samedi 11 juin 2022

L'épopée de Xylara, tome 2 : Vengeance de Elizabeth Vaughan

  



L'épopée de Xylara
Tome 2 : Vengeance
de Elizabeth Vaughan

Éditions J'ai lu

Sortie le 11er juin 2009
Format poche / 384 pages / Prix 3,21 €



Présentation de l'éditeur :

Xylara, reine de Xy, a accepté de devenir la captive de Keir du Tigre, pour le bien de leurs deux peuples. Et l'amour a fleuri entre la maîtresse-guérisseuse et le puissant seigneur de guerre. Un amour si fort qu'elle lui a désobéi pour le rejoindre et prendre la route de la Grande Prairie avec les soldats firelandais. Mais l'année du Tigre se heurte bientôt à un village fortifié dont la porte est dose. Les Xyians se rebelleraient-ils contre leur nouveau suzerain ? Keir est prêt à raser la place quand Xylara intervient et comprend qu'un péril immense les menace tous : la Grande Peste, qui ne laissera dans son sillage que mort, désolation et trahison...

Mon avis : 


Ce second tome reprend à la fin du tome 1, lorsque l’armée Firelandaise se met en route pour rentrer chez elle. La route ne sera pas de tout repos ; les fameux guerriers vont devoir affronter le plus terrible des ennemis, un ennemi invisible : la maladie. 

Dans ce tome, les hommes des grandes plaines vont être éprouvés. Épidémie et morts, l’auteur fait souffrir ses personnages. Ces difficultés vont mettre à l’épreuve le couple formé par Lara et Keir, mais aussi la position de pouvoir de Keir sur ses soldats. C’est un tome rude, sombre, personne n’en ressort indemne. 
Les moments de complicité entre Lara et Keir sont touchants et mignons et apportent un peu de fraîcheur dans ce second livre. On découvre de nouveaux personnages et on apprend à mieux connaître ceux que l’on connaît déjà. On nous en révèle toujours plus sur les coutumes de ces gens des grandes plaines. 

Encore une fois, quelques incohérences et différents points non traités font lever les sourcils, mais malgré ces défauts, le livre se lit tout seul et cela grâce aux personnages attachants, à Keir particulièrement craquant et à Lara et son dévouement envers les autres. 

La fin nous encourage à continuer vers le troisième tome en espérant que les tempêtes soulevées dans ce tome vont trouver un peu d’apaisement. 



L'épopée de Xylara, tome 1 : Captive de Elizabeth Vaughan

  



L'épopée de Xylara
Tome 1 : Captive
de Elizabeth Vaughan

Éditions J'ai lu

Sortie le 22 septembre 2008
Format poche / 512 pages / Prix 2,98 €



Présentation de l'éditeur :

La guerre fait rage aux alentours de Fort-Cascade. Le roi Xymund a bien du mal à protéger sa citadelle contre l'invasion des Firelandais, de féroces cavaliers. Menés par leur chef, le redoutable Tigre, ils pillent, tuent et poussent à l'exode les paysans. A l'intérieur des murs où la surpopulation menace, la princesse Xylara, demi-soeur du roi, est aussi guérisseuse. Elle soigne les blessés d'où qu'ils viennent et n'hésite pas à braver l'interdiction royale en se rendant incognito au chevet des guerriers ennemis. Jusqu'au jour où Xymund négocie enfin la paix. Il obtient de rester suzerain de son royaume, mais le Tigre exige un tribut : une femme, Xylara. Devenue esclave, elle va devoir se soumettre au barbare qui a désormais sur elle tous les droits...

Mon avis :


Xylara est la fille du défunt roi, et demi-sœur du souverain actuel, mais elle est aussi , et surtout, guérisseuse. C’est une fonction qui la passionne et elle y met tout son cœur. Alors que son pays est aux prises avec les Firelandais, elle soigne avec dévotion les soldats blessés de son camp, comme ceux du camp ennemi prisonniers au château. Son frère, le roi Xy, acculé, consent finalement une négociation de paix. Il accepte le chef Firelandais comme suzerain et en plus, il donne sa demi-sœur comme Captive à ce chef guerrier. Xylara n’a pas le choix, pour protéger son peuple, elle doit se livrer au chef ennemi. 

