mardi 18 mai 2021

La somme de nos vies de Sophie Astrabie

 

La somme de nos vies
de Sophie Astrabie

Éditions J'ai lu

Sortie le 12 mai 2021
Format poche / 384 pages / 7,90 €



Présentation de l'éditeur :

Camille, jeune fleuriste qui rêve sa vie, visite des appartements qu'elle n'a aucune intention d'acheter. Marguerite, quatre-vingt-sept ans, met en vente son appartement qu'elle s'est pourtant juré de ne jamais quitter. Derrière leurs fenêtres qui se font face, dans cette rue parisienne, la vie de l'une apparaît à l'autre comme dans un reflet. Les mensonges de Camille à son entourage et les secrets de Marguerite enfouis soigneusement depuis l'enfance se croisent et se répondent... Jusqu'à ce que Thomas, agent immobilier rêveur, entre en scène. Comment prendre sa vie à bras-le-corps quand on a décidé d'en vivre une autre ?

Mon avis :

Sophie Astrabie nous sert ici un roman léger et agréable à lire. Le temps de quelques heures, on se plonge dans la vie de Camille, Marguerite et Thomas que le destin réunit. 

Camille, fleuriste, vit sa vie par procuration à travers celle des autres qu’elle observe ou imagine derrière les portes et les fenêtres des appartements parisiens. Marguerite, octogénaire, est seule et s’ennuie. Ces deux femmes, qu’un demi siècle sépare, ont des points communs, notamment le fait de vivre leur vie dans le mensonge. Par leur rencontre, elles vont apprendre à s’accepter, à affronter leurs mensonges et reprendre le contrôle de leurs vies. 

C’est un roman à plusieurs voix, chaque chapitre est dédié à un personnage et le temps de quelques pages nous suivons l’intrigue à travers ses yeux. C’est un roman doux, agréable et sympathique à lire. 
L’auteur profite aussi de ce roman pour déclamer son amour pour la capitale à travers les yeux des personnages principaux qui par leurs regards nous décrivent Paris sous son meilleur jour. 

C’est un roman agréable à lire, sympathique et feel good, qui se lit vite et bien.

vendredi 14 mai 2021

La fileuse d'argent de Naomi Novik

 




La fileuse d'argent
de Naomi Novik

Éditions J'ai lu

Sortie le 12 mai 2021
Format poche / 544 pages / 8,90 €


Présentation de l'éditeur :

Déterminée à sauver sa famille du naufrage financier, Miryem reprend avec succès l'activité de prêteur de son père, mais elle attire rapidement l'attention du roi des Staryk, une créature effroyable qui exige d'elle l'impossible. Wanda, fille de ferme miséreuse aux prises avec un père violent et alcoolique, lutte pour sa survie et celle de ses deux frères. Et quoiqu'elle vive dans les ors du château, Irina connaît un sort à peine plus enviable : son père, le duc, entend la marier sous peu à un homme connu pour son extrême cruauté. Trois femmes, trois destins mêlés dans le blizzard surnaturel d'un hiver qui menace de geler toute vie sur son passage.


Mon avis :

Dans ce roman Naomi Novik nous entraîne de nouveau dans une épopée magique influencée par les contes et par la culture des pays de l’Est. Ici préparez : le plaid, la boisson chaude et une soirée de tranquillité pour dévorer ce roman délicieux. 

L’intrigue suit le destin de trois jeunes filles, de milieu, d’origine et de religion différentes. À leur façon, chacune va prendre son destin en main et va devoir affronter des terribles épreuves.

Dans le Lithvas l’hiver accable les habitants. Toujours plus long, plus rude, les habitants ne sont épargnés ni par le froid, ni par les raids des créatures de l’Hiver : les Staryks. Ces créatures, chevauchant des animaux gigantesques, sont avides d’or. Lorsqu’une jeune fille se vante de pouvoir changer l’argent en or, cela va avoir des répercussions autant sur sa vie que sur celle de son pays. 

