mercredi 19 décembre 2018

Amber Farrell : tome 2 : La voix du dragon de Mark Henwick



Amber Farrell
Tome 2 : La voix du dragon
de Mark Henwick

Éditions Milady

Sortie le 24 octobre 2018
Format poche / 545 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

« Quelqu’un allait me trahir avant la fin de la semaine. »
Amber commence enfin à accepter sa place au sein de la communauté surnaturelle de Denver, mais celle-ci s’accompagne de responsabilités aussi lourdes que dangereuses. Entre mensonges et non-dits, tous ont des secrets à cacher, à commencer par Amber elle-même. Une assemblée des différentes factions athanates se prépare, et la guerre entre ceux qui prônent le secret et ceux qui voudraient asservir les humains menace. Chacun a ses propres intérêts à défendre, et tous ont beaucoup à perdre, mais il est une seule chose sur laquelle tous s’accordent : Amber est à l’origine de tous ces bouleversements. Prise en étau entre Athanates, adeptes et loups, Amber sait que son salut ne tient qu’à un fil...

Mon avis :

Quelle lecture fastidieuse... J'en suis venue à bout, douloureusement.
Le premier tome ne m'avait pas emballée plus que cela, mais souvent les premiers tomes ne sont pas très représentatifs de la saga, c'est pourquoi j'ai continué avec le second. Et je dois dire que celui-là est encore pire.

C'est ahurissant, rétrospectivement, tout ce par quoi passe Amber et comment elle arrive toujours à s'en sortir. On apprend à un moment qu'il y a plusieurs centaines de personnes à ses trousses, néanmoins elle ne se fait jamais capturer. Elle déjoue tous les pièges. Je veux bien que son entraînement dans l'armée et ses pouvoirs d'Athanate l'aident, mais à un moment, il faut rester crédible...
Il faudra aussi m'expliquer comment elle arrive à faire tout ce qu'elle fait dans une journée. Elle va à droite à gauche, enquête sur un truc, aide une autre personne, prépare un coup, s'envoie en l'air, cherche des informations et tout cela en une journée. Et puis, c'est génial comment tout le monde l'aide en lui donnant/prêtant une voiture, une moto, puis du matériel de l'armée, des camions, un système de brouillage téléphonique, un appartement (!)...

Ceci n'était que le côté matériel et très pragmatique, passons au côté relationnel.
L'auteur annonce clairement qu'Amber, qui s'identifie dans le tome 1 comme hétéro et monogame, va devenir polygame et bisexuelle. Encore un coup de sa transformation qui, en plus de changer ses capacités physiques, impacte aussi son orientation sexuelle et ses relations. D'ailleurs, on peut même dire que sa nouvelle transformation met le feu dans sa petite culotte : elle est régulièrement excitée quand elle rencontre Bian ou Diana. Ah non, pardon, c'est un coup des prions Athanates... Et puis, c'est carrément l'explosion quand elle est en compagnie d'Alex, hurlements et vêtements arrachés, à tel point qu'elle se balade ensuite l'entrejambe à l'air car elle est tellement sur son nuage qu'elle n'a pas remarqué que son jean était arraché...
De plus, quand on réalise qu'elle ne connaît les personnes avec qui elle s'unit que depuis une semaine et que celles-ci aussi sont prêtes à tout lâcher pour s'unir à elle, c'est dur à avaler. Ah oui, encore une fois, ce sont les pouvoirs Athanates qui lui disent qui est fait pour elle. Mais qu'en est-il des autres qui ne sont pas Athanates ?

Et ce n'est pas tout ! Si ce qui est cité précédemment ne suffit pas, il faut ajouter que l'écriture de l'auteur est plus que moyenne et son style est même carrément énervant. Plusieurs fois, il annonce à l'avance qu'Amber a fait le mauvais choix ou qu'elle va tomber dans un piège parce qu'elle n'a pas assez réfléchi ou encore dès les premiers chapitres on sait qu'il y a un espion... Ce qui fait qu'en tant que lecteur, on sait déjà tout ce qu'il va se passer et on n'a plus aucun élément de surprise. Cela casse complètement le rythme du récit puisque de toute façon on sait déjà ce qu'il va se passer et quand l'action va arriver.