On est vite pris par l’intrigue, l’auteur écrit bien et on se laisse entraîner avec plaisir dans la découverte de cet univers où ces deux peuples, forts différents, s’affrontent. Lara est un personnage intéressant. Elle est à la fois forte de part sa formation de guérisseuse et faible car elle ne sait pas se défendre. Elle va devoir s’adapter et découvrir les traditions et la vie de cet autre peuple. La barrière de la langue ajoute encore de la difficulté. Heureusement, Lara saura se trouver des alliés et ses talents de guérisseuse vont beaucoup l’aider. 
Les personnages sont attachants : Anna la cuisinière, Rafe, Simus, Atira, les guerriers, Joden le barde, et surtout, et non le moindre : Keir, le puissant chef Firelandais au caractère de feu et à l’esprit vif.
Les différences entre les deux populations sont intéressantes. Il est amusant de voir ces deux peuples, avec chacun leurs qualités et leurs défauts, penser que leur façon de faire est meilleure que celle de l’autre. 

L’histoire est prenante et le livre se lit tout seul. Si on peut noter quelques facilités scénaristiques, il n’en demeure pas moins un livre passionnant et que je recommande. 



dimanche 15 mai 2022

Le Bel au Bois Dormant : Et autres contes où les princesses volent au secours de leur prince de Karrie Fransman et Jonathan Plackett

  



Le Bel au Bois Dormant :
Et autres contes où les princesses volent au secours de leur prince
de Karrie Fransman et 
Jonathan Plackett

Éditions Stock

Sortie le 3 novembre 2021
Format broché / 192 pages / Prix 20,90 €



Présentation de l'éditeur :

«  Commençons par donner aux garçons la chance d’être féminins, et aux filles la chance d’être masculines. Laissons-leur cette liberté de trouver leur place malgré les injonctions de la langue. Transformons la langue. Transformons le monde. Proposons-leur de nouveaux récits. C’est exactement ce que ce recueil de contes, avec son simple algorithme, crée sous nos yeux enchantés.  » Marie Darrieussecq
Il était une fois un monde où les princesses sautaient sur leur fidèle destrier pour sauver leurs princes endormis, où les grandes méchantes louves portaient des talons et où les princes faisaient des insomnies à cause d’un satané petit pois...
Depuis des centaines d’années les parents lisent et relisent les mêmes contes de fées à leurs enfants. Karrie Fransman et Jonathan Plackett n’ont pas échappé à la règle. Mais en redécouvrant ces histoires avec leur fille, ils se sont soudain demandé pourquoi les princesses attendaient-elles toujours bien sagement leurs princes charmants  ? Pourquoi la Belle n’était-elle pas le Beau  ? Pourquoi les princes n’avaient-ils pas le droit d’aller au bal  ?
Et ils ont décidé de dépoussiérer un peu tout ça.
Mais attention, ils n’ont pas réécrit les contes. Ils n’ont réinventé ni les fins ni les personnages. Ils ont simplement interverti leur genre à l’aide d’un algorithme malicieux créé par Jonathan. Ainsi, d’un  coup de baguette magique, les princesses ont pris le rôle des princes, les sorciers des sorcières et les reines des rois.
Subliment illustré par Karrie, Le Bel au Bois Dormant deviendra à coup sûr le nouveau livre de chevet de toute la famille.
 
Traduit de l’anglais par Marguerite Capelle et Hélène Cohen

Mon avis :


Dans ce recueil de contes, Karrie Fransman et Jonathan Plackett, femme et mari, ont utilisé un algorithme écrit par monsieur pour inverser tous les genres d’un recueil étant libres de droit. Ici, ils n’ont rien écrit eux-même, ni rien changé aux histoires. Ils ont simplement lancé le logiciel pour tout inverser et constaté le résultat. Madame a fait les illustrations et nous voilà avec le recueil. 