Les personnages sont passionnants et riches. Les personnages féminins sont la vraie force du roman. Bien que subissant leur destin en tant que femme, elles arrivent à en tirer le meilleur et à en prendre un certain contrôle. Elles sont inspirantes et apportent chacune leur part au récit, tant dans leur diversité de caractère que sur les épreuves qu’elles affrontent. Rien n’est tout blanc ou tout noir, on découvre au fil des pages des personnages tout en nuances de gris. On apprend à ne pas juger sur les apparences et sur les faits, leçon que les personnages apprennent aussi. 

L’auteur aborde beaucoup de choses dans ce roman, notamment la place des habitants juifs dans la société. La discrimination qu’ils subissent, la peur constante d’un pogrom, les ghettos, la haine, l’incompréhension, c’est distillé tout au long du roman et cela fait froid dans le dos. 
C’est un roman à plusieurs lectures : le simple conte, la bataille de deux peuples humain et féérique, la haine de la religion, le combat de jeunes filles pour survivre… 

C’est une belle histoire qui transporte le lecteur dans un monde incroyable de magie et de froid. 


dimanche 7 février 2021

L'affaire Jane Eyre de Jasper Fforde

  

 

L'affaire Jane Eyre 
de Jasper Fforde 

Éditions 10 X 18 

Sortie le 19 mai 2005 
Format poche / 408 pages / Prix 9,60 €



Présentation de l'éditeur : 

Dans un monde où la littérature fait office de religion, la brigade des LittéraTec élucide plagiats, vols de manuscrits et controverses shakespeariennes. L'agent Thursday Next rêve, elle, d'enquêtes explosives, quand le cruel Achéron Hadès kidnappe Jane Eyre. Dans une folle course-poursuite spatio-temporelle, la jeune détective tentera l'impossible pour sauver l'héroïne de son roman fétiche.

Aux carrefours des genres et dopée par une imagination jubilatoire, L'Affaire Jane Eyre est une œuvre ébouriffée.


Mon avis :

Voilà un roman comme je les aime : complètement loufoque, bien travaillé et subtile. Thursday Next travaille pour les OpSpecs dans la branche littérature et voit un jour sa vie chamboulée quand on lui demande de l’aide sur une mission périlleuse. 

L’histoire se déroule en Angleterre dans un monde à la fois proche et fort différent du nôtre. L’auteur distille plusieurs petits détails qui marquent la différence entre nos deux mondes. Tellement discrètement que l’on relit les phrases pour être sûr d’avoir bien lu. Bourré de références historiques et littéraires, c’est un vrai bijou pour s’amuser. L’auteur embarque le lecteur dans une aventure grandiose dans un monde un peu fou. Tellement fou qu’il existe des kits pour fabriquer son dodo et même des personnes qui ont des têtes à arrêter les pendules (au sens propre). 

Aventure, enquête, fantastique, voyage, histoire, littérature, humour, voilà tous les ingrédients de ce roman qui se lit tout seul et avec beaucoup de plaisir. C’est le premier tome d’une saga et assurément je lirais la suite. J’ai très envie de découvrir la suite des aventures de Thursday. 

Largo Callahan : Six petites gouttes de sang partie 2 de Michel Robert

  

 

Largo Callahan : Six petites gouttes de sang
partie 2 
de Michel ROBERT 

Éditions Pocket 

Sortie le 8 octobre 2020 
Format poche / 512 pages / Prix 8,95 €



Présentation de l'éditeur : 

Après avoir accepté la dangereuse mission commanditée par la comtesse Di Sforza, l'audacieux Largo Callahan et ses redoutables pistoleros vont-ils réussir à rapporter le mystérieux coffre du Mexique ? Au bout de la piste, deux voies possibles : la mort ou les dollars. Mais des forces obscures, des volutes chamaniques anciennes et ténébreuses occultent la route. Largo devra consentir au pire des pactes s'il veut survivre et avoir une chance de mener à bien sa vengeance.


Mon avis :

On retrouve Largo exactement à l’endroit où on l’avait quitté au cours du tome 1. Avec sa bande de hors-la-loi, il essaie tant bien que mal de terminer la mission confiée par les Italiens. Au cours de cette seconde partie, Largo va accepter une nouvelle aventure qui va l’emmener dans une situation des plus périlleuse. Il aura besoin de toutes les ressources de ses âmes Irlandaise et Apache pour s’en sortir. 

