lundi 3 février 2020

Série TV : Anne avec un E

Série

Anne avec un E



Showrunner & Ep :
Moira Walley-Beckett

Acteurs : 
Amybeth McNulty : Anne Shirley
Geraldine James : Marilla Cuthbert
R. H. Thomson : Matthew Cuthbert
Lucas Jade Zumann : Gilbert Blythe
Dalila Bela : Diana Barry

Synopsis : 
En 1890, une adolescente, maltraitée en orphelinat et par des familles d'accueil, atterrit par erreur dans le foyer d'une vieille dame et de son frère. Avec le temps, Anne, 13 ans, va illuminer leur vie grâce à son esprit fantasque, sa vive intelligence et son imagination débordante.

Une adaptation du livre de Lucy Maud Montgomery, Anne... la maison aux pignons verts.


Mon avis :

Bien que très sceptique au départ par cette nouvelle adaptation de la saga littéraire de Lucy Maud Montgomery, j'en suis ressortie plus qu'heureuse et avec un gros coup de cœur. 

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Le roman Anne... La maison aux Pignons Verts a été écrit au Canada. C'est un grand classique littéraire, un petit bijou d'optimisme qui se était en avance sur son temps, qui a été écrit en 1908.
Il a d'abord été adapté en téléfilm, brillamment réalisé, très fidèle aux livres, avec des acteurs talentueux : Le bonheur au bout du chemin (VO : Anne of Green Gables). Ensuite, il y a eu une série télévisée spin off : Les contes d'Avonlea (VO : Road to Avonlea). Encore une fois ce fut un succès. Il y a eu d'autres adaptations, moins connues, mais rien de récent. 

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Voilà que 35 ans après le film et 24 ans après la série spin off, on nous propose une nouvelle série télévisée. Déjà amplement satisfait par ces précédentes adaptations, les fans avaient de quoi avoir peur et pouvaient se demander ce qui pourrait être fait de plus.

C'était un pari risqué et qui, au final, a totalement fonctionné avec moi. Le problème pour les fans, a été que la série ne tient du livre que par le nom des personnages et de l'intrigue de départ. L'histoire en elle-même s'éloigne complètement de celle d'origine et prend beaucoup de libertés. Ainsi, si on commence Anne avec E dans l'idée de nous replonger dans l'histoire écrite il y a plus de 100 ans par Lucy Maud Montgomery, on va vite déchanter...
Après une première saison laborieuse, j'ai eu la chance de réussir à dissocier le livre de la nouvelle série, et j'en suis tombée amoureuse.

L'histoire de départ est la même que pour celle de Anne of Green Gables. Un frère et une sœur, Matthew et Marilla Cuthbert, vivant à Avonlea sur l'île du Prince Edouard au Canada, souhaitent adopter un garçon pour les aider à la ferme. Mais lorsque Matthew arrive à la gare pour récupérer l'enfant, il tombe sur une petite fille rousse qui n'a pas la langue dans sa poche, Anne. Cette enfant va changer leur vie et va leur apporter quelque chose quelque chose qui leur manquait sans qu’ils n’en aient conscience.



À partir de là, la série Anne avec E, prend une autre direction. Et si on arrête là la comparaison, on peut dire que Moira Walley-Beckett a fait du très bon travail. Elle a fait le choix de changer beaucoup, beaucoup de choses, ce qui peut hérisser le poil des amoureux de Anne Shirley et de Gilbert Blythe. Toutefois, si on aborde la série TV en la considérant comme une adaptation libre du roman, mieux encore comme une série complètement à part, qui n'a rien à voir, on obtient une série de qualité, aux messages profonds et actuels.


Le personnage d'Anne est un personnage fort, positif, passionné, intelligent. Sa résilience face à l'adversité,  mais aussi ses amis, sa famille, son imagination font d'Anne un personnage extrêmement attachant. L'actrice qui l’interprète a été bien choisie. Il a été dit qu'il ont vu 1889 actrices avant de choisir Amybeth McNulty.
Mais on ne peut aussi qu'admirer le talent des autres acteurs. Leur jeu, leur complicité nous font nous plonger dans la vie des habitants de ce petit village d'Avonlea et on souhaite pouvoir les accompagner et vivre nous aussi sur cette belle île qu'est l'île du Prince Edouard.
Pour l'anecdote, on retrouve notamment dans le casting, R. H. Thomson, un des personnages des Contes d'Avonlea : Japser Dale qui interprète aujourd'hui Matthew Cuthbert.





Moira Walley-Beckett a réussi à faire une série télévisée magnifique visuellement, touchante et qui aborde de nombreux sujets tel que l'homosexualité, la place de la femme dans la société, la liberté d'expression, le racisme, l'esclavage, l'adoption et la notion d'appartenance, les amérindiens et les actions de l'état canadien envers eux, etc.

Les thématiques sont fortes et très bien traitées. Ils n'ont pas enjolivé les choses du fait que c'est une série familiale. Ils montrent les choses comme elles étaient (et parfois le sont encore). Ce sont des sujets qui sont encore très actuels et on sent que ça tenait à cœur aux scénaristes et à la showrunner d'aborder ces sujets.
Je dois dire que c'est une des choses que j'ai préféré dans la série : réussir à allier le XXème et XXIème siècle en une série passionnante et rayonnante mais aussi profonde.