Et le résultat est assez parlant et impressionnant. Si dans la plupart des passages, on ne ressent pas de différences, d’autres sont révélateurs du parti pris des contes pour enfants. C’est normal, me direz-vous, ils ont été écrits à une autre époque. Mais il est intéressant qu’aujourd’hui, au XXIe siècle, on chamboule un peu ces vieux codes poussiéreux. 
Ainsi, les hommes sont beaux et sensibles et rêvent de devenir pères, quand les filles sont fortes, protègent les faibles et supportent leur famille. J’ai particulièrement aimé Jacqueline qui fait preuve de grand courage et de persévérance pour grimper sur son haricot magique. Où quand un couple rêve d’avoir des enfants, c’est le mari qui en a un et la femme qui est oubliée. On parle de sœurs et de frère(s) ou de Gretel et Hansel. 
Cela fait réfléchir à quel point les codes des contes pour enfants sont ancrés en nous et comment ces petits changements peuvent remuer notre lecture. 

C’est une lecture intéressante pour petits et grands pour pousser à réfléchir et changer un peu les codes de notre enfance. 



Sortilèges amoureux, Tome 1 : Les aventures de Charlotte de Emily Larkin

 


Sortilèges amoureux
Tome 1 : Les aventures de Charlotte
de Emily Larkin

Éditions J'ai lu

Sortie le 3 février 2021
Format poche / 384 pages / 7,80 €


Présentation de l'éditeur :

Orpheline, Charlotte Appleby se morfond à la campagne chez son oncle quand lui apparaît, le jour de ses vingt-cinq ans, une fée qui lui offre le don de métamorphose. Elle peut désormais se transformer à sa guise en n'importe quel être vivant. Forte de sa magie, elle s'enfuit à Londres sous l'apparence de Christopher, jeune secrétaire zélé, qui ne tarde pas à être engagé par le comte de Cosgrove, un homme à la réputation sulfureuse. Charlotte n'en a cure. Elle découvre les joies de l'indépendance... et aussi les affres du désir !

Mon avis : 


En 1805, Charlotte vit chez son oncle et sa tante qui l’ont recueillie après la mort de son père. À 25 ans, elle est coincée dans cette vie où ce qui lui reste de famille ne lui veut pas que du bien. Heureusement, le jour de son anniversaire, une fée fait son apparition et lui offre un vœu. En effet, la fée a une dette envers sa famille et doit accorder un voeu à chaque femme de sa lignée fêtant son 25ème anniversaire. Après réflexion, Charlotte choisit le don de métamorphose afin de pouvoir quitter sa vie et devenir indépendante en travaillant en tant qu’homme. 

C’est un roman particulièrement drôle, pétillant et touchant. Les découvertes de Charlotte, jeune fille innocente, des attributs masculins, de la vie en tant qu’homme, du vocabulaire, du sentiment de liberté est vraiment amusante et prenante. 
Beaucoup d’humour se mêle à une relation touchante se tissant entre le comte et son secrétaire. 
La lecture se fait toute seule et même si l’humour vient plus de la naïveté de Charlotte et de ses questions candides que des dialogues, le charme opère bien et on en redemande.
Une enquête vient lier le tout, ajoutant un peu de mystère et de tension au récit. 

C’est un roman très agréable à lire. Il se dévore tout seul et on passe un très bon moment de lecture. À découvrir !



Les sortilèges de Savannah, tome 1 : La Ligne de J.D. Horn

  



Les sortilèges de Savannah
Tome 1 : La Ligne
de J.D. Horn

Éditions Amazon Crossing

Sortie le 12 janvier 2016
Format broché / 358 pages / Prix 9,99 €



Présentation de l'éditeur :

Savannah : une perle, un trésor du vieux Sud, une ville de toute beauté au passé riche et pittoresque. D’aucuns affirment que la magie y règne...

Aux non-initiés, Savannah ne montre que sa face éclairée, ses manières raffinées. Mais ceux qui la connaissent bien savent voir au-delà du décor colonial et des charmants attraits de la petite bourgade. Il s’y dissimule en effet un monde où la sorcellerie fait sa loi, où le Hoodoo sème la terreur et où les esprits reviennent hanter les vivants. Mercy Taylor ne connaît que trop bien le visage surnaturel de Savannah car elle appartient à l’une des plus puissantes familles de sorciers du Sud.