Après la surprise et le plaisir de découvrir ce roman western, j’avoue que ce second tome m’a un peu plus fait lever les yeux au ciel. Plusieurs clichés, trop de fioritures sur le vocabulaire, j’ai pris moins de plaisir que pour la première partie. 
Néanmoins, le roman se lit facilement et je me suis attachée à ce métis et à son fidèle destrier. De plus, je suis curieuse de voir où l’auteur va nous emmener. L’histoire a pris un tournant plus que surprenant depuis les premiers chapitres.  

Dans ce second tome, l’histoire évolue pour poser l’intrigue générale de la saga. Car en effet, je peux dire après avoir lu les deux parties, que tout ceci n’était qu’un premier tome, une introduction à une histoire bien plus vaste. 

J’aurais aimé que ce soit indiqué plus clairement que c’était un premier tome d’une saga et non un one-shot. Si en plus, on prend en compte qu’il n’y avait aucune raison de découper le tome 1 en deux parties, vu que l’histoire est ininterrompue entre les deux livres, j’ai vraiment l’impression que l’objectif est de tirer un maximum d’argent du lecteur et ce n’est pas très agréable…

C’est donc un western sympa, qui se lit bien malgré les descriptions un peu lourdes et les clichés que l’on peut croiser. L’histoire change du tout au tout sur la fin présageant une grande saga d’un genre complètement fantastique. 


samedi 6 février 2021

Tu comprendras quand tu seras plus grande de Virginie Grimaldi

  


Tu comprendras quand tu seras plus grande 
de Virginie Grimaldi 

Éditions Le Livre de Poche 

Sortie le 3 mai 2017 
Format poche / 480 pages / 8,20 €


Présentation de l'éditeur : 

Quand Julia débarque comme psychologue à la maison de retraite Les Tamaris, elle ne croit plus guère au bonheur. Une fois sur place, elle se souvient aussi qu'elle ne déborde pas d'affection pour les personnes âgées. Dire qu'elle a tout plaqué pour se sauver, dans tous les sens du terme.
Mais au fil des jours, la jeune femme découvre que les pensionnaires ont  des choses à lui apprendre. Son quotidien avec des papys farceurs, des mamies fantaisistes et des collègues au cœur brisé lui réserve des surprises qui pourraient bien l’aider à retrouver le sourire. Sans oublier Raphaël, le petit-fils d’une résidente, qui ne lui est pas indifférent…
Une histoire de résilience, d’amour, d’amitiés, un livre plein d’humour et d’humanité, qui donne envie de savourer les petites joies de l’existence.


Mon avis :

Après avoir obtenu un CDD dans une maison de retraite à Biarritz, Julia quitte Paris pour échapper à la tourmente qu’elle vit depuis 6 mois. Elle ne sait pas trop ce qu’elle attend de ce poste, mais elle avait besoin de changer d’air. 

Ce roman fut une vraie belle surprise. J’ai vraiment apprécié l’histoire de Julia et comment l’auteur nous raconte son histoire. Assez triste au départ, l’intrigue va en s’améliorant et on termine le roman avec un sentiment de bien être, et un sourire aux lèvres. L’histoire est belle, elle nous enseigne quelques petites philosophies que l’on pourrait appliquer dans nos vies. On rit, on aimerait connaître ces personnes âgées avec leurs histoires. 

On pourrait croire l’ensemble un peu édulcoré, un joli verni posé sur les maisons de retraite, mais le but n'est pas de les mettre en avant mais bien leurs habitants : ces personnes âgées qui ont été jeunes elles aussi, qui ont vécu des amours, des drames, des joies et qui profitent à présent au maximum de ce que la vie leur apporte.

Les chapitres, courts, oscillent entre tristesse et joie, humour et larmes, mais plus on avance et plus le positif prend le pas. Et c’est vraiment avec beaucoup de plaisir que l’on referme ce roman avec qui on a passé un très bon moment. C’est une belle lecture à découvrir. 