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Chaque saison met à l’honneur une grande thématique. La première aborde le féminisme, la seconde le racisme et la troisième les peuples amérindiens. Ce ne sont pas les seules thématiques abordées, simplement les plus souvent mentionnées, le fil conducteur de chaque saison. 




C'est la saison 3 qui m'a le plus marquée avec l'intrigue sur les Mi'kmaq. Je connaissais déjà le sombre passé du Canada envers les peuples indigènes. J'ai eu la chance de visiter le musée de la civilisation à Ottawa où ils abordent la question de ces institutions où les enfants, qui après avoir été enlevés à leurs parents, étaient ensuite maltraités, violentés, parfois même violés et tués, et ce dans le but d'effacer leur identité, d'assimiler des peuples entiers et les faire disparaître.

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Aborder ce sujet assez méconnu mais pas si lointain, la dernière école de ce genre ayant fermé en 1996, est très important pour le pays et surtout pour ces peuples qui ont subi de telles tortures.
Les producteurs ont choisi des acteurs amérindiens pour ces rôles. Ils ont pris à cœur d'aborder le sujet de manière intelligente en respectant les peuples, leurs traditions, en les consultants pour être le plus fidèle possible. Leur travail est admirable.
Travail qui malheureusement a été gâché avec l'annulation de la série et qui ne verra donc pas le dénouement de l'histoire de Ka’kwet’s, l'amie Mi'kmaq d’Anne, dans une 4ème saison...


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Malgré l'annulation de la série au bout de seulement trois saisons, Moira Walley-Beckett a réussi à terminer chaque intrigue en cours ou du moins à leur apporter une certaine conclusion. Ainsi on termine la saison 3 pas entièrement frustré. On l'est quand même un peu car on sent que la showrunner avait encore des choses à dire notamment avec le handicap (introduction d'un personnage sourd qui parle la langue des signes) et l'histoire de Ka’kwet’s.
Il est fort dommage que la série ait été annulée, mais cela ne doit pas vous empêcher de la regarder, elle est à dévorer que vous soyez grand ou petit. Son message est beau et fort et vous encouragera probablement à en découvrir davantage sur le Canada et l'oeuvre de Lucy Maud Montgomery.
Il faut juste se rappeler de se détacher de l'oeuvre de départ et prendre la série comme un élément à part, et ainsi, vous pourrez profiter d'un petit bijou télévisé.



dimanche 26 janvier 2020

Le grand roman des maths : De la préhistoire à nos jours de Mickaël Launay



Le grand roman des maths : 
De la préhistoire à nos jours
de Mickaël Launay

Éditions J'ai lu

Sortie le 16 octobre 2019
Format broché / 320 pages / Prix 8,90 €



Présentation de l'éditeur :

La plupart des gens aiment les maths. L'ennui, c'est qu'ils ne le savent pas. Dans les temps préhistoriques, les maths sont nées pour être utiles. Les nombres servaient à compter les moutons d'un troupeau, la géométrie à mesurer les champs et tracer des routes. Au fil des siècles, l'Homo sapiens fut bien étonné de découvrir les chemins sinueux de cette science parfois abstraite, d'une richesse à couper le souffle. Si vous n'avez jamais rien compris aux maths, s'il vous est même arrivé de les détester, que diriez-vous de leur donner une seconde chance ? Comme des milliers de lecteurs avant vous, vous risqueriez d'être surpris...

Mon avis :

Dans ce roman, Mickaël Launey aborde les mathématiques et essaie de redorer un peu le blason de ce domaine si peu apprécié.

L’auteur débute aux origines et explique ainsi la place importante des mathématiques dans la société. Au fil des siècles et des chapitres, on peut comprendre son importance et son évolution. L’auteur explique clairement différentes notions et ponctue son récit d’anecdotes qui nous permettent de retenir ce que l’on lit. Il nous présente les grandes figures de l’Histoire ayant participé à l'approfondissement de cette science.

Il essaie de rendre cela assez ludique et original. Il n’hésite pas non plus à illustrer ses explications d’exemples avec des photos ou des figures géométriques, permettant ainsi au lecteur de bien suivre le raisonnement. Il nous montre aussi que les mathématiques se trouvent partout dans notre vie de tous les jours et que nous l’utilisons ou voyons ses effets dans notre environnement.

Le texte et les explications sont abordables pour tous et permettent de démystifier un peu ce domaine si peu aimé.
Il explique au début que son objectif est de faire réaliser aux gens que les mathématiques ne sont pas si horribles que cela et qu’en fait, même sans s’en rendre compte, on les utilise avec plaisir, régulièrement.

C’est un beau projet qui, je l’espère, touchera les gens et les aidera à surmonter cette phobie, ce rejet de ce domaine qui est pourtant tellement important et présent dans notre quotidien.



Amours et autres enchantements de Sarah Addison Allen



Amours et autres enchantements
de Sarah Addison Allen

Éditions Pocket

Sortie le 4 juillet 2013
Format poche / 320 pages / Prix 6,40 €



Présentation de l'éditeur :

À Bascom, Claire Waverley est une célébrité. Dans sa grande maison, elle concocte des plats aux pouvoirs étonnants : vin de géranium pour retrouver un amour passé, cake aux pétales de rose pour raviver la flamme du désir… Mais depuis la mort de sa mère, celle de sa grand-mère et le départ précipité de sa sœur Sydney, Claire a décidé de ne plus s’attacher aux autres et de mener une vie la plus solitaire possible. Aussi n’est-elle pas enchantée à l’idée de voir revenir Sydney, accompagnée de Bay, sa fille de cinq ans. C’est ensemble que les deux sœurs vont affronter les jalousies des anciennes amies, les menaces d’un ex-compagnon et surtout les secrets de leur enfance pour trouver enfin la paix… Et, qui sait ? l’homme de leur vie...


