là-bas mettent leur vie en jeu.

C'est un roman passionnant aux tons inquiétants et mystérieux. L'ambiance est là pour nous plonger dans un monde étrange où les questions sont plus nombreuses que les réponses.

L'écriture est faite sous forme de journal. Un journal que la biologiste remplit pour faire part de ses observations mais aussi de ses souvenirs. Pourquoi est-elle là ? Quel est son rôle ? Que cherche-t-elle ?

Si la fin offre plusieurs réponses, beaucoup d'interrogations ne trouveront pas d'explications mais qu'importe, certaines informations ne sont pas indispensables, on apprend à accepter de ne pas tout savoir.

C'est un premier tome qui se suffit à lui-même. Passionnant, un vrai page-tuner, il est à découvrir !


dimanche 11 mars 2018

Dirk Gently, détective holistique, tome 1 : Un cheval dans la salle de bains de Douglas Adams



Dirk Gently, détective holistique
Tome 1 : Un cheval dans la salle de bains

de Douglas Adams

Éditions Gallimard

Sortie le 6 février 2003
Format poche / 375 pages / Prix 7,25 €



Présentation de l'éditeur :

De Sherlock Holmes à Philip Marlowe, il existe une longue tradition de détectives privés brillants, astucieux, à qui on ne la fait pas. Malheureusement, Dirk Gently n'en fait pas partie. Plus intéressé par la télékinésie, la physique quantique et les pizzas froides que par la chasse minutieuse aux indices, Dirk Gently emploie pour ses enquêtes des méthodes, disons... particulières, avec des résultats, disons... inattendus. Dirk Gently est un détective holistique. Chargé - sans fierté excessive - de retrouver un chat disparu, Gently va être confronté à un fantôme ahuri, un voyageur temporel, un secret dévastateur plus ancien que l'humanité et qui menace de la mener à une fin prématurée... et à un cheval, qui trône nonchalamment dans une salle de bains. En plus, le petit chat est mort. Le plus grand roman policier, romantique, d'humour, de voyage dans le temps, d'horreur et fantastique jamais écrit. Le seul, à la réflexion.

Mon avis :

Après avoir vu la série télévisée diffusée actuellement sur Netflix et pour laquelle j'ai eu un énorme coup de cœur, je me suis dirigée naturellement vers les romans desquels elle était tirée.

Bien que très différent de la série télévisée, ce premier roman est dans le même ton : loufoque, décalé, provocant, mystérieux... L'histoire est quasiment indescriptible avant d'arriver à la fin du roman. Plusieurs intrigues se développent avant que le lecteur comprenne réellement comment tout est lié. N'est-ce pas là l'essence même du terme holistique ? L'auteur joue avec le lecteur, nous emmène à différents endroits, trouble nos sens, nos repères pour au final nous présenter l'histoire dans son ensemble.

La première partie du roman peut être assez troublante. Où tout cela nous mène ? Que se passe-t-il réellement ? Où est Dirk ? Le fameux détective n'apparaît, malheureusement, pas avant la seconde et dernière partie du roman. Cet homme étrange semble détenir des secrets et des talents mystérieux.
Le lecteur est vite pris dans l'histoire, surtout à partir du moment où les éléments de science-fiction font leur apparition.

L'écriture est très intéressante. L'auteur a un talent incontesté pour jouer avec les mots, le lecteur a tout autant de plaisir à suivre l'histoire qu'à lire le style de Douglas Adams.
Ce roman est surprenant sur bien des points. À découvrir pour tous les fans de SF.