Le jour où les lions mangeront de la salade verte de Raphaëlle Giordano

  


Le jour où les lions mangeront de la salade verte 
de Raphaëlle Giordano

Éditions Pocket 

Sortie le 6 juin 2019 
Format poche / 384 pages / 7,60 €


Présentation de l'éditeur : 

Maximilien Vogue, homme d'affaires puissant et charismatique, ne manque pas d'assurance.
Il est même l'archétype du lion rugissant au caractère bien trempé, prompt à vouloir tout diriger et contrôler. C'est typiquement pour ce profil d'hommes et de femmes que Romane Gardener, piquante trentenaire, a créé son programme de relooking intégral de mentalité. Réveiller la sensibilité, l'écoute et la bienveillance chez ses clients, amener un peu de douceur et d'humanité dans ce monde de brutes, voilà ce qui l'anime ! Lui, si fier, elle, si passionnée... La rencontre entre Maximilien et Romane ne va pas être de tout repos. Une chose est sûre : elle va avoir du fil à retordre... pour son plus grand bonheur !


Mon avis : 

Dans ce roman à deux voix, on suit Romane et Maximilien. Romane gère une entreprise qui permet aux personnes de se libérer de leurs travers “burnés”, c'est-à-dire : l’agressivité, l’excès de contrôle, les préjugés, la jalousie, la suffisance, etc. Tous les sentiments négatifs qui peuvent mettre à mal notre vie et celles des personnes qui nous entourent. Maximilien, lui, va suivre ce programme et cela va chambouler sa vie. 

Je suis assez mitigée sur ce roman. Je sens bien ce qu’a voulu faire l’auteur : sous le couvert d’une romance mignonne, passer des messages et conseiller les personnes sur du développement personnel. Cependant, j’ai trouvé que c’était mal fait, un peu branlant. La mayonnaise ne monte pas. La romance est sympa. Le développement personnel est intéressant. Mais les deux ensemble dans ce roman, ça ne colle pas. L’idée pourtant était plutôt bonne. 

Les personnages, eux, sont peu attachants. Maximilien paraît finalement trop parfait, Romane nous fatigue par son manque de confiance en elle répété. 
Malgré cela, le roman se lit vite, chacun peut y trouver ce qu’il veut, des conseils pour le développement personnel, de la distraction avec la romance. Je suis contente d’avoir testé un roman de l’auteur, mais je doute d’en relire un jour. 



Mariage (en douce) à l'italienne de Meg Cabot

  


Mariage (en douce) à l'italienne 
de Meg Cabot 

Éditions Marabout 

Sortie le 14 février 2007 
Format broché / 312 pages


Présentation de l'éditeur : 

Jane accompagne un couple d'amis, Holly et Mark, qui ont décidé de partir se marier en douce en Italie car leurs parents respectifs sont hostiles à leur union. Elle décide de tenir un carnet de voyage? Le garçon d'honneur Cal, qui fait aussi partie de l'équipée, fait de même. C'est au travers de leurs écrits, et d'échanges de mails avec leurs proches restés aux Etats-Unis, que nous allons suivre les péripéties du voyage de ces deux couples américains en Europe. Une comédie rondement menée.


Mon avis : 

C’est le troisième tome de la saga des garçons de Meg Cabot. On suit Jane Harris, illustratrice pour le New York journal. Ce tome est un peu différent des précédents puisqu’il ne se passe pas à New York, mais en Italie, dans la région des Marches. Jane accompagne sa meilleure amie Holly pour être sa témoin  à son mariage secret. Le voyage compte 4 personnes : Jane la témoin, Holly la future mariée, Mark le futur marié et Cal le témoin du marié. 

Fidèle à la saga, le roman est toujours épistolaire, mais du fait que le cadre est différent, l’auteur a varié les supports. Ici, les emails côtoient les journaux intimes, les annonces et les menus. Encore une fois, Meg Cabot nous offre quelques clins d'œil aux personnages des tomes précédents pour nous donner de façon indirecte de leurs nouvelles. 
La romance est mignonne même si ce n’est pas ma préférée. On se déplace en Italie avec les décors et la nourriture. Cela offre au lecteur un peu de voyage et de détente. 
Dynamique, amusant, prenant, ce roman se lit encore tout seul. Un petit bonheur pour se détendre.