Mon avis :

Voici un joli petit roman rafraîchissant et qui fait du bien à lire. Il m'a fait penser à la série télévisée Un Soupçon de magie.

L'histoire se déroule aux États-Unis à Boscom où on découvre Claire Waverley et sa famille. Chaque personne de la famille Waverley a une sorte de don. Pour Claire, c'est d'utiliser des plantes et des fleurs dans ses préparations culinaires pour susciter des émotions chez les personnes ou les influencer. Sa cousine éloignée, Evanelle, apporte aux gens les objets dont ils ont besoin. Elle ne sait pas ce qu'ils en feront, elle sait juste que tôt ou tard ils en auront besoin.
Avec Claire, on découvre la vie à Boscom, on en apprend un peu plus sur son passé, sur sa famille. Puis, un jour, Evanelle lui apporte deux paires de draps neufs ainsi que des Pop-tarts à la fraise et cela va bouleverser son quotidien.

La vie n'a pas été de tout repos pour ces jeunes femmes, mais le roman est optimiste et il met en avant les liens familiaux. La touche de magie apporte une légèreté à l'ensemble du livre et aide à aborder des sujets plus difficiles.
L'auteur met en avant de nombreux thèmes, comme la notion d'appartenance et l'importance des liens familiaux et des racines.

C'est un petit roman très agréable à lire, on prend plaisir à découvrir la famille Waverley. Entre les facéties du pommier et les apparitions de Evanelle, le lecteur se perd entre les pages et souhaiterait pouvoir côtoyer ces jeunes femmes bien originales pour de vrai.


vendredi 27 décembre 2019

L'année où je t'ai rencontré de Cecelia Ahern



L'année où je t'ai rencontré
de Cecelia Ahern

Éditions Milady

Sortie le 13 novembre 2019
Format broché / 360 pages / Prix 7,90 €



Présentation de l'éditeur :

« La plupart des gens n'ont pas besoin de faire "quoi que ce soit" pour nous transformer, ils n'ont qu'à être "là". J'ai réagi à ta présence. Tu m'as aidée. J'ai toujours cru qu'être aidé revenait à perdre le contrôle mais il faut laisser quelqu'un nous secourir, et alors seulement la transformation peut avoir lieu. »

Jasmine a deux passions : sa soeur, Heather, et son travail. Lorsqu'elle est licenciée, elle est désorientée et s'aperçoit qu'elle ne sait pas qui elle est réellement.

Matt a deux passions : sa famille et l'alcool. Sans eux, il sombre.

Jasmine et Matt se rencontrent le soir du réveillon du nouvel an. Tous deux au chômage, avec du temps à ne savoir qu'en faire, ils se trouvent à la croisée des chemins et vont devoir faire des choix. À l'instar du jardin dont s'occupe Jasmine, leur amitié, aussi surprenante qu'inattendue, éclot au rythme des saisons et des fleurs. Parfois, il faut savoir s'arrêter pour mieux repartir...

Mon avis :

Ce roman de Cecelia Ahern a de quoi dérouter ses plus fidèles lecteurs. L'auteur a choisi un style d'écriture très particulier. En effet, dans ce roman elle parle de son voisin à la deuxième personne du singulier. Ce tutoiement rend les choses plus intimes, plus personnelles. Au début même un peu malsain. Bien que l'auteur nous ait habitués à des styles différents, ce ton a de quoi perturber.

Jasmine est une femme d'affaire. Elle vit sa vie à deux cents à l'heure. Elle n'a de temps que pour son travail et sa sœur. C'est pourquoi le jour où elle se fait virer et doit rester un an en congé, elle ne sait plus quoi faire d'elle-même. C'est alors qu'elle commence à observer son voisin.
Ce qui au début est dérangeant, ce voyeurisme, cette façon de l'observer sans jamais admettre sa fascination pour ce qu'il se passe de l'autre côté de sa rue, fini par prendre une tournure plus raisonnable. Malgré une première moitié de roman assez étrange, l'auteur réussit encore une fois à écrire un livre qui parle avec succès de la vie. Sans stigmatiser, sans critiquer ou juger, elle nous montre qu'avec beaucoup d'effort et de la patience, on peut remettre de l'ordre dans son existence.

Lucide mais optimiste, elle nous montre que lorsque notre vie part de travers les choses ne s'arrangent pas toutes seules, que cela prend beaucoup de temps et d'énergie. Mais aussi et surtout qu'il ne faut pas hésiter à se faire accompagner. Néanmoins, en y mettant du sien et en s'accrochant, il est possible de remonter la pente et même d'aller encore mieux après.

L'auteur aborde aussi d'autres thèmes : le handicap, la famille, la liberté d'expression, l'alcoolisme, autant de sujets qui sont intéressants et bien traités. On en apprend beaucoup et l'auteur nous montre ainsi qu'il ne faut pas juger superficiellement les autres. Qu'au final, on ne connaît jamais vraiment bien les gens à moins de vraiment s'intéresser à eux.