C'est donc une série très très moyenne, qui m'a fait lever les yeux au ciel plus d'une fois.



dimanche 9 décembre 2018

La tresse de Laetitia Colombani



La tresse
de Laetitia Colombani

Éditions Le Livre de Poche

Sortie le 30 mai 2018
Format poche / 240 pages / Prix 7,20 €



Présentation de l'éditeur :

Les destins croisés de trois femmes, sur trois continents. En Inde, Smita, intouchable, rêve de voir sa fille apprendre à lire. Giulia est ouvrière à Palerme. Quand son père a un grave accident, elle découvre que l'atelier familial est ruiné. Sarah, avocate canadienne, apprend quelle est atteinte d'un cancer du sein. Prix Relay 2017, Globe de cristal du meilleur roman 2018. Premier roman.


Mon avis :

La tresse est un roman court, mais assez fort. Bien que la fin ne soit pas totalement satisfaisante, j'ai passé un bon moment de lecture. On découvre le destin de trois femmes, trois femmes sur des continents différents, aux vies bien dissemblables. Ce ne sont que des tranches de vies et on les suit sur le moment qui va changer leur vie à jamais. 

Le livre étant court, le lecteur est directement propulsé dans l'histoire. Les intrigues sont peu joyeuses et on découvre ainsi le drame qui va transformer la vie de ces héroïnes à jamais. Toutefois, elles décident de se battre et de ne pas laisser les événements les submerger.
Ce livre nous montre que même dans les situations difficiles, on peut toujours se battre et en ressortir grandi. 

La fin m'a laissée un peu sur ma faim, surtout concernant l'une des protagonistes. J'aurai aimé avoir davantage de certitudes sur son avenir. 
L'écriture est simple et fluide, le roman se lit très facilement et rapidement. 

C'est donc un petit livre intéressant, qui met en avant le destin de femmes bien différentes. 






vendredi 16 novembre 2018

Déracinée de Naomi Novik



Déracinée
de Naomi Novik

Éditions J'ai lu

Sortie le 26 septembre 2018
Format poche / 509 pages / Prix 8,50 €



Présentation de l'éditeur :

Depuis toujours, le village de Dvernik est protégé des assauts du Bois - une forêt maléfique douée d'une volonté propre - par le "Dragon", un puissant magicien. Celui-ci, en échange de ses services, prélève un lourd tribut : à chaque génération, la plus jolie jeune femme de la communauté disparaît dans sa tour. Cette année, c'est Kasia qui sera choisie. Forcément, c'est la plus belle, la plus populaire. Personne n'en doute, et encore moins Agnieszka, qui n'a jamais voulu de cet honneur. Mais les choses ne vont pourtant pas se passer comme prévu, et Agnieszka va découvrir un monde au-delà de l'entendement...


Mon avis :

Que ce soit dit : ce livre a été un gros coup de cœur. J'ai adoré du début à la fin ! Et plus encore puisque je poursuis en quelque sorte ma lecture en recherchant des romans sur les histoires traditionnelles de Russie et de Pologne. 

Ce roman est enchanteur, il se dévore tout seul. L'intrigue est palpitante. On suit Agnieszka qui, contre toute attente, se retrouve choisie par le Dragon pour aller vivre dans sa tour pendant 10 ans. Personne ne sait ce que deviennent les filles choisies, si ce n'est que 10 ans plus tard, quand elles réapparaissent, elles font le choix de quitter la région et ne remettent plus jamais les pieds dans leur village natal. 

Je ne dis pas que ce roman est exempt de défauts, cependant ils ne sont pas assez importants pour en tenir rigueur à l'ouvrage. Le roman parle de magie, de sorcières, de royaumes, d'un Bois maléfique, d'une reine disparue... L'écriture est comme un chant, comme le chant d'Agnieszka quand elle invoque la magie. C'est fluide, ça coule de source, c'est magique. 

Les protagonistes sont captivants, on a beaucoup de plaisir à les découvrir, à en apprendre davantage sur eux, leur passé, leurs blessures, leurs défauts, mais aussi leurs motivations, leurs désirs. 