Et pourtant, Mercy ne possède aucun pouvoir magique. Bien qu’elle ait grandi dans l’ombre de Maisie, sa charismatique et talentueuse sœur jumelle, elle s’en est toujours accommodée. Mais un jour, le brutal assassinat de la matriarche des Taylor laisse un grand vide dans les soubassements mystiques de Savannah, et Mercy se retrouve plongée au cœur d’un mystère qui menace de détruire sa famille... et de libérer les forces obscures que les sorciers Taylor s’efforcent de contenir depuis des générations.

Dans La Ligne, premier tome des Sortilèges de Savannah, J.D. Horn mêle magie, amours et trahisons dans une captivante aventure fantastique qui revisite et réinvente avec brio le genre gothique sudiste.

Mon avis : 

Dans ce premier tome, Mercy, jeune fille de 21 ans, nous fait découvrir sa ville Savannah et les êtres surnaturels qui y résident. Elle fait partie d’une grande famille de sorciers forts et puissants, mais elle-même ne possède aucun pouvoir. Elle a toujours vécu dans l’ombre de sa sœur jumelle, Maisy, qui représente l’espoir de reprendre le flambeau familial, qui est de protéger et surveiller la Ligne, cette dernière sépare notre monde de celui des démons. 

C’est un roman intéressant. Il y a du potentiel si on ne s’arrête qu’à la magie et à l’univers, l’idée de cette Ligne qui doit être protégée par des familles, les fantômes qui peuplent la ville, et la magie Voodoo.

Maintenant, ce qui fait que je n’ai pas aimé ce roman et que je ne lirai pas la suite, c'est la façon dont  l’auteur dépeint les femmes et les relations que celles-ci entretiennent avec leurs compagnons/maris. Chacune des femmes a laissé sa moitié la traiter de façon horrible et chacune d’elles les a excusé (“ce n’est qu’une erreur”, “mais il m’aime”, “je ne pouvais pas lui donner d’enfant”, etc.). 
Des excuses pour la maltraitance psychologique, la tromperie et le viol, ça ne passe pas. D’autant que quasiment toutes pensent que c’est de leur faute à elles et leur pardonnent. Ou même accusent une autre femme d’être la tentatrice… J’ai eu l’impression de lire un roman sorti d’un coin perdu des États-Unis écrit par un homme coincé dans ses préjugés envers les femmes. 

Dommage, il y avait du potentiel côté univers, mais clairement, je ne lirai plus d’ouvrages de cet auteur. 



samedi 2 avril 2022

La maison des jeux, tome 1 : Le serpent de Claire North

  



La maison des jeux,
Tome 1 : Le serpent
de Claire North

Éditions BELIAL

Sortie le 24 mars 2022
Format broché / 160 pages / Prix 10,90 €



Présentation de l'éditeur :

VENISE, 1610. Au coeur de la Sérénissime, cité-monde la plus peuplée d'Europe, puissance honnie par le pape Paul V, il est un établissement mystérieux connu sous le nom de Maison des Jeux. Palais accueillant des joueurs de tous horizons, il se divise en deux cercles, Basse et Haute Loge. Dans le premier, les fortunes se font et se défont autour de tables de jeux divers et parfois improbables. Rarement, très rarement, certains joueurs aux talents hors normes sont invités à franchir les portes dorées de la Haute Loge. Les enjeux de ce lieu secret sont tout autre : pouvoir et politique à l'échelle des États, souvenirs, dons et capacités, années de vie... Tout le monde n'est pas digne de concourir dans la Haute Loge. Mais pour Thene, jeune femme bafouée par un mari aigri et falot ayant englouti sa fortune, il n'y a aucune alternative. D'autant que l'horizon qui s'offre à elle ne connaît pas de limite. Pour peu qu'elle gagne. Et qu'elle n'oublie pas que plus élevés sont les enjeux, plus dangereuses sont les règles...

Mon avis : 


La Maison des Jeux est un premier tome passionnant dans lequel les hommes sont des pions sur un échiquier géant. Thene est une jeune femme qui subit sa vie à cause d’un mari alcoolique et joueur. Son existence va être bouleversée après que lorsque ce dernier l’emmène à la maison des jeux dépenser le peu d’argent qu’il leur reste.