C'est un beau roman, intimiste et touchant. Cecelia Ahern nous montre une fois de plus ses talents d'écrivain.

Ce roman a été réédité par Milady dans une édition collector. La couverture est en relief avec des parties dorées, sur du papier cartonné à la texture douce. Le tout pour un rendu simple mais superbe !


vendredi 1 novembre 2019

La dernière traversée de Caroline Pignat



La dernière traversée
de Caroline Pignat

Éditions CHARLESTON EDITIONS

Sortie le 9 janvier 2018
Format poche / 400 pages / Prix 8,90 €



Présentation de l'éditeur :

Bannie de la résidence familiale en Angleterre, Ellie est embauchée pour travailler à bord de l'Empress of Ireland. Elle est tout de suite attirée par Jim, un jeune homme mystérieux qui travaille comme souffleur dans les fournaises du paquebot. Après un magnifique moment à Québec, la nuit de l'horreur. Les cris, les corps, les eaux si froides... Elle tente de se dire que Jim a survécu au terrible naufrage, mais le nombre de morts ne cesse de croître.
Alors lorsque Wyatt Steele, journaliste au New York Times, lui demande de raconter son histoire, Ellie commence par refuser. Mais lorsqu'il lui montre le journal de Jim, retrouvé parmi les débris du paquebot, la jeune femme saute sur l'occasion. Elle veut en savoir davantage sur l'homme dont elle est tombée amoureuse.
Le deal est clair : en échange de son témoignage, Steele lui donnera les pages du journal, une par une...
« Si vous aimez les récits tragiques et marquants, les belles histoires d'amour et les personnages qui vont de l'avant après avoir traversé de terribles épreuves, ce livre ne pourra que vous plaire ! » - Laurie, du blog Mya's books

Mon avis :

Il y a 5 ans, j'ai eu la chance de pouvoir visiter le Canada et notamment le musée de la civilisation à Ottawa. Au cours de ma visite, je suis allée voir une exposition temporaire qui m'a énormément marquée. Cette exposition parlait de L'Empress of Ireland et de la tragédie qui fit plus de 1000 morts sur les 1400 personnes à bord. Le bateau a sombré en 14 minutes...
C'est une tragédie qui s'est perdue dans l'histoire, et à cause de l'histoire, puisque 10 semaines après le drame, la Première Guerre mondiale a été déclarée, faisant ainsi disparaître ce naufrage des mémoires collectives.
Mais, heureusement, des expositions et des romans comme celui-ci permettent de rappeler ce qu'il s'est passé au début du siècle, seulement 2 ans après la tragédie du Titanic.

L'auteur raconte l'histoire d'Ellie, jeune fille de bonne famille qui, suite à différentes circonstances, se retrouve femme de chambre sur l'Empress of Ireland. Elle est accompagnée de la femme de chambre de sa grande-tante, Meg. Bien vite une amitié va naître entre les deux jeunes filles.
Sur ce bateau,  Ellie va découvrir le travail, mais aussi l'amitié et l'amour. Elle va grandir et apprendre à être indépendante et forte.

Nous débutons l'histoire après le naufrage, c'est la trame principale, et avec Ellie nous nous replongeons dans le passé pour découvrir ce qu'il s'est passé. Nous alternons entre les chapitres où Ellie raconte son histoire et essaie d'accepter sa condition de survivante et les chapitres sur le bateau et les événements qui ont mené  à l'accident.
Le naufrage en soi ne prend pas beaucoup de pages (en même temps, en 14 minutes, il ne peut pas se passer beaucoup de choses...). Mais l'auteur a eu à cœur de nous glisser de nombreuses informations sur l'Empress, sur son fonctionnement, sur la sécurité à bord, sur les passagers, sur les survivants. Bien que ce soit romancé, on en apprend beaucoup sur l'histoire de ce bateau.

L'intrigue autour des personnages permet d'avoir un roman divertissant et de presque 400 pages. Toutefois, les trames sont un peu grossières. On voit venir de loin le passé de chacun des protagonistes et ce dont il en retourne. C'est un peu dommage que l'auteur donne autant d'indices, on perd de la surprise. Cependant, cela reste quand même agréable à lire et on passe un bon moment.
L'auteur travaille bien sur l'impact du drame sur les survivants et sur leur culpabilité d'être toujours en vie. Un point qui n'est pas toujours bien abordé. On parle souvent du drame mais pas de comment les gens peuvent se reconstruire ensuite.

À la fin de l'ouvrage, l'auteur a mis des notes sur l'Empress, sur la part de vérité et sur le romancé. Elle rend hommage aux personnes ayant vraiment existé et qui sont citées dans le roman. Elle donne plusieurs anecdotes. On voit qu'elle s'est très bien documentée sur le sujet et ce roman lui a permis de rendre hommage à toutes ces personnes et à ce qu'on se souvienne d'elles.
Bien que fort convenu, c'est un roman très intéressant pour en apprendre plus sur ce grand drame maritime canadien, un drame bouleversant qui n'a laissé aucune chance aux passagers du bateau.