Je recommande chaudement ce roman ! 


mercredi 14 novembre 2018

La Maîtresse de Rome de Kate Quinn



La Maîtresse de Rome
de Kate QUINN

Éditions Pocket

Sortie le 20 juin 2013
Format broché / 696 pages / Prix 8,60 €



Présentation de l'éditeur :

La Rome du Ier siècle est sauvage. Des banquets aux orgies, des jeux du cirque aux complots politiques, la capitale de l'Empire sombre dans une frénésie de plaisir et de violence. Thea, jeune esclave d'une arrogante aristocrate, va bientôt devenir la femme la plus influente de la cité. Belle et intelligente, elle fera tout pour préserver son amour pour Arius le Barbare, gladiateur et idole du peuple. Quitte à défier l'Empereur, qui s'est promis d'en faire sa maîtresse...


Mon avis :

Ce roman nous plonge dans la Rome antique, sous le règne de l'empereur Domitien, où nous suivons Théa, une jeune esclave.

L'histoire s'étale sur une douzaine d'années au cours desquelles nous allons découvrir la vie à Rome, les jeux du cirque, la place des esclaves dans la société, l'empereur Domitien, le Sénat, les vestales, les gladiateurs...
En tant que lecteur nous apprenons beaucoup de choses et les deux pages supplémentaires à la fin du roman expliquant quels sont les faits inventés et les faits réels est un gros plus. Il est très agréable de pouvoir savoir exactement quelle est la part de fiction d'un roman historique et quels sont les événements qui se sont réellement produits. 

L'intrigue est prenante. L'histoire de Théa est très intéressante, pleine de rebondissements, de drames, de joies, nous suivons cette jeune fille avec beaucoup d'intérêt. C'est un personnage fort attachant, avec du caractère mais aussi intelligente et cultivée. Son statut d'esclave est lié à sa religion ; malheureusement, à cette époque, c'était une raison suffisante pour perdre sa liberté. 
Les autres protagonistes sont aussi captivants : Arius le farouche gladiateur, Domitien l'empereur terrible, la détestable Lepida, mais aussi le cultivé sénateur Marcus, et bien d'autres encore.  

C'est un roman qui nous entraîne dans les aspects les plus sombres de cette époque. Les sujets traités sont parfois durs, souvent brutaux. Le sexe et la violence sont omniprésents. Cependant, l'auteure ne rentre pas dans le gore ou l'horreur. Elle ne décrit pas les événements les plus difficiles, elle fait des ellipses bien placées afin d'éviter au lecteur les actes les plus abominables. 

Le lecteur se retrouve entraîné dans une histoire incroyable à une époque passionnante. Malgré les 700 pages, les chapitres défilent et on ne voit pas le temps passer. 



lundi 12 novembre 2018

LoveStar de Andri Snaer Magnason



LoveStar
de Andri Snaer Magnason

Éditions J'ai lu

Sortie le 6 mai 2017
Format poche / 382 pages / Prix 8,00 €



Présentation de l'éditeur :

LoveStar, industriel génial et visionnaire, a bâti sa fortune sur un système de communication inspiré des oiseaux migrateurs, libérant pour toujours l'humanité du carcan de l'électronique. Et ce n'était que le premier jalon de son empire. Entre autres inventions révolutionnaires, REGRET vous permet de rembobiner vos enfants, inLove calcule votre âme soeur sans erreur possible, et avec LoveMort vous pouvez offrir à vos concitoyens le spectacle grandiose de votre corps changé en étoile filante. Indridi et Sigidur filaient le parfait amour, jusqu'au jour où Sigidur reçoit sa lettre d'inLove : ça y est, le système a trouvé son seul et unique... mais ce n'est pas Indridi !


Mon avis :


L'auteur nous plonge dans un avenir très spécial, un monde futuriste où un homme, Lovestar, a créé diverses inventions permettant d'« améliorer » la vie des personnes. 
Ainsi, chaque personne est continuellement connectée. Elle peut à tout moment téléphoner à quelqu'un, augmenter le thermostat chez elle, allumer les lumières et faire une recherche sur internet, le tout par la pensée.
Il est aussi possible de « rembobiner » les enfants. Si un enfant a mal démarré dans la vie et qu'il est trop capricieux, qu'il est méchant ou violent, il est possible de le rembobiner et de recommencer à zéro. Lovestar a aussi créé InLove, un système qui permet de trouver l'âme sœur. Une fois celle-ci trouvée, vous passerez le plus clair de votre temps avec elle, les yeux dans les yeux, scotché l'un à l'autre. Et ce ne sont que quelques exemples des nombreuses inventions de Lovestar. 