L’auteur écrit de façon subtile et ne donne au lecteur que les informations nécessaires pour comprendre l’histoire et le passionner assez pour faire s’envoler son imagination. Son style d'écriture est particulier puisque l’auteur nous prend à témoin, nous entraîne, nous lecteur, comme spectateur omniscient des événements. Cela rend l’histoire plus intime, plus personnelle. Ce “nous” nous offre l’opportunité d’être un personnage de l’histoire, d’être là dans un coin en train d’observer Thene jouer sur son échiquier qu’est la ville de Venise. 

L’intrigue en elle-même est bien construite et nous nous prenons rapidement au jeu, à espérer que Thene puisse gagner sa partie. Dans le même temps, on essaie de comprendre l’ampleur de la puissance et des capacités de La Maison des Jeux. Qu’est-ce que cet établissement, quels sont ses réels pouvoirs, à quel point cette maison influence l’Histoire ? Et ce “nous” se réfère-t-il seulement au lecteur ou à un autre joueur, plus puissant, plus ancien ? 
Que de questions ! Et l’auteur nous offre suffisamment de miettes pour nous tenir en haleine et pour qu’on en redemande afin d’en savoir plus. 

L’histoire se déroule dans le Venise du XVIIe siècle. Claire North nous entraîne dans ses rues, ses ponts, ses allées, on retrouve bien le caractère particulier de cette ville construite sur l’eau. Pour tous ceux qui ont eu l’occasion de visiter Venise, vous aurez l’impression de vous y trouver. On a aussi l’occasion de croiser différents types de personnages ayant pu vivre à cette époque et de découvrir leur vie et leurs fonctions. C’est très bien fait et très enrichissant. 

Enfin, le travail éditorial est très bien réalisé, avec une mise en page propre et agréable, un format plaisant, et une magnifique couverture signée Aurélien Police. 

C’est un premier tome particulièrement intrigant et passionnant. Au rendez-vous : finesse et sagacité. Assurément, je lirai la suite. 

dimanche 30 janvier 2022

Little Bridge Island, tome 4 : No Words de Meg Cabot

  



No Words
de Meg Cabot

Éditions Piatkus Books

Sortie le 12 octobre 2021
Format broché / 368 pages / Prix 9,07 €



Présentation de l'éditeur :

Welcome to Little Bridge, one of the most beautiful islands in the Florida Keys, home to sandy white beaches, salt-rimmed margaritas and sizzling romance . . .
Jo Wright always swore she'd never step foot on Little Bridge Island - not as long as her nemesis, bestselling author Will Price, is living there. Then Jo's given an offer she can't refuse: an all-expenses paid trip to speak and sign at the island's first ever book festival. And when she finds out Will won't even be on the island, there's no reason to refuse.
But when she arrives on Little Bridge, Jo is in for a shock: Will is not only at the book festival, but seems genuinely sorry for his past actions - and more than willing not only to make amends, but prove to Jo that he's a changed man.
Things seem to be looking up - until disaster strikes, causing Jo to wonder: do any of us ever really know anyone?

Mon avis :

J’ai tout commencé à l’envers puisque No words s’avère être le quatrième tome d’une saga. Mais qu’importe, pas besoin d’avoir lu les précédents pour lire cette histoire. Les sagas romantiques de Meg Cabot peuvent se lire de façon indépendante, toutefois on peut recroiser des personnages des tomes précédents comme personnages secondaires ou de façon anecdotique. 

Jo Wright est une auteure de roman jeunesse à succès qui se voit invitée à un festival littéraire sur une île paradisiaque : Little Bridge Island. Un seul bémol, c’est là que vit son némésis : Will Price, auteur de 
Best-Seller. Néanmoins, la compensation financière et l’assurance de son éditrice que Will est sur un autre continent pour l’adaptation d’un de ses romans en film, pousse Jo à participer à ce festival. 

Meg Cabot est géniale comme auteure de romans légers, mignons, humoristiques, bref de vraies comédies romantiques. Les livres se lisent tout seul, de vrais page-turner. On se régale, on en redemande. 
Les personnages sont intéressants, amusants, attachants, du moins pour la plupart. On retrouve aussi notre lot de personnes odieuses ou malfaisantes. Il faut bien quelques rebondissements à l’intrigue. 