Dublin Street de Samantha Young



Dublin Street
de Samantha Young

Éditions J'ai lu

Sortie le 5 juillet 2013
Format poche / 412 pages / Prix 13,00 €



Présentation de l'éditeur :

Quand Jocelyn Butler pénètre dans le magnifique appartement de Dublin Street, elle croit vivre un rêve. Un cadre somptueux, un quartier agréable d’Édimbourg, et une future colocataire des plus adorables. Ellie Carmichael est certes un peu trop enjouée et curieuse pour le caractère secret de Jocelyn, pour qui se lier d’amitié avec autrui a toujours été une épreuve, mais elle lui est aussitôt sympathique. Son frère, en revanche… Beau comme un dieu, mais aussi arrogant que déstabilisant, Braden Carmichael fait voler en éclats son fragile équilibre. Car en plaquant tout pour venir s’installer en Écosse, la jeune femme espérait laisser derrière elle son passé tragique. Or la passion qui la lie bientôt au ténébreux Braden fait resurgir ses peurs les plus profondes, et les exorcise…


Mon avis :

Ce livre traîne dans ma bibliothèque depuis des années, depuis quasiment sa sortie en fait, il y a 6 ans. Comme beaucoup d'amoureux de la lecture, j'ai une pile à lire énorme et régulièrement je passais devant en me disant qu'il fallait que je le lise, que j’étais sûre qu'il me plairait... Et finalement, toutes ces années plus tard, je l'ai enfin lu. Et adoré !

Je ne sais pas ce que j'ai le plus aimé, la plume de l'auteur le fait de me balader dans les rues d'Édimbourg, la relation entre Joss et Braden ou la relation entre Joss et Ellie.

L'histoire est intéressante et bien traitée. On suit Joss qui, dès le départ, n'a pas été épargnée par la vie et cela lui a laissé d’énormes cicatrices, qu'elle a choisi d'ignorer et de laisser s'infecter. Sa rencontre avec sa nouvelle colocataire, Ellie, va tout changer. Petit à petit,  elle va s'ouvrir aux autres et apprendre de nouveau à aimer les gens et à s'attacher à eux.

L'auteur écrit vraiment très bien et je trouve son style extrêmement agréable à lire. Plus d'une fois, je me suis faite la réflexion que j'adorerais lire d'autres de ses romans dans d'autres genres. Car au final, bien que les scènes de sexe  soient bien écrites et toutes émoustillantes, j'avais encore plus de plaisir à la lire quand elle nous décrit le quotidien de Joss et Ellie. Même les scènes avec la psychanalyste étaient très bien traitées, et insérées au bon endroit, ajoutant du dynamisme et du rythme au récit.

La relation entre Braden et Joss est jolie comme tout. Après tout le malheur qui est tombé sur Joss, elle a la chance de rencontrer Braden qui va la comprendre et s'accrocher malgré son comportement parfois déroutant. Il sera là pour elle et il va l'aider à aller de l'avant. Il faut dire que leur attirance mutuelle et puissante va beaucoup aider dans le processus !

Mais l'auteur ne s'arrête pas à la relation amoureuse, j'adore aussi qu'elle parle régulièrement du lien qui se crée entre Ellie et Joss. Une amitié entre deux personnes aux caractères opposés. Et qui finalement va très bien fonctionner. Avec de nombreuses scènes de vie, des échanges, des repas, des films, ces deux jeunes femmes vont créer une amitié indéfectible.

Donc au delà de la romance très mignonne et fortement tenace entre Braden et Joss, j'ai apprécié l'histoire, l'écriture, et la façon dont l’auteur traite l'ensemble. Elle nous montre l'importance de s'ouvrir aux autres, de parler, de se livrer pour se libérer même un peu de ce qui peut nous entraver dans notre vie. 


La vie et moi de Cecelia Ahern



La vie et moi
de Cecelia Ahern

Éditions J'AI LU

Sortie le 29 mars 2013
Format poche / 448 pages / Prix 7,20 €



Présentation de l'éditeur :

Un soir, en rentrant du travail, Lucy Silchester trouve une enveloppe cachetée sur son tapis. À l'intérieur, une invitation, un rendez-vous avec la Vie. Sa Vie. Une vie qu'elle a perdue de vue depuis longtemps et qu'elle va rencontrer... en personne, sous les traits d'un vieil homme malheureux, reflet de l'existence chaotique et désespérée de Lucy qui déteste son travail, délaisse ses amis et fuit sa famille. Mais, qu'elle le veuille ou non, Lucy Silchester a un rendez-vous qu'elle va bien devoir honorer.

Mon avis :

Encore une fois, Cecelia Ahern réussit avec brio à nous offrir un récit juste et prenant.

Lucy est une jeune femme qui a fait certains choix qui l'ont amenée  à vivre sa vie qui, de prime abord, la satisfait pleinement. Mais n'est-ce pas superficiel ? Un jour, elle reçoit un courrier de sa vie qui lui donne rendez-vous.

Comme dans certains de ses romans, l'auteur ajoute une petite touche de fantastique. Quelque chose de léger, mais qui apporte un plus à son histoire. Ici, nous nous trouvons dans un monde où notre vie existe quelque part sous les traits d'une personne. Cette dernière a des droits et elle peut, si le besoin s'en fait ressentir, prendre contact avec nous. Oui c'est assez étrange, l'auteur nous laisse peu d'explications, juste ce qu'il faut pour que ce soit intéressant. Elle ne développe pas trop cet aspect, car c'est l'histoire de Lucy que l'on lit, pas celle sur le système des vies.