Cette dystopie est traité avec beaucoup d'absurde. Néanmoins, nous ne pouvons pas nous empêcher de nous demander si nous ne nous dirigeons pas vers ce genre de situations, aussi insensées soient-elles...
Sous la belle surface de cette vie, le lecteur aperçoit rapidement que tout n'est pas si beau. Certains passages font même écho au très célèbre 1984 de George Orwell. 
Ce roman est traité de telle sorte qu'il cherche à faire rire ou du moins sourire le lecteur. L'auteur part parfois dans des situations tellement rocambolesques que ça en devient aberrant. Ce côté complètement décalé peut rebuter plus d'un lecteur qui décrochera en cours de route à la lecture de l'ouvrage. 
C'est malgré tout un roman qui fait réfléchir, qui fait écho au monde d'aujourd'hui et qui dénonce des pratiques et vers quoi nous nous dirigeons. C'est donc une dystopie originale qui choisit un ton différent de ce qu'on a l'habitude de lire, un ton comique et extravagant. 



vendredi 9 novembre 2018

Les Jours meilleurs de Cecelia Ahern



Les Jours meilleurs
de Cecelia Ahern

Éditions Milady

Sortie le 13 juin 2018
Format poche / 381 pages / Prix 7,90 €



Présentation de l'éditeur :

Une histoire aux couleurs de l’espoir par la talentueuse auteure de P.S. I Love You...
À force de traquer le scoop et de dévoiler la vie privée des gens dans les colonnes de la presse à scandale, Kitty est dans l’impasse. Sa carrière de journaliste piétine, et ses frasques lui valent une réputation désastreuse. Tout s’effondre quand elle apprend que Constance, la femme qui lui a tout appris, vit ses derniers instants. Elle se rend à son chevet et lui demande quelle histoire elle a toujours rêvé d’écrire. Mais la réponse arrive trop tard, sous la forme d’une liste de cent noms, sans aucune explication. Bien décidée à percer le mystère, Kitty tente de comprendre ce qui relie entre eux ces inconnus. En allant à leur rencontre, elle va découvrir des aspects pour le moins inattendus de la vie de Constance et peut-être même trouver un sens à la sienne.
« Ces pages vous mettront du baume au cœur et les larmes aux yeux. » - Romantic Times
« Cecelia Ahern a décidément plus d’un tour dans son sac : elle réussit encore à nous surprendre. » - Bookreporter
« Un conte émouvant sur les nouveaux départs. » - Kirkus
« Ce conte émouvant ravira tous les fans de Cecelia Ahern. » - Booklist


Mon avis :

C'est toujours un bonheur de lire un livre de Cecelia Ahern. Cette auteure a toujours le ton juste, elle arrive à exprimer grâce à sa plume des sentiments complexes, des ressentis, des impressions qui font écho à notre vie. On arrive à chaque lecture à s'identifier à des situations ou à des personnages. 

Encore une fois, ce roman fait mouche. Kitty est une journaliste qui a fait une énorme boulette dans son travail. Une boulette tellement grave qu'elle se retrouve devant le tribunal. Cette erreur lui a mis tout le monde à dos, sa vie est devenue un enfer. En pleine tempête émotionnelle, Kitty décide de rendre hommage à sa mentor et meilleure amie Constance et d'écrire l'histoire que cette dernière n'a pas eu le temps de terminer. Néanmoins, la tâche va se révéler plus ardue que prévu. En effet, Kitty ne dispose que d'une liste avec cent noms. Cent noms et aucune note explicative, aucune adresse, aucun indice pouvant indiquer quel est le sujet de l'article.
S'ammorce alors une course contre la montre pour Kitty : trouver ces personnes, trouver le lien les réunissant et rédiger l'article qui sera un hommage à la grande femme qu'était Constance. 