Si vous cherchez à vous détendre, à passer un bon moment sans soucis, au cours duquel votre coeur fondra et vos yeux se lèveront parfois au ciel tellement ça-fait-rêver-mais-ça-n-existe-pas-dans-la-vraie-vie-voyons, les romans de Meg Cabot sont fait pour vous et particulièrement cette sage de Little Bridge Island. 

Betwixt and Between, tome 2 : Bewitched de Darynda Jones

  



Bewitched: Betwixt & Between Book Two
de Darynda Jones

Éditions Darynda Jones

Sortie le 28 septembre 2020
Format broché / 272 pages / Prix 12,40 €



Présentation de l'éditeur :

A Paranormal Women’s Fiction with a bit of class, and a lot of sass, for anyone who feels like age is just a number!

Forty-something Defiance Dayne only recently discovered she comes from a long line of powerful witches. Added to that was the teensy, infinitesimal fact that she is what’s called a charmling. One of three on the entire planet. And there are other witches who will stop at nothing to steal her immense power, which would basically involve her unfortunate and untimely death.

No one told her life after forty would mean having to learn new lifeskills—such as how to dodge supernatural assassins while casting from a moving vehicle—or that the sexiest man alive would be living in her basement.

Whoever said life begins at forty was clearly a master of the underappreciated and oft maligned understatement.

Mon avis :

Ce second tome poursuit sur la lancée du premier. On retrouve Deph juste après (ou presque) le cliffhanger du premier tome. Énormément de questions viennent s’ajouter à celles que l’on avait déjà et comme à son habitude, Defiance, dans toute sa désorganisation personnelle, nous entraîne sur de nombreux chemins tortueux avant que l’on puisse avoir des réponses. 

Passages touchants, dramatiques, sensuels, amusants… ce tome regroupe encore beaucoup de bonnes choses. De nouveaux personnages secondaires s’ajoutent au groupe déjà présent et, encore une fois, dans toute leur originalité et bizarrerie, on les aime. Des personnages nettement moins amusants, voire même diaboliques, font aussi leur apparition pour donner quelques sueurs froides à notre héroïne. 

La plume de Darynda Jones est toujours excellente et on en redemande. Je n’ai qu’une envie, continuer la saga, retrouver Defiance, sa famille, ses amis et ses nouvelles connaissances. 




Betwixt and Between, tome 1 : Betwixt de Darynda Jones

  



Betwixt: A Paranormal Women's Fiction Novel
de Darynda Jones

Éditions Darynda Jones

Sortie le 18 février 2020
Format broché / 254 pages / Prix 11,18 €



Présentation de l'éditeur :

Divorced, desperate, and destitute, former restaurateur Defiance Dayne finds out she has been bequeathed a house by a complete stranger. She is surprised, to say the least, and her curiosity gets the better of her. She leaves her beloved Phoenix and heads to one of the most infamous towns in America: Salem, Massachusetts.

She's only there to find out why a woman she's never met would leave her a house. A veritable castle that has seen better days. She couldn't possibly accept it, but the lawyer assigned to the case practically begs her to take it off her hands, mostly because she's scared of it. The house. The inanimate structure that, as far as Dephne can tell, has never hurt a fly.

Though it does come with some baggage. A pesky neighbor who wants her gone. A scruffy cat who's a bit of a jerk. And a handyman bathed in ink who could moonlight as a supermodel for GQ.

She decides to give it three days, and not because of the model. She feels at home in Salem. Safe. But even that comes to a screeching halt when people begin knocking on her door day and night, begging for her help to locate their lost objects.

Come to find out, they think she's a witch. And after a few mysterious mishaps, Dephne is beginning to wonder if they're not right.

Mon avis : 

À 44 ans, Defiance alias Deph devient l’heureuse héritière d'une maison dans la ville de Salem. Cela tombe à point nommé puisque son divorce s’est très mal passé et qu’elle a tout perdu au profit de son ex-mari. Seulement, elle n’a que quelques jours pour prendre possession des lieux comme stipulé dans le testament. 
N’ayant rien à perdre, Defiance fonce à Salem pour découvrir cette maison et en savoir plus sur la personne qui a fait d’elle son héritière. Quelle n’est pas sa surprise quand des personnes viennent sonner à sa nouvelle maison pour lui dire qu’elle est une sorcière et qu’ils ont besoin d'elle pour  retrouver des choses.