L'auteur a toujours le chic pour être pertinente et vise toujours juste dans ce qu'elle décrit. Et, bien que je ne me sois pas du tout (mais du tout !) identifiée au personnage de Lucy, j'ai quand même réussi à m'y retrouver, à apprendre et à grandir avec elle au fil des pages.
On voit le personnage évoluer et changer. Ce n'est pas quelque chose de facile, au contraire, et il lui faudra beaucoup d'énergie et de courage, de hauts et de bas, mais Lucy est accompagnée par sa vie qui va l'aider à se reprendre en main et à prendre soin d'eux.

Les chapitres défilent, l'écriture de l'auteur est toujours aussi agréable et son ton toujours aussi juste. Je ne me lasse pas de lire ses romans et je sais que si j'ai un coup de mou ou si je suis en panne de lecture, rien de tel qu'un roman de Madame Ahern pour me remettre d'aplomb et me donner du courage.

C'est encore une fois un succès pour l'auteur. C'est un roman qui nous rappelle qu'il est important de prendre soin de nous car ainsi on prend soin de notre vie.


dimanche 15 septembre 2019

Charley Davidson, tome 13 : Treize tombes de malheur de Darynda Jones



Charley Davidson
Tome 13 : Treize tombes de malheur
de Darynda Jones

Éditions Milady

Sortie le 21 août 2019
Format poche / 408 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

Cent sept ans, deux mois, quatorze jours, douze heures et trente-trois minutes... Plus d'un siècle dans le noir, entourée de spectres, tout ça pour avoir ramené une innocente d'entre les morts. De quoi devenir dingue ou presque, mais pas non plus l'éternité à laquelle Charley était condamnée. Alors pourquoi est-elle revenue sur Terre ? Qu'est-il arrivé à Reyes ? A Pépin ? A leur dimension ? Et pourquoi ces nouvelles questions au sujet de la mort de sa mère ? Et du rôle de l'oncle Bob ? Et où est la machine à café ? Drôle et attachante, sexy et surprenante, Charley Davidson a tout pour plaire. A lire absolument ! Personnellement, j'attends déjà le prochain tome... J. R. Ward, auteure de La Confrérie de la dague noire.


Mon avis :

C'est avec beaucoup d'enthousiasme que j'ai entamé ce dernier tome de la saga Charley Davidson. Une pointe d'excitation) et beaucoup de réticences ont accompagné cette lecture chargée d'émotions.

Quasiment tout le livre se déroule à l'instar des précédents . On en vient même à se demander si ce sera bien le tome clôturant la série. Rien ne laisse réellement présager la fin de la saga.
Les personnages se retrouvent une nouvelle fois avec de nombreux problèmes à résoudre avec une deadline qui tient presque de l'impossible.
Tout le petit groupe de protagonistes que l'on a appris à apprécier au fil des tomes sont présents et on aime voir la dynamique qui s'est instaurée et le rôle que chacun endosse afin d'aider au mieux Charley dans ce qu'elle a à accomplir.

C'est seulement à la fin que l'auteur malmène notre petit cœur et le brise en de très nombreux morceaux. Au détour des derniers chapitres se mélange drame, révélation et préparation du spin-off. L'auteur ne nous épargne pas. Toutefois, malheureusement, j'ai peu goûté les dernières pages, avec une fin un peu sortie de nulle part et assez originale. Malgré cela, on ressort de la lecture satisfait et comblé. On attend avec impatience le spin-off qui promet de très belles choses !
Alors à bientôt pour de nouvelles aventures !

dimanche 21 juillet 2019

Orgueil et destinées : Une romance dont vous êtes l'héroïne de Larissa Zageris



Orgueil et destinées
Une romance dont vous êtes l'héroïne
de Larissa Zageris

Éditions Albin Michel

Sortie le 6 juin 2018
Format broché / 512 pages / Prix 19,00 €



Présentation de l'éditeur :

Dans cette romance dont vous êtes l'héroïne, vous incarnez une jeune londonienne de 28 ans dans la haute société anglaise de l'époque pré victorienne. Vos parents sont morts vous laissant sans le sou et sous la coupe d'une vieille tante acariâtre. La saison des bals vient de débuter, et le champ des possibles s'ouvre devant vous. Allez-vous...
- suivre Sir Benedict Granville dans une curieuse et rocambolesque histoire de succession ?
- vous tourner vers le Capitaine Angus MacTaggart, un beau highlander au coeur d'or, mais au passé trouble ?
- aider Lord Garraway Craven à faire toute la lumière sur les activités surnaturelles ayant lieu dans son manoir ?
- embarquer pour Le Caire avec Lady Evangeline Youngblood dans une course contre la montre pour trouver le Temple perdu d'Hator ?
Orphelins, amours perdus (et retrouvés), loup garous, artefacts égyptiens, duels à l'épée et bien d'autres péripéties vous attendent, mais peut-être aussi, qui sait, le grand amour ? Allez, l'avenir vous appartient, alors à vous de jouer !
À partir de 18 ans.


Mon avis :

Ce roman est parfait pour l'été, personnellement je l'ai trouvé extra et je me suis éclatée comme une folle à suivre les différentes opportunités qui m'étaient présentées.