Embrouilles à Manhattan de Meg Cabot

 



Embrouilles à Manhattan
de Meg Cabot

Éditions Marabout

Sortie le 30 janvier 2008
Format broché / 384 pages / Prix 2,98 €



Présentation de l'éditeur :

Chargée des ressources humaines dans un grand journal, Kate doit renvoyer la responsable de la cafétéria. L'affaire atterrit dans les mains d'un bel avocat, Mitchell Hertzog, dont Kate va tomber amoureuse. Des liens qui ne simplifieront guère la romance !

Mon avis :

Second tome de la saga des garçons de Meg Cabot. Kathleen travaille au service des ressources humaines du New York journal. Après une formation en psychologie, elle travaille depuis peu à ce poste. Suite à un conflit entre l’avocat, Stuart Hertzog, représentant le journal, et la cuisinière du journal, Mme Lopez,  Kate se retrouve à devoir la licencier. En plus de créer un grand tollé (Mme Lopez remplissait les ventres du journal avec des gourmandises sucrées à se damner), Kate se retrouve en ligne de mire d’une accusation pour licenciement abusif. Stuart Herzgog ne pouvant prendre l’affaire, étant directement impliqué, il demande à son frère de s’en occuper. 

Encore une comédie romantique réussie pour Meg Cabot. En plus des emails, ce roman ajoute des échanges de messagerie en ligne, des petites annonces et messages sur répondeur. L’auteur a encore fait un travail du tonnerre en jouant sur le texte, mais aussi le cadre avec les pseudos, les objets, les adresses emails, c’est un vrai régal. 

L’intrigue est prenante et mignonne. Le roman se lit tout seul et on passe un excellent moment avec les employés du New York Journal. On a quelques clins d'œil aux personnages du premier tome et on apprécie de voir ce qu’ils deviennent. Encore une fois, le lecteur en arrive à vouloir aller travailler là-bas, avec ces personnages attachants, marrants et humains. 
Encore un succès pour Meg Cabot qui nous offre un roman parfait pour la détente et le rire. 

Melissa et son voisin de Meg Cabot

  


Melissa et son voisin 
de Meg Cabot 

Éditions Le Livre de Poche 

Sortie le 21 février 2007 
Format poche / 384 pages 


Présentation de l'éditeur : 

Célibataire, Melissa tient la rubrique des potins d’un quotidien new-yorkais. Lorsque sa voisine de palier est agressée et se retrouve à l’hôpital, Melissa lui propose de veiller sur son trois-pièces et sur son danois. Vite débordée par l’animal, elle appelle à la rescousse le neveu de sa voisine qui promet d’occuper l’appartement. Mais celui-ci se fait remplacer par un ami, un jeune homme qui tient la rubrique « people » du quotidien concurrent. Entre Melissa et son voisin, la guerre est déclarée...


Mon avis :

Premier tome de sa saga des garçons, on suit à travers des échanges d’emails les tribulations des employés du New York Journal. Ici, Mélissa, employée dans la rubrique people du journal, va se retrouver à devoir s’occuper des animaux de sa voisine âgée hospitalisée. Malheureusement, jonglant entre les animaux et son travail, Mélissa se retrouve vite débordée et en vient à joindre le neveu de sa voisine pour qu’il l’aide. Ce dernier, sur le point de partir en vacances avec un mannequin, arrive à convaincre un ancien ami de fac de se faire passer pour lui et s’occuper des affaires de sa tante. 

C’est une comédie romantique par excellence. Le ton reste léger et amusant tout le long du récit. Des quiproquos et autres scènes amusantes agrémentent le récit. Le fait que ce ne sont que des emails rend la lecture très dynamique et prenante. L’auteur joue sur tout : les adresses emails, les objets, les messages. Elle maîtrise les codes et s’amuse avec. On aimerait travailler dans ce journal et pouvoir être mis dans les chaînes d’emails ou avoir le dernier ragots aux toilettes. 