C'est un roman merveilleux. Il commence dans une ambiance assez lourde. Kitty est harcelé, elle perd son travail, sa meilleure amie perd son combat contre le cancer... bref, elle vit des jours plus que difficiles. Heureusement, l'auteure ne nous laisse pas longtemps nous morfondre avec l'héroïne. Cette dernière prend les choses à bras le corps afin de réussir son article et cette quête va lui rappeler pourquoi elle voulait être journaliste et va la rappeler à elle-même. 

C'est un très beau roman qui encourage les gens à être acteur de leur vie, mais aussi à l'apprécier et à se rendre compte de la valeur de celle-ci. 
L'auteure utilise des mots justes et nous entraîne dans une très belle histoire qui nous laisse avec un sourire aux lèvres et peut-être même quelques poussières dans l'œil. C'est un roman feel good que je recommande chaudement. 


mercredi 7 novembre 2018

L'origine: Amber Farrell, Tome : 0 de Mark Henwick



L'origine: Amber Farrell
Tome : 0
de Mark Henwick

Éditions Milady

Sortie le 22 août 2018
Format numérique / 158 pages / Prix 2,99 €



Présentation de l'éditeur :

Découvrez en exclusivité la première aventure d’Amber Farrell, ex-militaire, policière en herbe, et future vampire...
« J’avais perdu toute mon équipe avant de frôler la mort à mon tour. D’une certaine manière, j’étais morte cette nuit-là, et je me retrouvais aujourd’hui dans cette situation précaire, à marcher sur une corde raide entre la traque de créatures prétendument imaginaires et le risque de finir enfermée si j’en devenais une. »
Seule survivante d’une attaque meurtrière qui décime son unité, Amber Farrell est contrainte de quitter les forces spéciales pour s’enrôler dans la police de Denver. Mais si elle a échappé de justesse à la mort, l’armée ne la laissera pas s’en tirer si facilement. Car sa vie et sa liberté dépendent de sa véritable mission : si elle ne parvient pas à prouver l’existence des vampires et à retarder sa propre transformation, c’est le retour en cellule qui l’attend... Lorsqu’une série de morts suspectes frappe la ville, Amber se voit obligée de choisir entre devoir et instinct, entre ce que lui imposent ses obligations et ce que lui dicte sa conscience.
Amber fait à présent partie d’un monde nouveau, et il n’est plus possible de revenir en arrière...
Retrouvez Amber Farrell dans La morsure du serpent, premier tome de cette nouvelle série passionnante.


Mon avis : 

J'ai fait le choix de lire d'abord le tome 1 avant de lire ce tome sur les origines d'Amber. Ce qui correspond d'ailleurs à l'ordre d'écriture de l'auteur. 

Mon premier constat, c'est que le titre ne correspond pas vraiment à l'histoire. L'origine aurait dû davantage correspondre à ce qu'il s'est passé dans l'armée et raconter l'événement qui a changé la vie d'Amber. Or ici, l'histoire, qui est bien un préquel, raconte comment Amber est devenue détective privée. 

Après un événement dramatique qui a décimé toute son unité, Amber n'est plus la même et doit quitter l'armée. Elle décide de retourner auprès de sa famille à Denver et de rentrer dans la police. 
Cette vie ne lui convient pas réellement, néanmoins, plusieurs événements vont s'enchaîner qui vont encore une fois changer sa vie. 

Ce préquel est intéressant. Il explique un événement important du passé d'Amber (pas le plus important cependant), qui est souvent mentionné dans le tome 1. On découvre les personnes qui, dans les tomes suivants, font partie de son entourage. 
L'histoire est prenante, mais on reste sur notre faim car on souhaite en savoir plus. 
C'est un tome qui complète bien l'histoire, mais pas suffisant pour vraiment prendre la mesure de la saga. 


mardi 11 septembre 2018

Amber Farrell, tome 1 : La morsure du serpent de Mark Henwick



Amber Farrell
Tome 1 : La morsure du serpent
de Mark Henwick

Éditions Milady

Sortie le 22 août 2018
Format poche / 680 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

« En deux ans, je n’étais ni morte, ni morte-vivante, ce que je considérais comme un exploit. Pourtant, ce n’était pas les occasions qui avaient manqué. Même quand je n’en cherchais pas vraiment. »
Pour Amber Farrell, ex-membre des forces spéciales, la vie de détective privée n’a pas que du bon. Un camion a tenté de l’écraser, sa tête est mise à prix, et les sinistres Athanates veulent à tout prix mettre la main sur elle. Et la semaine ne fait que commencer...