Darynda Jones a repris tous les bons ingrédients de sa série Charley Davidson : une héroïne un peu loufoque mais très attachante, des personnages secondaires tellement adorables que l’on voudrait tous les adopter, de la magie, des drames, des enquêtes et un homme sexy à souhait. 
Humour, réparties croustillantes, action, ce premier tome se dévore. On souhaite en savoir plus sur cette maison, sur la personne qui y habitait avant, sur la magie et tout le reste. 
On est happé par ce monde que découvre Deph de façon très lente et très désordonnée, toute fidèle à elle-même. 

Espérons que la saga soit rapidement éditée en France, je suis sûre qu’elle rencontrera un franc succès comme sa précédente série.



La Trilogie du Tearling Tome 1 : Reine de cendres de Erika Johansen

  



La Trilogie du Tearling
Tome 1 : 
Reine de cendres 
de Erika Johansen

Éditions Le Livre de Poche

Sortie le 18 octobre 2017
Format poche / 608 pages / Prix 8,90 €



Présentation de l'éditeur :

Après la mort de sa mère la Reine Elyssa, Kelsea Raleigh a grandi en exil, loin des intrigues du Donjon royal où son oncle a pris le pouvoir. Le jour de ses dix-neuf ans, une garde l’escorte de son repaire à la capitale, où elle doit reconquérir la place qui lui revient de droit. Kelsea ne s’est jamais sentie aussi peu capable de gouverner. Pourtant, les atrocités qu’elle découvre vont la pousser à commettre un acte d’une incroyable audace, qui jette tout le pays dans la tourmente. Long périple semé d’embûches, plein de bruit et de fureur, de trahisons et de combats… Pour Kelsea, l’épreuve ne fait que commencer.

Mon avis : 

Le jour de ses 18 ans, une bande de cavaliers viennent chercher Kelsea afin qu’elle prenne possession de son trône que son oncle, régent, occupe depuis la mort de sa mère. 
Kelsea a été élevée perdue au milieu d’une forêt à l’autre bout de son royaume loin des tribulations de la cour. Elle a été élevée pour être reine. Toutefois, il y a une grande différence entre la théorie et la pratique. 

C’est un premier tome prenant qui pose les débuts de Kelsea en tant que Reine dans son royaume. Beaucoup de personnes la voudraient morte pour leurs intérêts personnels. Elle va devoir se méfier de tout le monde, mais elle devra aussi apprendre à faire confiance car l’entreprise de reprendre la main sur son royaume est trop grande pour elle seule. 

Action, complots, morts, bravoure, magie, traîtrises, amitié… L’auteur a mis beaucoup d’ingrédients dans ce premier tome. Le lecteur se retrouve happé par le récit de cette future grande reine. On apprécie de voir évoluer Kelsea. Elle a été préparée à ce moment toute sa vie, mais c’est là où elle découvre réellement quel genre de personne elle est et quel héritage elle veut pour son royaume. 

On apprend beaucoup de choses et de nombreuses réponses sont délivrées dans ce premier opus. Ainsi, il peut facilement se lire comme découverte et même si le lecteur n’accroche pas, il pourra facilement s’arrêter à la fin sans trop de frustrations de connaître la suite. 

C’est un premier tome prometteur et intéressant. L’auteur nous propose une histoire épique d’une reine qui va devoir remettre sur pied un royaume maltraité depuis de nombreuses années. 


Le dernier apprenti sorcier, tome 1 : Les rivières de Londres de Ben Aaronovitch

  



Le dernier apprenti sorcier, 1 : Les rivières de Londres
de Ben Aaronovitch

Éditions J'ai lu

Sortie le 5 février 2014
Format poche / 416 pages / Prix 8,00 €



Présentation de l'éditeur :

L'agent Peter Grant ne croyait pas aux fantômes, jusqu'au jour où un étrange personnage lui affirme avoir assisté au meurtre sur lequel il enquête. Un témoin providentiel... s'il n'était mort depuis plus d'un siècle ! Et Peter n'est pas au bout de ses surprises : recruté par l'inspecteur Nightingale, il intègre l'unité de la police londonienne chargée des affaires surnaturelles. Au programme, traquer vampires, sorcières et autres créatures de la nuit ; maintenir la paix entre les forces occultes de Londres ; tenir à distance les divinités trop entreprenantes ; et bien sûr apprendre le latin, le grec ancien et une montagne d'incantations bizarres et pour le moins rébarbatives. Peter doit en passer par là, s'il veut un jour devenir à son tour le dernier sorcier de Londres...