C’est une lecture géniale pour se détendre, rire, passer un bon moment, rêver d’avoir les mêmes collègues et pouvoir échanger plein de messages toute la journée. À dévorer sans modération !

mardi 26 janvier 2021

Les vrais amis ne s'embrassent pas sous la neige de Juliette Bonte

  


Les vrais amis ne s'embrassent pas sous la neige
de Juliette Bonte 

Editions Harlequin 

Sortie le 31er octobre 2018 
Format poche / 368 pages / Prix 6,90 €

 

Présentation de l'éditeur : 

Dès leur première rencontre, une complicité naturelle les relie.
Dès leur premier fou rire, leur amitié devient une évidence.
Mais, lorsque le désir s’immisce entre eux, tout se complique…
 
Depuis qu’elle a menacé Luke avec une fourchette lors de leur première rencontre – épique –, Allison le considère très naturellement comme son meilleur ami. Il aime se moquer de son obsession pour les cookies maison et de sa façon de manger les hot-dogs  ; elle adore l’écouter parler d’architecture et le remettre à sa place. Mais plus ils passent du temps ensemble, et plus Allison prend conscience que Luke est bien plus qu’un ami… À ses côtés, elle découvre de nouveaux sentiments, plus intenses, plus troublants. Des sentiments qu’elle ne devrait pas éprouver. Car Luke est le seul homme qu’elle n’a pas le droit d’aimer.

Mon avis :  

Allison vit et travaille dans un coffee shop à New-York. En couple depuis un an, son petit ami Carl lui propose de venir vivre avec lui. Le soir de son emménagement, Allison rencontre, de manière peu orthodoxe, Luke, le meilleur ami et associé de Carl. C’est alors qu’une amitié (et peut-être plus) va naître entre eux. 

Le couple principal est l’image parfaite d’une comédie romantique. La jeune fille mignonne (mais qui n’en a pas vraiment conscience), gentille et qui a une bonne descente (l’alcool, c’est la vie). Le mec canon, coureur de jupon, charmant mais qui ne veut pas tomber amoureux. Pour contrebalancer ce duo, on retrouve leur couple d’amis loufoques, bruyants et vulgaires qui apporte un peu d’originalité à l’ensemble. 
C’est une lecture légère et agréable, petite comédie romantique charmante où on apprécie de voir les échanges entre les deux protagonistes. Humour et dialogues savoureux, le roman se lit tout seul. Cependant, j’ai moyennement apprécié le drame final qui n’ajoute rien au roman et qui semble n’être là que pour faire du sensationnel. 

C’est donc une lecture sympa et distrayante, parfaite pour se changer les idées





mercredi 20 janvier 2021

L'incivilité des fantômes de Rivers Solomon

  


L'incivilité des fantômes 
de Rivers Solomon 

Éditions J'ai lu 

Sortie le 26 août 2020 
Format poche / 480 pages / 8,90 €


Présentation de l'éditeur : 

La Terre est devenue si inhabitable que les humains ont dû la quitter à bord d'un vaisseau-monde en quête d'un nouveau foyer, qu'ils n'atteindront qu'au terme d'un voyage millénaire. Plusieurs générations se sont écoulées depuis le départ, et le passé est devenu mythologie, le futur, une fable. Parce qu'Aster est noire, elle est reléguée dans les cales du vaisseau et se voit confier, comme à ses congénères, les tâches les plus ingrates. L'hostilité et la violence des riches Blancs lui pèsent chaque jour un peu plus. Lorsque l'un d'eux se met à la persécuter, elle sait que son destin est scellé. Car elle ne baissera plus jamais les yeux.

Mon avis :

Cela fait plus de 300 ans que les humains ont quitté une Terre en ruine et inhabitable, ils vivent désormais sur un vaisseau spatial en quête d’une nouvelle planète pouvant les accueillir.
Sur ce vaisseau la discrimination fait rage, et les castes sociales se mesurent en fonction du pont sur lequel vous vivez et de votre couleur de peau. Nous suivons Aster, jeune femme à la peau noire, vivant sur les bas-ponts. Héroïne incroyable de par son intelligence et sa différence, elle nous entraîne dans un monde régressif, qui fait froid dans le dos. 