Lorsque la troublante Jennifer Kingslund l’engage pour enquêter sur les sabotages dont elle est victime, Amber découvre que les vampires sont loin d’être les seuls à rôder dans l’ombre de Denver. Une guerre ancienne menace sa patrie, et tous les camps sont bien décidés à l’y entraîner...


Mon avis :

Voici le premier tome d'une nouvelle saga d'urban fantasy. Enfin un peu de sang frais dans le genre. Quoique... plutôt du sang tiède, car on retrouve quand même beaucoup de similarités à des romans du même genre : une héroïne à la langue bien pendue, détective privée, qui n'est pas tout à fait humaine, qui fréquente des êtres pas tout à fait humains et qui se voit confier une enquête qui l'entraînera encore plus dans le monde des surnaturels. 

Cependant, malgré le schéma déjà vu, ce premier tome se lit bien. L'auteur ajoute quelques touches personnelles qui font que le lecteur se retrouve entraîné dans l'histoire. Le rythme est assez soutenu, Amber doit jongler avec de nombreux problèmes qui lui laissent peu de répits. 

Les personnages sont sympathiques, mais c'est un premier tome donc on en découvre trop peu sur eux pour vraiment accrocher à l'un ou à l'autre. L'héroïne est sympathique cependant mis à part son physique original, elle n'a pas grand chose qui la différencie des autres héroïnes du genre. 
La seule personne qui m'a réellement intriguée est Tullah, la secrétaire/assistante d'Amber. 

L'auteur aborde certains sujets de manière superficielle mais laissant supposer un univers intéressant avec sa propre touche. Il faut espérer que dans les prochains tomes les intrigues poussent l'héroïne à s'aventurer davantage dans les différents mondes qu'elle a découverts et qu'elle en apprendra plus sur ses origines. 

C'est donc un premier tome intéressant, mais pas transcendant. Il va falloir lire la suite pour vraiment se faire un avis sur cette nouvelle saga. 

dimanche 9 septembre 2018

Des fleurs pour Algernon de Daniel Keyes



Des fleurs pour Algernon
de Daniel Keyes

Éditions Flammarion

Sortie le 12 janvier 2011
Format broché / 443 pages / Prix 11,00 €



Présentation de l'éditeur :

" Si l'opération réussi bien je montrerai a cète souris d'Algernon que je peux être ossi un télijen quelle et même plus. Et je pourrai mieux lire et ne pas faire de fotes en écrivan et apprendre des tas de choses et être comme les otres. " Chalie Gordon a 33 ans et l'âge mental d'un enfant de 6 ans. Il voit sa vie bouleversée le jour où, comme la souris Algernon, il subit une opération qui multipliera son Q.I. par 3. Charles va enfin pouvoir réaliser son rêve . devenir intelligent. Au jour le jour, il fait le compte rendu de ses progrès. Mais jusqu'où cette ascension va-t-elle le mener ?


Mon avis :

Ce roman est décomposé en comptes-rendus écrits par Charlie Gordon, jeune homme d'une trentaine d'années qui a un Q.I. de 68, mais qui a une incroyable soif d'apprendre. Un jour, des scientifiques viennent le trouver afin qu'il participe à une expérience qui pourrait le rendre jusqu'à trois fois plus intelligent. 

C'est un très beau roman, l'auteur s'est adapté à l'intelligence de Charlie pour écrire ses comptes-rendus. En effet, au début, avant l'opération, le texte est difficile à lire, simpliste et surtout bourré de fautes d'orthographe. Au fur et à mesure de la lecture, on voit l'évolution du personnage à travers ses écrits, mais aussi de ses pensées. Sa capacité de raisonnement va évoluer avec la progression de son intelligence. Mais on va aussi constater que l'intelligence seule ne fait pas un homme. Et que, bien que Charlie progresse à une vitesse folle sur le plan intellectuel, il a encore beaucoup à apprendre émotionnellement. 