Le lecteur est l'héroïne de ce roman. Au cours de l'histoire, on va être amené à croiser la route de différentes personnes et notamment de mâles particulièrement fringants. Les intrigues sont superficielles, rapides, très chaudes et croustillantes. Ici, il ne faut pas chercher de la grande littérature ou une intrigue extrêmement bien développée, c'est un roman à lire pour le divertissement qu'il apporte.
L'auteur respecte malgré tout quelques codes de l'époque et en tant que jeune fille sans le sou et sans famille de l'époque pré-victorienne, certains choix peuvent mettre en péril notre avenir ou notre réputation.

Au cours de la première lecture, j'ai bien joué le jeu et choisi le plus sérieusement possible l'histoire qui me correspondait (Grâce à mes décisions, l’héroîne a fini par avoir le meilleur orgasme de sa vie et mariée à un loup-garou). Puis, une fois l'histoire terminée, j'ai repris ma lecture et cette fois-ci j'ai choisi d'être plus dévergondée. Et pour le coup, il y a de quoi s'amuser dans ce roman ! Il faut le dire, le plupart des hommes que vous croiserez voudront vous sauter dessus. À vous de voir si vous voulez être sage ou non.

L'auteur s'est bien amusée avec l'écriture de ce roman. Entre les notes de bas de page avec ses commentaires personnels et certaines scènes surjouées ou plutôt sur-écrites, c'est un délice à lire. Mais attention, il faut prendre tout cela au 2ème degré. Si vous ne savez pas prendre de recul par rapport à cette lecture, vous allez passer un mauvais moment.

Il y a de nombreuses intrigues, l'aventure peut vous mener dans les landes anglaises, en Égypte, dans le Londres sordide, en Écosse, en Amérique… Il y en a pour tous les goûts, vous pourrez choisir entre découvrir entre autre ce qu'il se cache sous le kilt d'Angus ou devenir l'assistante très spéciale de Lady Evangeline.

C'est une lecture très divertissante, et elle est encore mieux si vous partagez cela avec des amis pour comparer vos aventures, le nombre de vos conquêtes et de vos parties de jambes en l'air.


Extremity de Daniel Warren Johnson



Extremity
de Daniel Warren Johnson

Éditions Delcourt

Sortie le 6 mars 2019
Format album / 304 pages / Prix 29,95 €



Présentation de l'éditeur :

Théa était une guerrière, dont la famille avait soif de vengeance. Mais après sa dernière bataille, elle remet ses actes en questions. Perdue dans la Ténèbre Ancestrale, Théa rencontre de nouveaux alliés qui lui font découvrir une vie qu'elle n'aurait jamais imaginée possible dans les Plaines Flottantes... Où son père continue de combattre les Paznina. Une guerre qui va entraîner dans son sillage Théa et son frère Rollo, qu'importent la mort et les peines qu'elle charrie. Le scénariste et dessinateur DANIEL WARREN JOHNSON et le coloriste MIKE SPICER présentent une nouvelle oeuvre audacieuse, où la beauté et l'imaginaire du Studio Ghibli rencontrent la puissance narrative et visuelle de Mad Max.


Mon avis :

Suite à une catastrophe engendrée par les humains, la Terre a changé. Cette dernière est divisée en Plaines Flottantes où les êtres humains essaient de trouver leur place sur les décombres d'un ancien monde, mais aussi parfois au milieu de créatures surprenantes. On va découvrir les Paznina et les Roto, deux peuples ennemis qui se combattent. La vengeance semble être leur seule raison de vivre.
Théa et Rollo, les deux enfants du chef Roto, ont perdu leur mère à la suite d'une attaque Paznina. Théa y a aussi laissé sa main, son outil, sa raison de vivre, car elle était une artiste accomplie. Depuis lors, leur père n'a de cesse de se venger.

C'est une histoire dramatique, qui parle de colère, de vengeance, de drame, de guerre. Une haine sans fin et aveugle.
L'auteur réussit brillamment à nous faire ressentir tous ces sentiments négatifs. Comment briser ce cercle vicieux de vengeance et de colère, comment surmonter tout cela, comment nos actes peuvent influencer nos enfants et jusqu'où est-on prêt à aller par vengeance ? Ce livre dégouline de sentiments négatifs (mais aussi de tripes et de boyaux), telle de la glue dans laquelle on se sentirait piégé.
Il y a peu de dialogues, Daniel Warren Johnson arrive à travers ses dessins à nous transmettre tout cela. Les images sont très graphiques, et elles arrivent à la fois à nous faire rêver à des mondes étranges et futuristes, mais aussi à nous faire frémir devant la violence et le déferlement de tant de haine.

L'intrigue est prenante, les personnages bien travaillés. On sent les dilemmes qui les travaillent et les tiraillent. Heureusement, l'auteur nous offre à la fin de l'espoir, des possibilités, peut-être même un avenir.
C'est une oeuvre prenante et bouleversante, brillante et qui se lit bien.


mercredi 19 juin 2019

Lieutenant Eve Dallas, tome 1 : Au commencement du crime ; tome 2 : Crimes pour l'exemple de Nora Roberts



Lieutenant Eve Dallas
Tome 1 : Au commencement du crime ; 
Tome 2 : Crimes pour l'exemple
de Nora Roberts

Éditions J'ai lu

Sortie le 20 janvier 2010
Format broché / 538 pages / Prix 9,95 €



Présentation de l'éditeur :

New York, 2058. Le lieutenant Eve Dallas se consacre corps et âme à la traque des criminels. Les cauchemars qui hantent ses nuits, elle les oublie. Tout comme son douloureux passé. Jusqu'au jour où elle tombe sous le charme de Connors, ténébreux milliardaire qui ne semble pas avoir toujours été du bon côté de la loi... Entre deux meurtres sanglants, Eve Dallas va évoluer dans le terrain mouvant des requins de la finance et de la politique. Connors, dont les caresses ont si bien su l'apprivoiser, est-il un suspect ou, au contraire, celui qui l'aidera à s'en sortir indemne ?