L’histoire est passionnante et le lecteur est entraîné dans cet univers futuriste dramatique. Action, drame, politique, flashback, on ne s'ennuie pas une seconde au cours de la lecture. Mais la vraie force de ce récit est Aster. Aster est la voix principale de ce roman. C’est un personnage attachant, passionnant, brillant. Sa voix, sa façon de penser et d’aborder les choses de manière très littérale donnent un ton apaisant au récit. Un ton inébranlable, un ton qui défie le monde. C’est une héroïne comme on en voit rarement, mais assurément, elle restera dans les mémoires par son exceptionnalité. 

Le roman se lit tout seul, et l’auteur, à travers ses écrits, parle de racisme, de politique, d’autisme, de transgenre, d’écologie, de famille, d’amour... Jamais elle ne met des mots dessus et pourtant on ne peut pas les rater. C’est très bien écrit et très bien abordé. Et cela prend encore un sens plus profond quand on sait que l’auteur, River Solomon, se définit comme transgenre et non binaire. 

Ce livre bouleverse et transporte le lecteur dans un univers qui fait écho à notre passé et notre présent mais, espérons-le, pas à notre futur.

dimanche 13 décembre 2020

A Hidden Legacy, tome 4 Sapphire Flames de Ilona Andrews (Saga Dynastie)

 


A Hidden Legacy
Tome 4 Sapphire Flames
de Ilona Andrews 
(Saga Dynastie)



Éditions Avon Impulse 

Sortie le 27 août 2019
Format poche / 400 pages / Prix 8.49 €


Présentation de l'éditeur : 

In a world where magic is the key to power and wealth, Catalina Baylor is a Prime, the highest rank of magic user, and the Head of her House. Catalina has always been afraid to use her unique powers, but when her friend’s mother and sister are murdered, Catalina risks her reputation and safety to unravel the mystery.

But behind the scenes powerful forces are at work, and one of them is Alessandro Sagredo, the Italian Prime who was once Catalina’s teenage crush. Dangerous and unpredictable, Alessandro’s true motives are unclear, but he’s drawn to Catalina like a moth to a flame.

To help her friend, Catalina must test the limits of her extraordinary powers, but doing so may cost her both her House–and her heart.


Mon avis : 

On se retrouve 3 ans après les précédents tomes. Beaucoup de choses se sont produites et on redécouvre la famille à l’aube de la fin de sa période de protection en tant que maison émergente. 
Catalina a beaucoup évolué. Sous l’aile de la mère de Connor, elle est devenue une femme qui sait ce qu’elle fait, efficace et dévouée à son statut et emploi. 
Elle se retrouve impliquée dans une enquête dont personne ne veut afin d’aider quelqu’un qu’elle pourrait considérer comme une amie, Runa, que l’on a découverte dans la nouvelle du mariage de Nevada et Connor.  
Cette enquête va mettre sur son chemin Alessandro Sagredo, le fameux antistasi qui fait totalement fondre Catalina depuis des années et qui lui a fait passer les épreuves pour être déclaré Majeur lors de la création de leur maison. 

Bien que l’on ne croise ni Nevada ni Connor, ce tome est passionnant et il est très intéressant de découvrir cette nouvelle Catalina, plus sûre d’elle, plus directe et moins froussarde. Très différente de sa sœur, elle n’en demeure pas moins très captivante et on passe de bons moments en sa compagnie. 

L’intrigue est intéressante et, à travers elle, on va en apprendre beaucoup sur ces trois dernières années mais aussi sur le bel italien Alessandro. 

L’écriture est toujours aussi fluide, aussi passionnante. Les auteurs nous entraînent dans une nouvelle aventure de la famille Baylor, on s’attache encore plus aux personnages. On redécouvre Léon et Arabella, on adore grand-mère Frida, on guette les informations sur Nevada et Connor, le livre se dévore tout seul.