Ce roman est poignant. L'auteur, par petites touches et à travers d'autres personnages, nous prévient que l'on risque de souffrir avec Charlie. Et effectivement, l'ascension intellectuelle de Charlie s'accompagne aussi de prises de conscience souvent douloureuses, mais aussi de résurgence de souvenirs déchirants. 

C'est une lecture bouleversante, qui fait réfléchir le lecteur sur l'intelligence et les sentiments, mais aussi sur les personnes et le comportement que l'on peut avoir les uns envers les autres : les personnes intelligentes avec les personnes aux capacités plus limitées, les médecins avec leurs patients, les parents avec leurs enfants...
C'est un très beau roman à découvrir. 


mercredi 11 juillet 2018

Tous mes amis sont morts. de Avery Monsen et Jory John



Tous mes amis sont morts.
de Avery Monsen et Jory John

Éditions J'ai lu

Sortie le 6 juin 2018
Format album / 96 pages / Prix 6,90 €



Présentation de l'éditeur :

Le dernier arbre d'une forêt, le dernier dodo de l'île, un zombie esseulé, un sac à main soldé... Ils ont tous une chose en commun : Tous leurs amis sont morts. De la chaussette dont le binôme est porté disparu à la plante d'intérieur qui voit l'irresponsable propriétaire (que vous êtes) laisser ses amies mourir à petit feu, voici le plus triste livre drôle que vous lirez jamais.

Mon avis :

Ce petit livre est sorti aux États-Unis il y a 4 ans et, depuis, je croise souvent sa couverture ou des références sur les réseaux sociaux. C'est donc avec une joie non contenue que je me suis ruée dessus à sa sortie.

Bien que sa couverture laisse penser le contraire, c'est un livre destiné aux adultes. Il se dévore en 3 minutes chrono, il y a une ligne, voire un mot par double-page. Malgré la lecture rapide, cela ne m'a pas empêché de rire aux larmes et de passer un excellent moment. Les auteurs ont joué à la fois sur les mots, mais aussi sur les dessins. C'est très bien fait et souvent même surprenant. Certaines histoires sont excellentes, d'autres font un flop, mais ces dernières étant en minorité, cela n'est pas vraiment un problème. Il faudrait se procurer le livre en version originale afin de comparer les blagues, peut-être que certaines passent mieux en anglais.

Si vous voulez rire un bon coup, c'est le livre parfait. Je l'ai prêté déjà à plusieurs personnes et il a eu son succès. Je le recommande donc chaudement. Il est vrai que le prix pourrait rebuter certains lecteurs surtout sachant qu'il est très rapide à lire, cependant le plaisir est réellement là et c'est aussi un bonheur de voir quelqu'un le lire. Donc n'hésitez pas trop et partagez-le avec votre entourage.

Une suite est sortie outre Atlantique, espérons qu'on puisse la voir rapidement arriver en France !



dimanche 24 juin 2018

Dévoreur et Le roi cornu de Stefan Platteau



Dévoreur
Le roi cornu
de Stefan Platteau


Éditions J'ai lu 


Sortie le 2 mai 2018 
Format poche / 281 pages / Prix 7,90 €


Présentation de l'éditeur :

Vidal Silarius, brave éleveur d'ânes des monts de soufre, est un bon père et un camarade fidèle. Mais lorsqu'un astre s'embrase au-dessus de sa demeure, l'homme se met peu à peu à changer, sous les yeux horrifiés de ses enfants et de son amie Aube. La lumière néfaste du Dévoreur est en train d'accoucher d'un monstre... Jusqu'où Aube est-elle prête à aller pour le ramener parmi les humains ? Conte sanglant dont la puissance d'évocation symbolique n'a d'égal que la justesse stylistique, Dévoreur, ici précédé du Roi cornu, nous conduit vers des lieux inexplorés de l'univers des Sentiers des astres.