Mon avis :

Cela faisait des années que je souhaitais découvrir cette fameuse saga de Nora Roberts et j'ai été ravie de voir que les éditions J'ai Lu rééditent le tout.

Cette série est une série policière romantique. On suit le lieutenant Eve Dallas dans ses enquêtes, mais on a aussi un joli aperçu de sa vie amoureuse, certains passages sont mêmes bien émoustillants.
L'intrigue se déroule dans le futur en 2058. L'auteur a imaginé de nouveaux éléments de la technologiques, de nouvelles lois, de nouvelles découvertes, etc.. C'est assez amusant de voir la version du futur qu’elle a imaginée en 1995 comme, par exemple, le fait qu’ils sauvegardent encore leurs données sur des disquettes. Tous ces petits détails sont amusants et apportent un petit plus au contexte de l'histoire.

Le personnage principal, Eve Dallas, est une femme dans la trentaine qui est respectée de ses pairs. Dans le premier tome on découvre son histoire, son passé, ses cicatrices. Malheureusement, je n'ai pas accroché au personnage. Elle a beaucoup d'insécurités et agit parfois de manière égarée. Son passé explique beaucoup de choses, néanmoins ses remises en question récurrentes et sa peur de l'engagement sont fatigantes à la longue.
Connors est l'homme parfait : beau, intelligent, riche, avec du charisme et juste ce qu'il faut de caractère. Il est trop beau pour être vrai. Et justement, je n'ai pas non plus accroché car je n'y croyais pas, il lui manque quelques imperfections pour qu'il soit réaliste.

Chaque tome a sa propre intrigue. Eve enquête, interroge les suspects, fouille les scènes de crime, recherche le meurtrier... Certaines ficelles sont parfois grossières, toutefois l'ensemble est quand même bien mené et prenant.
L'écriture est fluide. Les chapitres défilent et en un rien de temps on arrive à la fin du tome.

Au final c'est une saga pas exceptionnelle mais qui se laisse bien lire. C'est parfait pour se détendre ou pour lire l’été sur la plage.


La Passe-miroir, tome 3: La mémoire de Babel de Christelle Dabos



La Passe-miroir
Tome 3: La mémoire de Babel
de Christelle Dabos

Éditions Gallimard Jeunesse

Sortie le 16 mai 2019
Format broché / 576 pages / Prix 8,65 €



Présentation de l'éditeur :

Après deux ans et sept mois à se morfondre sur l'arche d'Anima, Ophélie a décidé d'agir. Sous une fausse identité, Ophélie rejoint Babel, arche cosmopolite et joyau de modernité. Ses talents de liseuse suffiront-ils à déjouer les pièges d'adversaires toujours plus redoutables ? A-t-elle la moindre chance de retrouver la trace de Thorn ?

Mon avis :

Après un tome 2 qui s'avérait un peu plus intéressant et intriguant que le tome 1, j'attendais beaucoup de ce troisième opus, malheureusement ce fut une grosse déception.

J'ai eu beaucoup de mal à lire ce roman. L'auteur a repris tous les défauts des précédents et a tout condensé dans ce tome qui au final ne sert pas à grand chose. Effectivement on découvre une nouvelle arche, et c'est intéressant de voir une autre société, mais l'intrigue n'avance pas, on s'ennuie et on s'énerve devant des épisodes qui se répètent.

Une grosse partie du livre n'est qu'une répétition du tome 1 c'est-à-dire Ophélie qui devient la souffre-douleur d'un groupe d'individus. Elle se fait harceler, maltraiter, blesser, menacer... On dirait que l'auteur prend plaisir à faire souffrir son héroïne et à lui faire répéter les mêmes schémas. C'est redondant et pénible.
De plus, la petite partie de l'intrigue intéressante avec les esprits de famille n'avance pas vraiment. En tout cas on n'avait pas besoin de 564 pages pour ça. Je préfère une trilogie efficace et bien ficelée que quelque chose qui s'étire inutilement.

Les personnages principaux sont fidèles à eux mêmes et les deux ans et demi qui se sont passés depuis le tome 2 ne les ont clairement pas aidés les protagonistes à évoluer dans le bon sens.
Ophélie se laisse toujours malmener, voir même davantage, car j'avais trouvé que dans le tome 2 elle s'émancipait un peu, mais non elle a régressé. Quant à Thorn il est toujours aussi horrible et l'auteur lui offre maintenant des excuses pour son comportement et même pour sa violence. Ce personnage m'horripile. Il se comporte comme un monstre avec Ophélie désormais, il peut aussi lui faire du mal (il faut le comprendre, il ne s'en rend pas compte ! Ben voyons !), mais non elle est amoureuse. Vive le syndrome de Stockholm...

Tous les personnages secondaires qui étaient intéressants et avec davantage de jugeote sont quasiment absents du début à la fin.

Bref, un tome vraiment décevant, qui apporte trop peu à l'intrigue et qui met en avant les défaut de cette saga. Attendons de voir le quatrième tome...