Mon avis :

Dans le Londres d’aujourd’hui, un jeune policier, Peter, se retrouve à surveiller une sordide scène de crime où une personne s’est fait décapiter. Tout à sa surveillance, il en vient à discuter avec un témoin du meurtre, témoin qui n’a qu’un seul petit souci : c’est un fantôme…
Il se retrouve alors affecté à une unité spéciale en crimes surnaturels et devient ainsi le premier apprenti sorcier en plus de 70 ans. 

On se balade dans tout Londres et même ses environs. Pour ceux qui connaissent bien la ville, ce doit être vraiment agréable de reconnaître les endroits cités et de pouvoir les visualiser.
La magie est bien présente dans ce roman mais de façon particulière, avec ses règles et ses difficultés. On se rend compte qu’il va falloir beaucoup de temps et de patience à Peter pour maîtriser la magie et bien comprendre les jeux de pouvoirs entre les différents êtres magiques. L’auteur nous immerge dans un monde dont on ne perçoit, dans ce premier tome, que le sommet de l’iceberg. 

Côté écriture, on ressent le style plus masculin de l’auteur, et avec le personnage principal lui aussi de sexe masculin, cela fait un petit débordement de testostérone qui pourrait déplaire à certain. Le rythme est soutenu et le lecteur n’a que peu de répit dans cette folle course poursuite du serial killer. 

L’enquête est bien menée et intéressante. On se prend au jeu et on cherche, avec Peter, à retrouver qui est à l’origine de ces meurtres sordides. L’auteur ne nous épargne pas les détails gores des crimes et drames que le héros va croiser sur sa route. 
C’est un premier tome intriguant, qui pose les bases d’un monde magique original. 




La Petite Boulangerie du bout du monde de Jenny Colgan

  



La Petite Boulangerie du bout du monde
de Jenny Colgan

Éditions Pocket

Sortie le 7 janvier 2016
Format poche / 512 pages / Prix 8,20 €



Présentation de l'éditeur :

Quand son mariage et sa petite entreprise font naufrage, Polly quitte Plymouth et trouve refuge dans un petit port tranquille d'une île des Cornouailles. Quoi de mieux qu'un village de quelques âmes battu par les vents pour réfléchir et repartir à zéro ?
Seule dans une boutique laissée à l'abandon, Polly se consacre à son plaisir favori : préparer du pain. Petit à petit, de rencontres farfelues – avec un bébé macareux blessé, un apiculteur dilettante, des marins gourmands – en petits bonheurs partagés, ce qui n'était qu'un break semble annoncer le début d'une nouvelle vie...

Mon avis :

Décidant de laisser derrière elle Plymouth, son ex et son ancien emploi, Polly, avec le peu d’argent qu’il lui reste, se retrouve à louer un petit appartement miteux sur une minuscule île des Cornouailles. Essayant tant bien que mal de remettre sa vie en ordre, Polly décide de prendre son temps et de faire des choses qu’elle aime, comme faire du pain. Une chose en entraînant une autre, ce petit plaisir personnel va prendre de plus en plus de place dans sa vie et dans celles des habitants de l’île. 

C’est une romance, combinée avec un fond de développement personnel. En plus de Polly, on croise d’autres personnages s’étant totalement reconvertis et cherchant à être plus heureux dans leur vie quitte à tout plaquer et à venir faire du pain sur une île isolée du monde plusieurs heures par jour. 
On croise plusieurs personnages avec des caractères différents et chacun son lot de surprises. Tout n’est pas rose ni parfait. Polly rencontrera des difficultés, des revers, un drame, avant de retrouver une certaine stabilité dans sa vie personnelle et professionnelle. Ce qui rend le roman moins fantasque, malgré quelques éléments rocambolesques. 

C’est donc un roman qui parle de différents types de deuil, de reconstruction, d’amour, d’amitié, de travail. Un roman qui apporte son lot de joie et de petits bonheurs, de sourires et de larmes.