Mon avis :

Ce livre se divise en deux parties. La première : Le roi cornu est une nouvelle sur le peuple des Firwanes et leur roi. L'histoire se déroule 1000 ans avant Manesh. Nous découvrons comment les Firwanes ont quitté le continent pour aller s'établir sur l'île d'Evassë. Fuyant le Râpeux, un nendou, terrible démon qui souhaite conquérir leurs terres, le nouveau roi des Firwanes va devoir affronter plusieurs épreuves afin de mettre en sécurité son peuple.

La seconde : Dévoreur nous raconte une histoire d'ogre ou comment une étoile néfaste a pu influencer le cœur d'un homme, au point de le transformer complètement.

Dans ces deux histoires, nous retrouvons la plume de l'auteur, Stefan Platteau, et son talent pour conter des histoires et des légendes. Le lecteur se retrouve entraîné dans un monde où le surnaturel côtoie les simples mortels et nous découvrons comment ces entités divines influencent la vie des hommes.

C'est captivant, nous avons l'impression de lire une légende, quelque événement qui aurait marqué l'Histoire du monde, qui pourrait être narré dans plusieurs années par un ancien au coin du feu, légende qui se transmet de génération en génération. Cependant, le lecteur étant aux premières loges, le rythme est aussi soutenu et l'action est au rendez-vous. Nous n'avons pas le temps de nous ennuyer. Il y a du mystère, de la tension, de l'action, des morts, des péripéties surnaturelles, etc.

Le seconde histoire nous donne notamment l'occasion d'en découvrir davantage sur les mages, leur magie et aussi les planètes qui influencent les âmes des hommes. Le monde créé par l'auteur est passionnant et bien travaillé. On souhaite toujours en apprendre plus sur ce monde extraordinaire régi par des lois et des Dieux différents des nôtres.
C'est une lecture intéressante pour compléter la trilogie : Les sentiers des astres.


dimanche 27 mai 2018

Charley Davidson, tome 12 : Douze tombes sans un os de Darynda Jones



Charley Davidson
Tome 12 : Douze tombes sans un os
de Darynda Jones

Éditions Milady

Sortie le 25 avril 2018
Format poche / 380 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

Vous savez, ces mauvaises choses qui arrivent aux gens bien ? C'est moi. Depuis qu'il s'est échappé des enfers où Charley l'avait emprisonné par accident, Reyes, réduit à l'état de démon, n'a plus qu'une idée en tête : détruire l'univers. Et si ce n'était pas assez de devoir l'en empêcher, Charley a un meurtre à dissimuler, deux apprentis détectives à surveiller, et des prêtres un peu trop curieux au sujet de sa fille à éviter... Quand les humains capables de voir le surnaturel commencent à disparaître, le nouvel alter ego de son mari est le premier suspect. Pour sauver le monde qu'elle a revendiqué, Charley devra-t-elle sacrifier l'homme qu'elle aime depuis l'aube des temps ? « Hilarant et émouvant, sexy et surprenant. Indispensable ! » J.R. Ward, auteure de La Confrérie de la dague noire

Avis de Cassiopée :

L'auteur arrive encore une fois à nous tenir en haleine avec toujours plus de rebondissements et de surprises dans ce douzième tome. Le lecteur est pris dans les multiples enquêtes dans lesquelles Charley s'implique et jongle parfois difficilement. D'ailleurs, à force de gérer plein de choses en même temps, elle commence à faire de sérieuses erreurs qui ont de graves conséquences. Sa légèreté et son humour ne vont pas beaucoup l'aider dans les situations qu'elle va devoir affronter. 

Darynda Jones nous offre un tome avec des répliques succulentes, mais aussi beaucoup de références et de clins d'œil. Le plaisir de lire est toujours là, le livre se dévore tout seul. Plusieurs éléments intéressants sont ajoutés à l'histoire, on en apprend davantage sur les relations qui liaient Rey'azikeen et Elle-Ryn-Ahleethia, mais aussi sur un nouveau personnage qui va faire son apparition (depuis le temps qu'on l'attendait !). 

Ce douzième tome est dans la continuité des précédents. Il nous offre beaucoup de surprises mais aussi un cliffhanger qui ne va pas nous aider à être patients avant l'arrivée du tome 13.